François de Coninck

  • Accessible à toute personne que l'abord de la folie intéresse, ce livre est le récit d'une expérience de communauté thérapeutique (pour adultes le plus souvent psychotiques), s'inspirant de quelques principes essentiels de la psychothérapie institutionnelle. Il vise à en défendre la pertinence et l'actualité, à contre-courant de la psychiatrie actuelle, dominée par le savoir de la biologie et des techniques comportementales et cognitivistes. Sans récuser l'apport du savoir scientifique quand il est rigoureux, ce témoignage fait valoir que toute approche de la folie est vaine si elle ne donne pas réellement, c'est-à-dire au sein même du dispositif de soins, une place à d'autres dimensions humaines telles que l'incomplétude, le temps, la parole, l'inattendu, l'angoisse, le risque, la responsabilité, certaines transgressions...
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  • Les fantasmes qui nous hantent n'attendent pas pour conduire nos actions que nous y consentions.

    Ils n'attendent pas après le langage (qui n'envahit la tête que vingt-sept mois après notre conception, que dix-huit mois après notre naissance, qui nous quitte chaque nuit, avant de nous abandonner complètement dans la mort).

    Les fantasmes déterminent les jours, les rencontres, les heures, les gestes. Ils les contraignent. Ils présagent en silence. Ils s'imposent à nos mains, à nos voix tout à coup. Les nuits s'imposent à nos jours.

    P. Quignard

  • Esprit un lendemain de Noël, peu après la dissipation des brumes familiales, dans l'effervescence propre aux nouveaux départs et aux cachets d'aspirine. Mû par un désir d'inverser la vapeur (céleste) et de redescendre sur terre : le nez par terre et les pieds dans le ruisseau, mais en relevant la tête entre deux averses, pour prendre des photographies du ciel bruxellois, wallon et flamand, à partir de lieux emblématiques d'une autre Belgique que celle qui nous dévoile ses charmes lointains sous un ciel sans nuages.

  • Nous appelons à une vision élargie à l'ensemble de la planète et au long terme, qui considère que le droit à la vie oblige absolument. La beauté qui oblige ne se limite pas à la beauté de la nature, mais décrit bien plus encore la beauté des actions visant à la sauver. La beauté en question est la beauté dite morale dont relève notre responsabilité de protéger.

    Aussi, nous proposons la dignité à titre de nouveau paradigme pour penser, orienter et imprégner les actions visant à préserver les écosystèmes mondiaux et à assainir les relations humaines concernées, car la dignité est la cause la plus fondamentale de toute action d'aide et parce que le respect de «?la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine?», telle qu'elle est énoncée dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, appelle au respect de notre oikos («?habitat?») auquel renvoie le mot «?écologie?», bref de notre «?maison commune?».

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