Clara Royer

  • La première biographie du Prix Nobel de littérature de 2002, dont l'oeuvre complète est publiée chez Actes Sud.
    La naissance de l'écrivain Imre Kertész, la difficulté de devenir l'intellectuel et l'auteur qu'il souhaite être, la déportation qui le poursuit et ne le lâche jamais, son rapport à la Hongrie et à l'Allemagne, les doutes, la consécration - Clara Royer écrit une biographie de l'artiste Imre Kertész mais aussi de l'homme de son temps, du fils et de l'amant. Très complet, porté par une belle force narrative, cet essai empreint de respect ne verse jamais dans l'hagiographie. Fondée sur une vingtaine d'entretiens menés en hongrois par Clara Royer en 2013-2016, jusqu'au décès de l'écrivain, cette biographie utilise aussi des sources totalement inédites : Kertész a mis à disposition de l'auteur ses archives privées, et l'a autorisée à consulter ses archives à l'Académie des arts de Berlin.

  • "Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive.
    Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme.
    Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.

  • Née dans ce qui était alors le royaume de Hongrie et écrivant dans les divers territoires constitués par le traité de paix de Trianon (1920), toute une génération d'auteurs juifs, fauchée par la Shoah, fut aux prises avec une " question juive " qui jetait le doute sur leur authenticité d'hommes et d'écrivains. Au coeur même des exils intérieurs imposés par la montée des fascismes, ces hommes, piégés par la hantise identitaire qui travaillait alors cette partie de l'Europe, éprouvés autant qu'inspirés par la " mélancolie de l'inappartenance " (K. Pap), se frayèrent une voie vers un " royaume " symbolique : celui, inaliénable, de la " Littérature ".

  • Dans le sillage du vingtième anniversaire des années 1989-1991, cet ouvrage vise à dresser un bilan de l'évolution de ces littératures qui ont été bouleversées par la chute du régime communiste en Europe. Sa méthode interdisciplinaire, alliant la sociologie de la vie littéraire à l'analyse esthétique, permet d'éclairer le lien entre la transition géopolitique et les enjeux socio-culturels, thématiques et esthétiques des littératures post-communistes. La mise à bas du système communiste a entraîné un bouleversement du statut de l'écrivain, désormais acteur du marché du livre mondial. Or, les littératures de ces trois aires habituellement décrites comme Europe centrale, Europe orientale et Europe balkanique entretiennent de nombreuses complicités esthétiques et solidarités thématiques. Les études réunies dans le présent volume prennent soin d'en éclairer les ruptures et les continuités, tout en montrant les passerelles qui unissent ces trois espaces. Aux études présentées ici répondent sept traductions inédites de textes littéraires, qui permettent d'allier la réflexion théorique au plaisir de la lecture. L'ouvrage que le lecteur tient entre ses mains est issu de trois rencontres entre historiens de la littérature, écrivains, traducteurs et historiens, qui ont eu lieu en 2010 et 2011.

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