Evgueni Zamiatine

  • Nous

    Evgueni Zamiatine

    Dans une société assujettie au bonheur infaillible et obligatoire, alors que la "dernière" de toutes les révolutions possibles a eu lieu, les hommes, sous une cité de verre dans laquelle chaque geste est contrôlé, sont devenus des "Numéros". Ceux-ci paient de leur vie le moindre écart à l'ordre établi contre lequel, malgré tout, une poignée de dissidents va s'insurger. D-503 y tient un journal à la gloire de ce monde aseptisé et y consigne les débuts d'une insurrection qui va peu à peu le transformer. Anti-utopie prophétique qui anticipe toutes les glaciations du XXe siècle, «Nous» est considéré comme le premier chef-d'oeuvre de science-fiction, celui qui inspirera «1984 »de George Orwell et «Le Meilleur des mondes» d'Aldous Huxley. Cette nouvelle traduction vise à faire entendre, dans les mots, cet appel tragique : on a toujours raison de se révolter.

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  • Le Fléau de Dieu est un roman sur la jeunesse d'Attila. Otage de l'empereur romain Flavius Honorius, ce Barbare, ce garçon à l'état de nature, sauvage et indomptable, observe l'empire corrompu et forge son caractère en opposition à cette société mourante. Le récit adopte le point de vue de deux personnages : d'un côté Attila, qui regarde la civilisation décadente de l'Empire ; de l'autre l'historien byzantin Priscus Panita, qui observe ce même pourrissement. Tout le roman est tissé de métaphores : la terre hurle « comme une femme qui sent déjà son ventre enflé prêt à projeter dans le monde des êtres nouveaux », Attila a des cheveux « comme des cornes » qui balaieront l'ancien monde. Ce récit constitue un véritable manifeste du mouvement scythe qui considère la révolution russe de 1917 comme un élan messianique, comme une union spirituelle néo-chrétienne, socialiste et révolutionnaire opposée à la pensée bourgeoise et au nouveau pouvoir soviétique.

  • L'inondation

    Evgueni Zamiatine

    • Sillage
    • 11 Avril 2013

    Dans le Saint-Pétersbourg des années 1920, Sofia et Trofim, couple sans enfant, voient leur union se fissurer peu à peu. Sofia décide d'adopter une jeune orpheline du voisinage, Ganka. Ce qui devait préserver son mariage va amener la catastrophe : Trofim cède au charme de l'adolescente. Anéantie, Sofia s'enferme dans le mutisme. Les eaux de la Neva commencent à monter.

    Evgueni Zamiatine (1884-1937) est une des grandes figures des lettres russes de l'entre-deux-guerres. Auteur de Nous autres, contre-utopie qui inspirera le 1984 d'Orwell, il accueille favorablement la Révolution de 1917, avant de déchanter. Victime de la censure, fustigeant sans relâche la docilité de certains de ses confrères, il prend le chemin de l'exil en 1931. Il meurt à Paris en 1937.

  • La Caverne est un récit assez court qui existe dans d'autres traductions, l'une difficilement trouvable, (à l'Age d'Homme, trad. M-C. Masson-Beauchet et J. Catteau, 1989), l'autre épuisée (chez Solin et en point-Seuil par A. Markowicz, 1989 et 1991).
    Or il s'agit d'un texte magnifique d'un grand auteur. D'autant que pour la première fois, nous proposons aussi la traduction de la pièce que Zamiatine a écrite sur le même thème, jamais traduite à notre connaissance.
    Pendant la guerre civile, au plus fort de l'hiver, les gens tentent de survivre à Pétrograd dans des conditions qui rappellent la vie des hommes des cavernes (d'où le titre). Un intellectuel dont la femme est en train de mourir de faim et de froid au fond d'un appartement transformé en grotte glacée est tourmenté par un dilemme : pour réconforter sa femme, va-t-il se résoudre à contrevenir à tous les principes qui lui ont été inculqués et voler des bûches chez un voisin ?

    "Des glaciers, des mammouths, des déserts. Des rochers de nuit, noirs, qui ressemblent vaguement à des immeubles ; à l'intérieur des rochers, des cavernes. Et nul ne sait ce qui barrit la nuit sur le sentier de pierres entre les rochers, ce qui, en flairant le sentier, soulève de son souffle une poussière de neige blanche ;
    C'est peut-être un mammouth à la trompe grise ; c'est peut-être le vent ; ou peut-être le vent est-il le barrissement glacé d'un mammouth mammouthissime. Une chose est sûre : c'est l'hiver. Et il faut serrer les dents le plus fort possible pour qu'elles ne claquent pas ; et il faut débiter le bois avec une hache de pierre ; et, chaque nuit, il faut transporter son feu de caverne en caverne, de plus en plus profondément ; et il faut enrouler autour de soi de plus en plus de peaux de bêtes à fourrure."

  • Province

    Evgueni Zamiatine

    • Sillage
    • 25 Novembre 2013

    Baryba est un cancre, une brute Žpaisse. JetŽ ˆ la rue par son pre, il vit de chapardages, avant d'tre recueilli par une riche veuve qui l'apprŽcie essentiellement pour ses capacitŽs physiques. Bon an mal an, il fera son chemin dans le monde, en s'appuyant sur sa sottise, sa cupiditŽ et son absence ˆ peu prs totale de scrupules, comprenant ˆ travers une sorte de brouillard que renoncer ˆ toute dignitŽ trouve fort logiquement son prix.

    Evgueni Zamiatine (1884-1937) est une des grandes figures des lettres russes de lÕentre-deux-guerres. Auteur de Nous autres, contre-utopie qui inspirera le 1984 dÕOrwell, il accueille favorablement la RŽvolution de 1917, avant de dŽchanter. Victime de la censure, fustigeant sans rel‰che la docilitŽ de certains de ses confrres, il prend le chemin de lÕexil en 1931. Il meurt ˆ Paris en 1937.

  • Ce petit livre contient deux essais extrêmement vivants consacrés à la création, dans lesquels Zamiatine tente de décrire les processus de la création artistique, et plus particulièrement de la création littéraire.

    Evguéni Zamiatine (1884-1937) est un écrivain qui joua un rôle majeur dans la vie littéraire en Russie dans les années 1910-1920. En butte à la censure tsariste, il fut d'abord, comme la plupart des intellectuels, très favorable à la révolution. Reconnu d'emblée comme un grand prosateur, il collabora à des revues, donna des conférences sur la technique de la prose et anima des ateliers d'écriture. Mais très vite, il se rebella contre la politisation de la littérature. En 1929, il fut victime de violentes attaques en raison de la publication en Occident de son roman Nous autres (une oeuvre de la même veine que Le Meilleur des mondes et 1984, dénonçant la mainmise de l'Etat sur la vie des hommes). Ne pouvant plus publier en URSS, il demanda à Staline l'autorisation d'émigrer. Il quitta son pays en 1931, et vécut à Paris où il mourut en 1937.

    " Mes enfants, ce sont mes livres - je n'en ai pas d'autres.
    " Il y a des livres qui ont la même composition chimique que la dynamite. La seule différence, c'est qu'un bâton de dynamite explose une fois, et un livre des milliers de fois.
    " L'homme a cessé d'être un singe, il a surpassé le singe le jour où a été écrit le premier livre. Le singe ne l'a toujours pas oublié : essayez donc de lui donner un livre, il va aussitôt le mordiller, le déchirer, le souiller. "

  • Les deux récits présentés ici, Au diable vauvert (1914) et Alatyr (1915), offrent le tableau d'une Russie provinciale, burlesque et colorée, à la veille du cataclysme de la Première Guerre mondiale pour l'un, et de l'apocalypse révolutionnaire pour l'autre. Historiquement daté - les allusions à l'Alliance franco-russe permettent d'en situer l'action entre 1892 et 1914 -, Au diable vauvert est dépourvu d'indications topographiques précises. Il évoque le quotidien d'un détachement militaire quelque part aux environs de la frontière chinoise, du côté de la mer du Japon, en un lieu accessible uniquement par la mer. La Censure devait interpréter ce récit comme une " image profondément insultante des officiers russes ". Alatyr, ville inventée dont le nom est aussi celui de la pierre légendaire des contes russes, vient compléter l'exploration imaginaire de l'ancienne Russie effectuée par l'auteur. Paradis originel qui, bien souvent, s'apparente à un enfer, la cité d'Alatyr est peuplée de bêtes craintives ou sauvages. La Censure reprochera à Zamiatine d'y avoir campé des personnages " qui n'ont pas figure humaine ". Evgueni Zamiatine est perçu par nombre de ses contemporains, dès la parution de ses premiers récits, comme un nouveau Gogol, ce qui ne doit rien au hasard. En effet, à travers les plaisanteries grasses des soldats d'Au diable vauvert ou les rêves des jeunes filles d'Alatyr, Zamiatine fait rire, de même que Gogol dans Les Ames mortes. Mais l'auteur qui, de son propre aveu, souffre d'hérésie chronique et tient la vie pour une tragédie, rappelle à la fin de chaque récit que son rire est avant tout une politesse du désespoir.

  • Russie

    Evgueni Zamiatine

  • Seul

    Evgueni Zamiatine

    • Rivages
    • 1 Mars 1990

    Seul est la première nouvelle de zamiatine, écrite en 1907 alors qu'il finissait ses études d'ingénieur de construction navale.
    D'un style résolument moderne, qui annonce l'extraordinaire explosion littéraire que suscitera pour quelques années la révolution, l'auteur y démontre une superbe maîtrise dans l'expression de la douleur et de l'angoisse intérieure qu'elle développe, supprimant toute la réalité objective du monde qui n'est plus perçue qu'à travers des projections d'une conscience tourmentée.

  • L´inondation, Émile Zola, 1882. Inspiré par les crues exceptionnelles de la Garonne lors de l´été 1875, le récit de Zola dépeint ce déluge sous la forme d´une tragédie à une seule voix, celle d´un survivant qui se remémore la catastrophe dans ses moindres détails. Les eaux sont cruelles et n´épargnent personne. L´inondation, Evgueni Zamiatine, 1929. Traduit du russe par Hélène Henry. N´arrivant pas à avoir d´enfant, Sophia convainc son mari Trophime d´adopter Ganka, dont le père vient de mourir. Mais l´arrivée de la jeune adolescente bouleverse Trophime et la vie du couple. Le sentiment de jalousie que Sophia laisse bouillonner en elle va déferler comme la Neva dont les eaux montent, montent. Vous pouvez poser vos doigts mouillés sur mes pages, m´inonder de larmes, me lire dans le bain, à la plage ou à la piscine. Ce livre conçu en papier minéral résiste à l´eau.

  • ATILLA KNIGA #2

    ZAMIATINE EVGUENI

    • Lamiroy
    • 11 Février 2021
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