Odile Jacob

  • La monnaie traditionnelle est-elle vouée à disparaître ?
    Les innovations en matière monétaire nous donnent le vertige : diversification des moyens de paiement avec les applications sur Internet et le mobile, apparition des monnaies digitales comme la libra ou de crypto-actifs comme le bitcoin, banalisation des monnaies locales... Comment s'y retrouver entre toutes ces monnaies ?
    Qu'est-ce qui différencie les monnaies digitales des monnaies électroniques ? Quid des monnaies de banque centrale ?
    Au-delà des aspects technologiques, quel est le rôle fondamental de la monnaie ?
    Celui-ci est-il menacé lorsque des acteurs privés cherchent à développer leur propre monnaie ?

    Ce livre veut démontrer que la monnaie est un bien public et que l'accès à la monnaie est une dimension fondamentale de la dignité humaine.
    À ce titre, la monnaie joue un rôle important tant pour les équilibres géopolitiques que pour le verdissement de la finance et la transition écologique des territoires.
    Ce livre y répond et nous explique pourquoi et comment.

  • Nous vivons une révolution sans précédent mais qui en a conscience ? Bientôt l'homme disposera, grâce au soleil, d'une ressource énergétique quasi inépuisable et presque gratuite.La révolution du solaire est en marche. Pourtant, et ce livre le montre amplement, elle risque de produire ses effets partout sauf en France.Au-delà d'un discours de façade, tout est en effet mis en oeuvre pour que rien ne change dans notre pays. Désireuse de poursuivre à n'importe quel prix l'aventure nucléaire, EDF contribue largement au statu quo. En outre, une certaine conception de l'écologie, rétrograde, est devenue l'alliée inattendue de la filière atomique.Ce livre est un plaidoyer raisonné pour un autre futur. L'humanité est en passe de devenir la régulatrice de son environnement. En dépassant le vieux conflit entre écologie et économie, une nouvelle voie se dessine. C'est un changement de civilisation qui s'annonce.

  • Mesurer, c'est gouverner. Les indicateurs qui servent de boussoles aux politiques économiques sont de la première importance. Au-delà du PIB et des indicateurs traditionnels, il existe désormais des indicateurs centrés sur le bien-être et sur la préservation de l'environnement. L'objectif de ce livre est de rendre compte de ce foisonnement pour ne retenir que les indicateurs les plus robustes, capables de nous éclairer sur la richesse et la complexité des sociétés contemporaines.

  • Une malheureuse grenouille mise à cuire dans une marmite tolère une élévation régulière de la température de l'eau, alors qu'un ébouillantement brutal la ferait réagir aussitôt. De même, le réchauffement climatique est insidieux : il n'est perceptible qu'à l'échelle de la décennie, voire du siècle, n'implique aucune décision urgente et, de fait, est régulièrement repoussé sur l'agenda des politiques dont l'horizon excède rarement quelques années.

    Or, dans le domaine de l'environnement, le délai entre l'action et son impact est au minimum de cinquante ans. Seul un point de vue éthique et anthropologique prenant en compte la survie de l'espèce humaine pourrait résoudre le dilemme, mais en tant qu'Homo oeconomicus nous sommes des individus calculateurs agissant par intérêt personnel, et pour lesquels l'environnement est une ressource infinie et gratuite. Dans le jeu économique ordinaire, il n'y a pas de « taux d'intérêt écologique », comme le montre l'inéluctable disparition, sous l'effet des lois économiques, des ressources halieutiques.

    C'est donc à une conception plus large de l'humanité et à un renouveau de l'éthique que nous convie l'auteur, à défaut de voir l'espèce humaine, victime de la pensée économique, partager le triste sort de la morue, du thon rouge... et de la grenouille.

  • Le rayonnement international de l'école française de prospective n'est plus à démontrer ; depuis sa création, cette indiscipline intellectuelle a connu un essor intensif dans les organisations, tant en France qu'à l'international. En élargissant son champ de la stratégie au développement durable, son essor marque aujour-d'hui une nouvelle étape, sans pour autant oublier sa mission d'origine : « Éclairer l'action présente à la lumière des futurs possibles et souhaitables. » À l'occasion du passage de témoin entre les chaires de prospective stratégique et de développement durable au sein du Conservatoire national des arts et métiers, cet ouvrage collectif poursuit quatre objectifs : faire le bilan de quarante ans de pratique de prospective, approfondir certains fondements, montrer l'actualité des méthodes et esquisser quelques pistes pour l'avenir. Sous la direction de Philippe Durance, il rassemble les contributions de près de vingt-cinq spécialistes reconnus.

  • Cette étude de prospective économique mondiale présente la Chine et l'Inde mais aussi l'Afrique, entraînée dans la croissance des deux autres, comme les trois pôles les plus importants de l'économie à l'horizon 2050.

  • Plus que jamais nécessaire et possible une profonde réforme. On ne peut plus se contenter d'une « mise à plat » aux contours flous ou de quelques « replâtrages » de détail. Car, depuis des années, la pression fiscale n'a cessé d'augmenter, alors que les déficits publics se creusent et que les défauts du système ne font que s'aggraver. Or la croissance continuelle des prélèvements obligatoires et leur caractère de plus en plus arbitraire représentent la cause majeure des défaillances de notre économie et de la persistance du chômage.
    Allons-nous enfin prendre conscience que nous ne pourrons pas renouer avec la croissance si nous continuons à faire l'impasse sur l'adoption d'une politique fiscale radicalement différente ? Allonsnous enfin oser la réforme novatrice, fondée sur une conception cohérente de l'activité humaine, qui seule permettra au pays de se relever ?
    Progressivité de l'impôt sur le revenu, ISF, impôt sur les successions, fiscalité des entreprises, taxation du capital, financement de la protection sociale : sur toutes ces questions qui font plus que jamais débat, Pascal Salin livre, avec sa clarté et sa rigueur habituelles, une vision audacieuse pour en finir avec les « réformettes » électoralistes et les « mesurettes » qui prennent aux uns pour donner aux autres.

  • ?Pour la première fois, avec cet ouvrage, le monopole monétaire des banques et les déséquilibres qu'il engendre sont analysés et dénoncés : amplification des effets cycliques et de l'instabilité financière, concentration de la richesse, dévaluation du capital social, pensée économique réflexe et mimétique privilégiant le court terme, etc. À contre-courant des idées dominantes et pour contrer les effets ravageurs du système monétaire actuel, une voie profondément originale est ici proposée : briser le monopole des banques et généraliser un instrument déjà existant mais encore trop peu utilisé - les monnaies complémentaires -, ce qui permettrait enfin de rétribuer et d'encourager la solidarité, de favoriser la protection de l'environnement ainsi que la santé de tous. Un appel salubre et opportun au débat et à la réflexion ! Bernard Lietaer, professeur de finance internationale et spécialiste des questions monétaires, a été l'un des architectes de l'ECU, le mécanisme de convergence à l'origine de la monnaie européenne. Christian Arnsperger est professeur d'économie à l'Université catholique de Louvain. Sally Goerner est diplômée en ingénierie, physique des systèmes et psychologie. Ses travaux portent sur l'intégration de la complexité aux sciences humaines. Stefan Brunnhuber est vice-président de l'Institut européen de médecine et professeur invité de nombreuses universités. Le Chapitre européen du Club de Rome est un think tank international, affilié au Club de Rome. Sa vocation est de lancer des passerelles entre les institutions de l'Union européenne et le Club de Rome. Il entend servir de forum de réflexion sur le développement durable en Europe et à l'échelle planétaire.

  • En cette période de reprise encore incertaine, il est nécessaire de rétablir la confiance dans l économie qui a été tant mise à mal. Des voies nouvelles doivent être ouvertes car notre système économique est perfectible.Or c est dans l entreprise que réside la création de valeurs, que se joue la croissance et la prospérité pour la société. A condition toutefois de l inscrire dans des logiques de long terme et en ne perdant jamais de vue que ce sont des femmes et des hommes qui, par leur travail, sont le moteur réel de toute création de richesse.Plaider pour que le retour de la croissance ne s accompagne pas d un retour à de mauvaises habitudes et à de fausses valeurs, mais soit l occasion de replacer l homme au centre de l entreprise et d agir pour le long terme : tel est l objectif de cet essai émanant d un collectif de chefs d entreprise se définissant comme des « praticiens humanistes ». Plus qu une grille de solutions, l ouverture d un débat.

  • Désormais, le travail de l'économiste, qu'il soit théoricien ou praticien, est concentré sur la construction et l'utilisation de modèles.
    Les médias eux-mêmes y font sans cesse référence pour discuter les problèmes économiques contemporains. S'ils se sont imposés dans les sciences de la matière et à un moindre degré dans celles de la vie, ils pénètrent moins les sciences humaines et sociales. L'économie fait donc figure d'exception à cet égard. Pourquoi ce privilège ? A quoi donc servent les modèles en économie ? Comment se présentent-ils ? Bernard Walliser propose une analyse systématique de leurs fonctions et montre, exemples à l'appui, à quel type de problème chacune entend répondre.
    L'un des meilleurs spécialistes du raisonnement économique décrypte le coeur même de sa discipline.

  • Pourquoi le dollar reste-t-il la seule monnaie de réserve internationale alors que l'économie américaine connaît un déclin relatif ? De quels privilèges abusifs jouissent les Etats-Unis grâce à cette situation ? Enfin, comment réformer le système monétaire international ? D'une plume alerte, Barry Eichengreen raconte comment le dollar a supplanté la livre sterling dans les années 1920 pour acquérir dès 1945 une hégémonie sans partage, consacrée par les accords de Bretton Woods.
    Précisant en quoi consiste le "privilège exorbitant" que le dollar confère aux Etats-Unis (la formule est de Valéry Giscard d'Estaing, alors ministre des Finances) puisqu'il leur permet de financer à moindre coût un endettement abyssal, Barry Eichengreen analyse les alternatives que représentent l'euro ou le renminbi, dont la Chine veut renforcer le rôle dans les transactions internationales. Il plaide pour un système monétaire multipolaire dans lequel l'euro aurait une place décisive.

  • A quoi riment toutes ces cartes de fidélité qu'on nous propose sans cesse ? Pourquoi tous ces "bouquets" de services qu'offrent banques, compagnies de téléphone, opérateurs multimédias ? Internet permet-il vraiment d'"acheter mieux" ? Comment s'y retrouver entre marques de distributeurs et producteurs qui ouvrent directement boutique ? Comment expliquer, par exemple, le succès de Nespresso et que nous vend-on réellement ? Toute notre vie quotidienne est bouleversée à petits pas par une "nouvelle révolution commerciale" dont Philippe Moati met au jour les grands axes.
    D'un commerce naguère surtout préoccupé d'écouler efficacement des produits selon une logique industrielle de masse, on passe ainsi à des mécanismes visant à mieux répondre à des attentes plus personnalisées. Et, désormais, les biens servent souvent surtout de prétextes ou de supports pour nous vendre des services. Au-delà de la restructuration du secteur du commerce de détail, c'est l'architecture des marchés léguée par les Trente Glorieuses qui se trouve ainsi redéfinie.
    Pour autant, peut-on dire que "le client est roi " ? Pour mieux comprendre comment, déjà, nous achetons : les stratégies des grands groupes révélées au grand jour.

  • La recherche, la formation et l'innovation sont aujourd'hui considérées comme des activités clés pour renouer avec une croissance durable. De profondes réformes sont intervenues dans ces domaines au cours de la dernière décennie, en France et en Europe. Quel nouveau paysage émerge peu à peu de ces transformations ? Comment poursuivre les efforts dans un contexte économique fortement contraint ? Dans sa première partie, cet ouvrage dresse un panorama du système français de recherche et d'innovation et de son environnement européen. Il scrute quelques questions particulièrement sensibles, telles que les nouvelles configurations universitaires, les effets des investissements d'avenir, l'impact du crédit impôt recherche, les nouvelles pratiques d'évaluation de la recherche, etc. La deuxième partie explore divers domaines et démarches qui constituent des sources importantes d'innovation : éco-activités, nouveaux modèles d'affaires, stratégies d'achat des entreprises, spécialisation "intelligente" des régions européennes... L'ouvrage se clôt sur une série de fiches repères et sur une chronologie des principaux événements de l'année écoulée. Cet ouvrage s'adresse à ceux qui souhaitent se repérer dans le paysage mouvant de la recherche et de l'innovation (responsables d'entreprise, chercheurs, étudiant) et qui suivent avec intérêt les mutations contemporaines des politiques publiques. Sixième opus d'une série annuelle, il est le fruit des travaux menés au sein de FutuRIS, qui rassemble acteurs et experts de la recherche et de l'innovation.

  • Dans le débat passionné qui fait rage autour de la mondialisation, ses critiques font valoir les nombreux maux qu'elle inflige aux pays pauvres, du travail des enfants à la dégradation écologique en passant par l'homogénéisation culturelle.
    Jagdish Bhagwati répond ici à ces arguments souvent avancés contre la libéralisation des échanges mondiaux. La mondialisation, si elle est bien conduite, est bien la force la plus puissante de progrès social dans le monde. Accroît-elle ou réduit-elle la pauvreté ? Favorise-t-elle vraiment le travail des enfants ? Nuit-elle aux femmes ? Met-elle en péril les spécificités culturelles ? Déséquilibre-t-elle les salaires ? Ravage-t-elle l'environnement ? Fait-elle le jeu des entreprises les plus prédatrices ? Tous les grands arguments antimondialisation sont passés au crible.
    /> Avec, au bout du compte, une interrogation cruciale : quelle gouvernance pour une mondialisation bien conduite ? " L'un des grands théoriciens du commerce international. ", Wall Street Journal.

  • Economiste atypique, Amartya Sen tente de marier calcul économique, exigence philosophique et souci du développement humain. Voici certains de ses travaux fondamentaux les plus novateurs. Il examine en particulier les principaux critères qui définissent la rationalité, en matière de choix individuels mais aussi sociaux. Selon lui, la liberté ne peut se mesurer indépendamment des préférences raisonnées et des valeurs d'une personne et la rationalité exige la liberté de penser. Il montre enfin comment la théorie du choix social, domaine qu'il a contribué à développer, peut éclairer les exigences de la raison et les mesures de la liberté. Ce volume témoigne de l'apport essentiel d'Amartya Sen à la théorie économique et à la philosophie sociale.

  • Les « damnés de la terre » aujourd'hui, ce sont les hommes inutiles : non pas ceux qui sont surexploités et dont la force de travail est sous-payée, mais ceux qui ne trouvent pas à l'employer ou si peu, ceux qui - chômeurs, travailleurs précaires, paysans sans terre - sont réduits à survivre de l'assistance publique ou familiale et n'ont aucun moyen d'améliorer leur sort.

    L'inutilité, dénonce Pierre-Noël Giraud dans ce livre, est la pire forme des inégalités, car elle enferme dans des trappes dont il devient impossible de sortir. En comprendre les mécanismes et proposer des politiques économiques permettant de l'éradiquer, tel est le propos de cet ouvrage.

    Pour ce faire, Pierre-Noël Giraud ouvre la boîte noire de l'économie, exposant sa méthode, ses objectifs et ses outils. De là un certain nombre d'interrogations, décisives pour les trente années à venir : Malthus est-il redevenu pertinent pour définir notre rapport à la nature ? En quoi les différentes globalisations - numérique, des firmes, financière - conduisent-elles à engendrer de l'inutilité ? Et comment faire revenir sur notre sol les emplois « nomades », or noir du XXIe siècle ?

    Exigeant dans sa démarche, ambitieux dans ses objectifs, ce livre passionnant entend montrer qu'il y a moyen de faire un « bon usage de l'économie ».

  • L'économie n'est pas une science exacte. Les contraintes n'effacent jamais complètement la liberté de ceux qui décident. C'est pourquoi l'économie doit accepter de redevenir politique, d'indiquer des cheminements et des choix possibles en fonction d'objectifs qui relèvent de la société ou de l'État. Un instrument de travail pour l'étudiant autant qu'un outil de réflexion et d'analyse pour le décideur.

  • Pourquoi l'abandon du franc et le passage à l'euro suscitent-ils tant d'émotions ? Simple transfert d'une compétence économique ? Ou, plus profondément, remise en cause de notre identité nationale ? Mais alors comment la monnaie en vient-elle à symboliser l'identité d'un peuple ? Ce livre s'attache à répondre à ces questions en analysant la monnaie dans chacune de ses dimensions, économique bien sûr, mais aussi et avant tout religieuse, politique, sociale, psychanalytique, etc. Résultat d'un travail interdisciplinaire de plusieurs années, il montre comment la monnaie est beaucoup plus qu'un instrument d'échange de biens et de services : c'est le ciment des sociétés, les plus archaïques comme les plus contemporaines. Elle régit non seulement les relations des individus entre eux, mais aussi celles des citoyens avec l'État souverain. C'est le fonctionnement même de nos sociétés que cette analyse de la monnaie nous fait comprendre. Michel Aglietta et André Orléan.

  • " la géométrie fractale a contribué à modéliser le climat, à étudier les cours des fleuves, à analyser les ondes cérébrales et les mouvements sismiques, et à comprendre la distribution des galaxies.
    Ma conviction est qu'elle a également énormément à apporter en finance. c'est ainsi que j'ai passé ma vie à étudier le risque et à analyser la répartition des revenus clans la société, la formation et l'explosion des bulles financières, les variations de taille des sociétés. les concentrations industrielles et l'évolution des cours financiers. pour moi, une structure se dessine dans ces mouvements de prix.
    Mes travaux pourraient ainsi éviter aux gens de perdre autant d'argent parce qu'ils sous-estiment leurs risques de ruine. penser les marchés comme un système scientifique permettrait aussi de forger une industrie financière plus forte et un système de régulation meilleur. " b. m. et si la science permettait d'éviter une nouvelle crise ?.

  • Le succès économique de la Chine est incontestable. S'agirait-il d'une économie capitaliste qui ne dit pas son nom ? En ce cas, où est l'Etat de droit qui devrait l'accompagner ? Et comment concevoir un capitalisme sans capitalistes, ces acteurs privés dont l'influence politique est prépondérante ? Michel Aglietta et Guo Bai tournent ici le dos aux explications néolibérales pour explorer le formidable héritage culturel et politique de la Chine.
    Dans une approche qui allie à la théorie du développement économique la philosophie chinoise et les enseignements de l'histoire, ils expliquent pourquoi ce miracle économique ne s'est pas produit après la chute de l'Empire en 1911 et montrent l'importance de l'époque socialiste (1950-1978) pour la réussite de la réforme. Au-delà des changements que connaît la Chine depuis trente-cinq ans, les auteurs analysent ses atouts et les adaptations nécessaires pour aborder le défi d'une croissance soutenable.
    Vaste fresque inspirée de la méthode de Fernand Braudel, ce livre propose une réflexion foisonnante sur les rapports entre les institutions politiques et sociales et les marchés. Une véritable référence sur la Chine d'aujourd'hui.

  • ?La France s'est considérablement affaiblie, depuis une quinzaine d'années. La progression du chômage semble hors de contrôle. Le rapport Gallois a contribué à une prise de conscience des racines des problèmes que connaît notre pays. Centré sur les difficultés de l'industrie manufacturière, il n'a pourtant pas fait un diagnostic complet de nos maux. Et les mesures prises par le gouvernement, à la suite de ce rapport, sont insuffisantes. Le déficit extérieur ne se réduit pas. Christian Saint-Étienne démonte le mécanisme infernal, à l'oeuvre depuis longtemps, qui explique la profondeur de la crise que nous traversons. Il indique surtout les voies pour vraiment reconstruire notre appareil de production et repenser notre système institutionnel, afin de stimuler une vraie création de richesses en France et d'impulser une sortie de crise en Europe. C'est à cette condition que nous pourrons à la fois croître à nouveau, créer des emplois durables, réduire notre endettement et sauvegarder notre modèle social. Il nous reste peu de temps, si nous voulons que la France se rétablisse et réaffirme son modèle qui peut être à nouveau exemplaire. Christian Saint-Étienne, après avoir enseigné vingt ans à l'université Paris-Dauphine, est professeur titulaire de la chaire d'économie industrielle au Conservatoire national des arts et métiers, depuis 2009. Il a reçu de nombreux prix universitaires et académiques, notamment le prix Grammaticakis-Neumann de l'Académie des sciences morales et politiques pour L'Incohérence française (2012). Il a publié récemment Le Joker européen.

  • Il était une fois la France : un pays merveilleux par sa variété et la richesse de son patrimoine. En effet, l'espérance de vie a augmenté de quarante ans depuis 1900 et continue de progresser, et le niveau de vie a décuplé en un siècle ! Et pourtant, les Français sont pessimistes face à l'avenir. L'auteur, toujours à contre-courant des idées reçues, montre que :- l'optimisme est justifié pour l'avenir de nos enfants;- l'immigration est nécessaire, encore faut-il la réussir;- la mondialisation et le développement durable vont dans le sens des relocalisations;- il faut "penser local pour agir global" en mutualisant les bonnes pratiques;- si la France d'en haut est empêtrée dans ses contradictions, la France des territoires entreprend et innove."Bonnes Nouvelles" n'est pas une fiction mais un recueil de faits et d'actes de quatorze "conspirateurs du futur" , c'est-à-dire des hommes et des femmes de terrain qui, au-delà de toute attente et souvent dans des conditions difficiles, ont su rebondir à partir d'eux-mêmes et d'un projet innovant et ambitieux. Le levier des projets et la force des liens sont capables de changer le monde et de permettre à chacun de devenir entrepreneur de sa vie.Telle est la leçon contagieuse de "Bonnes Nouvelles"

  • Pourquoi et comment l'Occident a-t-il perdu le « mode d'emploi » de la croissance ? Comment expliquer que nos pays, encore à la pointe du savoir et de la création dans de nombreux domaines, aient perdu si rapidement leurs avantages compétitifs ? Peut-on se contenter d'incriminer l'économie de marché et la mondialisation, alors que d'autres ont l'air de si bien s'en accommoder ?
    En tirant sur le capitalisme on se trompe de diagnostic, dénonce Daniel Pinto.
    Le capitalisme entrepreneurial a simplement changé de camp, déclare l'auteur : les créateurs d'entreprises et les capitaines d'industrie visionnaires se trouvent aujourd'hui au Brésil, en Inde ou en Chine.
    Dressant un réquisitoire sans concession des mondes de la finance et de l'entreprise qu'il connaît de près, à l'Ouest comme à l'Est, l'auteur propose des solutions bien peu politiquement correctes (rémunération des dirigeants, notamment) pour régénérer le capitalisme et permettre à chacun d'y retrouver un rôle actif.

  • - Jean-Marc Daniel nous propose 8 thématiques liées à notre actualité économique. On y découvre comment les États ont appris progressivement à se défendre de la banqueroute, les trésors d'imagination qu'ils ont dû déployer pour faire accepter l'impôt, la popularité inusable du protectionnisme, en dépit des avantages démontrés du libre-échange ou la difficulté à trouver de vraies solutions durables au chômage.
    - Une promenade étonnante dans l'histoire, aussi savoureuse qu'instructive, de l'empire romain à nos jours, au cours de laquelle l'auteur nous présente, avec le recul, quelques leçons ou recommandations : à l'adresse des banques centrales, priées de garder le cap sur le plan monétaire ; des gouvernements qui auraient trop tendance à privilégier la consommation par rapport à l'investissement ; à ceux qui se prétendent solidaires, tout en cherchant à échapper à l'impôt, etc.

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