L'observatoire

  • Celle qui fut moi

    Frédérique Deghelt

    • L'observatoire
    • 9 Mars 2022

    Sophia L est une star, une vraie - adulée et enviée par le monde entier. Mais alors qu'elle s'extrait à peine d'un divorce difficile, que sa fille prend en âge et en indépendance et que sa mère, malade d'Alzheimer, est envoyée à l'hôpital, Sophia a le sentiment de perdre pied. D'autant plus que la vieille dame, qu'elle visite tous les jours à la clinique, ne cesse de lui parler de l'autre... son autre mère. L'enquête qu'elle mène auprès de sa famille lui confirme que, enfant, la petite Sophia n'avait de cesse de parler de sa première mère, celle qui la gâtait de mangues et lui chantait des berceuses créoles. Lorsque des flashs de ce qui ressemble à une ancienne vie viennent zébrer ses nuits, Sophia prend la décision de partir à la poursuite de cette alter-ego du passé - à la recherche de sa vie antérieure. Du Brésil à la Martinique, Sophia L sera rejointe dans sa quête par un capoeiriste engagé, un guitariste séducteur et sa petite amie bel--liqueuse, ou encore un Japonais spécialiste de l'art du Kintsugi lui-même en plein désarroi identitaire. Il lui faudra affronter une tempête tropicale, -traverser une jungle et une transe spirituelle ou encore faire fi des menaces et mauvais sorts pour dissiper la brume des secrets entourant celle qu'elle fut... Frédérique Deghelt se fait la plume fidèle de la mystérieuse Sophia?L et convoque un décor de conte au travers d'une initiation mystique et colorée. Un voyage jubilatoire.

  • être à sa place

    Claire Marin

    • L'observatoire
    • 16 Février 2022

    «?Ça commence parfois par une inquiétude ou un malaise. On se sent en décalage, on craint d'agir de manière déplacée. On a le sentiment de ne pas «être à sa place». Mais qu'est-ce qu'être à sa place, dans sa famille, son couple, son travail ? Quels sont les espaces, réels ou symboliques, qui nous accueillent ou nous rejettent ? Faut-il tenter de conquérir les places qui nous sont interdites, à cause de notre genre, notre handicap, notre âge, notre origine ethnique ou sociale ? Peut-être faut-il transformer ces lieux de l'intérieur et s'y créer une place à soi ??» Dans cet ouvrage aussi passionnant que sensible, la philosophe Claire Marin explore toutes les places que nous occupons - quotidiennement, volontairement ou contre notre gré, celles que nous avons perdues, celles que nous redoutons de perdre - et interroge ce qui est à la fois la formulation d'un désir personnel et un nouvel impératif social. Encore reste-t-il à savoir si l'on finit tous par trouver une place, ou si le propre d'une place n'est pas plutôt de sans cesse se déplacer, ou de déplacer celui qui croit pouvoir s'y installer...

  • 2 mai 1923. Comme chaque jour, Clemenceau s'installe à sa table de travail. Malgré ses 82 ans, il n'a rien perdu de sa flamboyance ni de son orgueil. A l'aube du XXe siècle, alors que la République l'a remercié, le "Père la Victoire" ignore ce matin-là qu'il se prépare à vivre ses années les plus passionnées. Marguerite Baldensperger, éditrice de quarante ans sa cadette, s'apprête à passer sa porte pour lui proposer d'écrire un livre.
    Dès lors, leurs destins seront liés. Pourtant, tout les oppose. Elle aussi réservée et discrète que le "Tigre" est colérique et tempétueux. Mais dès leur rencontre, un pacte les unit : "Je vous aiderai à vivre , vous m'aiderez à mourir". Marguerite surmontera ainsi le grand chagrin de sa vie et reprendra goût à l'existence. Clemenceau puisera dans sa présence une vigueur nouvelle pour le combat politique et retrouvera la fougue de ses anciennes batailles.
    Malgré les années qui les séparent, ils vont s'aimer, chacun à leur façon. Par sa plume enlevée, réjouissante et ironique, Nathalie Saint-Cricq fait revivre la grande figure de Georges Clemenceau, son terrible caractère, ses mots d'esprit dévastateurs, et, avant tout, son coeur ardent.

  • Le voyant d'Etampes

    Abel Quentin

    • L'observatoire
    • 18 Août 2021

    « J'allais conjurer le sort, le mauvais oeil qui me collait le train depuis près de trente ans. Le Voyant d'Étampes serait ma renaissance et le premier jour de ma nouvelle vie. J'allais recaver une dernière fois, me refaire sur un registre plus confidentiel, mais moins dangereux. » Universitaire alcoolique et fraîchement retraité, Jean Roscoff se lance dans l'écriture d'un livre pour se remettre en selle : Le voyant d'Étampes, essai sur un poète américain méconnu qui se tua au volant dans l'Essonne, au début des années 60. A priori, pas de quoi déchaîner la critique. Mais si son sujet était piégé ? Abel Quentin raconte la chute d'un anti-héros romantique et cynique, à l'ère des réseaux sociaux et des dérives identitaires. Et dresse, avec un humour délicieusement acide, le portrait d'une génération.

  • « Ce second tome des Mémoires d'outre-vies, marqué par la création de L'Événement du jeudi et de Marianne, rythmé comme le premier de rires et de pleurs, de petitesses et de grandeurs, d'espérances et de désillusions, traversé d'épisodes improbables ou extravagants, drolatiques ou tragiques, en dérangera certains. Pourquoi ? Parce que cela même qui fait que je suis fier de pouvoir, malgré quelques échecs, revivre avec les lecteurs l'intensité de nos combats, l'actualité parfois stupéfiante de nos empoignades, leur fera, à ceux-là, grincer les dents. La raison est toute bête : car même si, oui, nous avons globalement échoué, replongeant dans les batailles que nous avons menées, les fausses routes que nous avons pointées, les dérives que nous avons dénoncées, les catastrophes contre lesquelles nous avons mis en garde, ces lecteurs auront, faits et textes à l'appui, l'occasion unique de trancher : qui finalement a eu tort, et qui a eu raison ? Et c'est ce classement qui, à beaucoup, ne fera pas plaisir. »

  • Krasnaïa

    Raphaël Enthoven

    • L'observatoire
    • 12 Janvier 2022

    Rien ne va plus à Krasnaïa depuis qu'un incendie volontaire a ravagé le Bois Rouge. Le cheval prudent que les animaux se sont donné pour Régent sera-t-il à la hauteur du crime ? Ou faudra-t-il le remplacer, lors des Dragatiques, par un animal moins mou ? Et qui alors, de l'ânon furieux, de l'ourse animaliste ou du jeune loup, recevra l'onction de la horde ? Comment se conduiront les albinos ? Les femellistes ? Les enragés (si tant est qu'ils existent) ? Et les inordinaires ? Mystère. Les renards tenteront-ils de se soustraire à la loi commune ? Les hirondelles feront-elles basculer l'opinion vers la haine ? L'art de la discussion suffira-t-il à contenir la violence ? Nées trop tard dans un monde trop juste, les bêtes parviendront-elles à supporter la paix, ou céderont-elles, de nouveau, à la tentation de se faire la guerre ?

  • Dictionnaire philosophique d'un monde sans Dieu

    Philippe Val

    • L'observatoire
    • 9 Février 2022

    Voltaire, quand l'obscurantisme revint au XVIIIe siècle, qu'on se mit à brûler des livres et des hommes, décida que l'Encyclopédie en 30 volumes de Diderot et d'Alembert ne suffisait pas. C'était trop. Il décida de condenser ses idées : de réunir en un seul livre tout ce que les hommes devaient savoir pour lutter contre la frilosité de la pensée, et contre ce qui ne s'appelait pas encore le communautarisme.
    C'est cette structure et cette méthode dont se sert ici Philippe Val, ancien patron de Charlie Hebdo et de France Inter, pour combattre les maux de notre époque. Le communautarisme, l'antisémitisme, les fake news, le relativisme, la confusion de la pensée woke, l'autocensure des médias : tout y passe, tout est analysé, disséqué, déconstruit, dans ce dictionnaire d'utilité publique, à emporter partout avec soi.

  • L'abécédaire de romain Gary

    Marie-Anne Sacotte

    • L'observatoire
    • 13 Avril 2022
  • Parler aujourd'hui d'écologie au singulier n'a guère de sens tant les mouvements qui s'en réclament sont multiples et opposés entre eux. De fait, l'écologie se divise désormais en sept grands courants : les "effondristes", qui tiennent la catastrophe pour inévitable ; les alarmistes révolutionnaires, héritiers de la critique marxienne du capitalisme, qui plaident pour la décroissance, comme les écoféministes, les décoloniaux et les véganes, qui considèrent la lutte pour l'environnement comme indissociable de celle pour le droit des femmes, des colonisés et des animaux ; les réformistes, qui pensent au contraire que la solution se situe dans la croissance verte et le développement durable.
    Viennent enfin les partisans de "l'écomodernisme" et de l'économie circulaire que je défends ici. Ces différentes composantes s'accordent sans doute sur le fait que la planète va mal, mais leur opposition n'en reste pas moins parfois radicale, les effondristes et les révolutionnaires tenant notamment la croissance verte et le développement durable pour des impostures. C'est à analyser les idées, les convictions et les propositions qui les animent que ce livre est consacré, mais aussi à proposer une alternative écomoderniste à l'écologie punitive, une vision du monde qui esquisse enfin un grand dessein enthousiasmant pour une humanité réconciliée avec elle-même comme avec sa planète.

  • Au cafe de la ville perdue

    Llobet Anais

    • L'observatoire
    • 5 Janvier 2022

    A Varosha, ancien lieu de villégiature des stars hollywoodiennes, le temps s'est figé en 1974 lors de l'annexion du nord de Chypre par la Turquie. Depuis, ce quartier de la ville de Famagouste, qui accueillait sur ses plages des touristes de tout le Moyen-Orient et des célébrités comme Sophia Loren ou Brigitte Bardot a été déserté, prisonnier des barbelés et des bougainvilliers qui se dressent au milieu des maisons, là où, autrefois, la vie battait son plein.
    De nos jours, à Nicosie, ville divisée, une jeune femme, Ariana, débarrasse les tables du Tis Khamenis Polis, le café de « La Ville Perdue », où se réunissent ceux qui vivaient à Varosha et qui n'ont désormais plus rien : ni passé, ni racines, ni futur ou certitudes.
    Ancienne étudiante en architecture, elle n'a plus qu'un seul espoir:
    Pouvoir, un jour, reconstruire la maison où est né son père, et où vécurent ses grands-parents, Aridné et Ioannis, dont elle ne connaît que des bribes de vies, comme si les barrières de fortune interdisant l'accès à Varosha avait aussi fait barrage à leur mémoire.... et leurs secrets. Quand Ariana apprend que la maison sera démolie par les bulldozers turcs et qu'avec ses murs disparaîtra l'histoire d'Aridné et Ioannis, la jeune femme , aidée par une écrivaine, double captivant de l'auteure, décide de tout mettre en oeuvre pour sauver ce qu'il reste de la mémoire familiale et de comprendre quel est le lourd secret qui pèse sur ses ancêtres.

  • Les 15 jours qui ont fait basculer Kaboul

    David Martinon

    • L'observatoire
    • 16 Mars 2022

    Quand on est au mauvais endroit, au mauvais moment, il convient de prendre très vite les bonnes décisions. Dimanche 15 août 2021. Kaboul, la capitale de l'Afghanistan, tombe aux mains des talibans, quasiment vingt ans après qu'ils en ont été chassés par les Américains. Après l'évacuation de leur personnel, par hélicoptère pour la plupart, toutes les ambassades occidentales ferment, exceptée celle de la France. Dans l'enceinte du bâtiment, entre 300 et 400 personnes sont ainsi prises au piège. Des milliers de personnes en panique essaient d'entrer dans l'aéroport, tandis que la menace terroriste enfle. David Martinon, ambassadeur de France à Kaboul, est à la manoeuvre. Mais comment secourir le plus de gens possible ? À qui demander de l'aide ? À qui, surtout, ne rien demander ? Dans ce livre au plus près du réel, sorte de polar sans une goutte de fiction, David Martinon revient non seulement sur la débâcle de Kaboul, mais aussi sur les conditions qui l'ont permise, et sur les signes terribles qui l'annonçaient et que trop peu ont voulu voir. Une véritable leçon de géopolitique. Un hommage bouleversant à ceux qui ont pu fuir, comme à ceux qui ont dû rester.

  • Les algorithmes font-ils la loi ?

    Aurélie Jean

    • L'observatoire
    • 6 Octobre 2021

    Après le succès de De l'autre côté de la Machine, Aurélie Jean nous entraîne dans un nouveau voyage : au coeur de nos institutions juridiques et des algorithmes qui s'y exercent. Comment la loi est-elle pensée et appliquée au temps des algorithmes ? Comment les algorithmes sont-ils utilisés au sein du système judiciaire ? Et est-il vraiment possible de les réguler ? C'est un fait : les algorithmes rythment nos vies. Ils nous aident à nous déplacer, à travailler, à nous soigner, et même à légiférer. Certains, alarmistes, diraient qu'ils sont de partout... Or, peu d'entre nous les comprennent, sans parler d'en maîtriser les subtilités. Nos dirigeants, parlementaires et nos juristes n'y font pas exception, et participent pour certains à augmenter la confusion autour de leur utilisation et de leur supposé danger... Pourtant, il est aujourd'hui nécessaire, voire capital, de comprendre le fonctionnement des algorithmes développés, mais aussi d'anticiper leur développement, de l'encadrer et de l'accompagner aussi judicieusement que justement. Une chose demeure cependant certaine : les algorithmes ne disposent d'aucune personnalité juridique face à un tribunal. En revanche, s'ils ne peuvent réellement faire la loi, ils l'influencent et en orientent désormais la pratique. Mal employés, ils deviennent une menace pour ses principes de transparence et d'équité. Bien maîtrisés, ils peuvent, au contraire, guider ceux qui la font et l'exercent afin de garantir le traitement égalitaire de chacun face à la justice. Consciente du défi qui nous attend, Aurélie Jean nous appelle à agir et propose de dompter (plutôt que de réguler) les algorithmes à travers des lois souples et anticipatrices, afin de ne rien sacrifier au progrès tout en les pensant dans la plus grande objectivité scientifique, sociale et économique. Car c'est cette même transparence intrinsèque à l'exercice de la justice qui doit s'appliquer dans le champ des algorithmes afin de permettre à chacun - du citoyen au législateur - de garantir l'harmonie, la justice et l'essor intellectuel au sein de nos sociétés.

  • De la vraie vie

    François Jullien

    • L'observatoire
    • 29 Janvier 2020

    Un soupçon s'est insidieusement levé, un matin : que la vie pourrait être tout autre que la vie qu'on vit. Que cette vie qu'on vit n'est plus peut-être qu'une apparence ou un semblant de vie. Que nous sommes peut-être en train de passer, sans même nous en apercevoir, à côté de la « vraie vie ».

    Car nos vies se résignent par rétractation des possibles. Elles s'enlisent sous l'entassement des jours. Elles s'aliènent sous l'emprise du marché et de la technicisation forcée. Elles se réifient, enfin, ou deviennent « chose », sous tant de recouvrements.

    Or, qu'est-ce que la « vraie vie » ? La formule, à travers les âges, a vibré comme une invocation suprême. De Platon à Rimbaud, à Proust, à Adorno.

    La « vraie vie » n'est pas la vie belle, ou la vie bonne, ou la vie heureuse, telle que l'a vantée la sagesse.

    Elle n'est surtout pas dans les boniments du « Bonheur » et du développement personnel qui font aujourd'hui un commerce de leur pseudo-pensée.

    La vraie vie ne projette aucun contenu idéal. Ce ne serait toujours qu'une redite du paradis. Elle ne verse pas non plus dans quelque vitalisme auto-célébrant la vie.

    Mais elle est le refus têtu de la vie perdue ; dans le non à la pseudo-vie.

    La vraie vie, c'est tenter de résister à la non-vie comme penser est résister à la non-pensée.

    En quoi elle est bien l'enjeu crucial - mais si souvent délaissé - de la philosophie.

  • Pour un liberalisme populaire

    Nicolas Bouzou

    • L'observatoire
    • 2 Mars 2022

    Comment soutenir l'innovation ? Faire que la justice sociale ne soit pas qu'un slogan ? Mener une politique écologique ni liberticide, ni injuste ? Rendre le secteur public plus efficace ? Faire régner l'ordre ? Grâce au « libéralisme populaire » défendu par Nicolas Bouzou. L'économiste dresse une analyse percutante de la situation économique de la France et propose des solutions concrètes pour que notre pays redevienne une puissance de premier plan. Le libéralisme populaire, c'est faire en sorte que tout le monde, de la base au sommet, profite du succès des entreprises. À mettre entre les mains de tous nos femmes et hommes politiques.

  • Le prix de nos larmes - le roman noir des millions verses aux victimes du terrorisme Nouv.

    Combien vaut une vie détruite par le terrorisme ? Combien pour la perte d'un proche ? Combien pour des crises d'angoisse ? Ou pour un traumatisme tel qu'il empêche de reprendre le travail ? Durant deux ans, Mathieu Delahousse a exploré la façon dont s'estiment en France les vies brisées par les attentats. Seul à suivre les audiences du nouveau juge de l'indemnisation des victimes d'actes de terrorisme,? et recueillant la parole de dizaines de rescapés, il nous fait découvrir le roman noir de ces procédures nécessaires, mais toujours insatisfaisantes. Nos dispositifs pour les victimes du terrorisme sont les meilleurs au monde, mais des comptes d'apothicaire engendrent des malaises infinis. Des malentendus terribles s'exacerbent. Des courages insoupçonnés s'éveillent, tandis que des profiteurs n'hésitent plus à se glisser parmi les réelles victimes... Heureusement que des juges viennent remettre un peu d'ordre dans ces procédures qui semblent trop souvent inspirées à la fois de Kafka et de Courteline.

  • Le monde entier connaît Le Petit Prince, mais peu sa genèse... À l'aide de documents inédits issus de la succession Consuelo de Saint Exupéry, Alain Vircondelet raconte sous forme de récit les coulisses de l'éclosion d'une oeuvre, et de l'amour qui l'a fait naître.
    Été 1942. Antoine de Saint Exupéry a trouvé refuge avec son épouse, Consuelo, à Long Island pour écrire ce qui deviendra son oeuvre la plus connue et renommée, Le Petit Prince.
    Dépressif, méprisé par les exilés français de New York (André Breton et tous les surréalistes), tourmenté par l'avenir du monde, incapable de pouvoir poursuivre son oeuvre, tiraillé entre l'amour pour sa femme et ses nombreuses infidélités, il accepte de réfléchir à l'idée soumise par ses éditeurs américains : écrire un conte pour enfants.
    Consuelo et lui s'installent alors dans une villa au bord de la baie de Long Island : Bevin House, qu'il surnomme aussitôt « la maison du Petit Prince ». Là-bas, loin du bruit entêtant de New York et des rumeurs, c'est l'été de la renaissance : retrouvailles passionnées avec sa femme (« Le Petit Prince est né, dit-il, de votre grand feu »), promenades le long de la plage, rares mais joyeuses visites de ses amis (André Maurois, Denis de Rougemont, etc.), journées studieuses à dessiner et écrire, mais aussi escapades à Manhattan pour rejoindre sa maîtresse, la belle journaliste Silvia Hamilton...
    Mais la tempête le guette : il est tourmenté par le sort de la France et ne tardera pas à tout quitter pour rejoindre la France et s'engager dans la guerre. Avant ça, il lui faut écrire l'histoire du personnage qui deviendra bientôt son double, Le Petit Prince... Heureusement, Consuelo est à ses côtés pour le guider et l'inspirer, comme toujours...
    Alain Vircondelet nous plonge dans cette parenthèse enchantée, cet été 42 où Saint Exupéry écrivit son dernier chef-d'oeuvre auprès de celle qui restera pour l'éternité sa muse et son seul véritable amour.

  • Balak

    Chawki Amari

    • L'observatoire
    • 9 Mars 2022

    C'est par hasard que Balak rencontre Lydia dans un bus bondé, et que débute entre les deux idéalistes une idylle. Le hasard, pourtant, est loin d'être anodin dans cet Alger onirique : Balak fait en effet partie de la secte rationaliste des Zahiroune, dont la doctrine s'articule autour de la chance, symbolisée par un mystérieux dé noir. Le jeune révolutionnaire ignore que le directeur des Sectes au ministère de l'Intérieur s'apprête à lancer ses espions à sa poursuite... Au coeur de cette guerre de croyances, le cocon de l'amour naissant est le prétexte à une exultation philosophique bouillonnante. L'enchevêtrement de pensée de ce couple bohème et révolté s'avère douloureusement représentatif d'une jeunesse algérienne qui a soif de débats et d'idées - comment vivre lorsque le concept même de raisonnement devient illégal ? Chawki Amari se joue des codes du polar et du roman d'anticipation pour pointer du doigt les défaillances politiques d'un pays dont il brosse un portrait aigu. Amari pose une nouvelle pierre à son grand-oeuvre avec ce texte engagé, corrosif, brillant.

  • Le vrai état de la France

    Agnès Verdier-Molinié

    • L'observatoire
    • 19 Janvier 2022

    Dans cet essai coup de poing, Agnès Verdier-Molinié dresse, à la manière d'un audit financier, un bilan de la situation de notre pays, en pleine crise économique et sanitaire. Sidérant.

    Savez-vous que la France se situe au 23e rang mondial en richesse par habitant?? Que nous avons atteint 1 454 milliards de dépenses publiques?? Que nous payons 483 taxes, impôts et cotisations?? Que 1 jeune sur 20 est illettré?? Voilà les chiffres réels de la situation économique de la France.

    Pourquoi sont-ils si souvent passés sous silence?? Cour des comptes timide concernant les finances de l'États, rapports publics trop frileux..., les dispositifs d'alerte semblent se désactiver un à un. Pourtant, les données sont là et le constat est édifiant?: la France est un pays en déclassement. Étouffée par une bureaucratie envahissante, contrainte par des lois repoussoirs pour l'investissement, gangrénée par des taux d'inactivité, de pauvreté et d'insécurité de plus en plus élevés, elle est en proie à de nombreux maux dont la population doit être informée.

    Loin de chercher à créer la polémique, Agnès Verdier-Molinié se fait un devoir d'avertir justement les Français sur le véritable état de la France en 2022 et de leur proposer des solutions de sortie de crise.

  • Le serment sur la moustache Nouv.

    Le serment sur la moustache

    Samuel Piquet

    • L'observatoire
    • 11 Mai 2022

    Guillaume est un jeune professeur qui semble vivre dans la France de 2022, mais en pire. Dans son monde, il n'est pas toujours simple de distinguer les discours des candidats à la présidentielle des générateurs d'éléments de langage. Les parents d'élèves ne trouvent rien à redire aux cours co-construits pour « décoloniser, dégenrer et désexualiser » Les Fleurs du Mal. On ne séduit plus, on rédige une demande de fréquentation en bonne et due forme. Plus personne ne se parle vraiment, de peur de révéler son non-véganisme, son attachement à la langue française (honteusement masculiniste), ou ses doutes sur le « Greta d'urgence » qui va bientôt être décrété pour sauver la planète... Bref, Guillaume vit dans un cauchemar moderne qu'il appelle « la dictature du minoritariat ». C'est ce cauchemar hilarant que nous lisons ici, dans ce récit qui tient du roman d'anticipation comme du pamphlet politique. En des chapitres courts, des dialogues qui font mouche, des caricatures saisissantes, Samuel Piquet nous plonge dans une France hystérique, ivre de bien-pensance, folle de ressentiment et incapable de produire autre chose que des mots vides de sens. On rit à chaque page, de crainte de bientôt pleurer si ses prédictions se réalisent.

  • Le grand vieillissement Nouv.

    Le grand vieillissement

    Maxime Sbaihi

    • L'observatoire
    • 11 Mai 2022

    Un retournement démographique est en marche dans notre pays, et il aura des répercussions gigantesques dans notre vie quotidienne. La France vieillit et n'a jamais compté autant de seniors. Défi collectif à la fois inédit et inéluctable, ce «?grand vieillissement?» ne fait que commencer. Ses conséquences se font ressentir partout?: il gonfle les prix de l'immobilier et la dépense publique, creuse les inégalités de revenus et de patrimoine entre les âges, grippe notre modèle social. Il fait aussi dériver notre démocratie vers une irrémédiable gérontocratie, avec des électeurs âgés et mobilisés, en décalage avec une jeunesse minoritaire qui boude les urnes. Plus la France vieillit, plus les actifs triment, et plus les jeunes trinquent. Valideront-ils sans broncher ce nouveau contrat entre les générations?? Accepteront-ils de cotiser et travailler toujours plus pour financer la retraite des boomers ? Et qui va prendre en charge la dépendance??

  • Des hommes couleur de ciel

    Anaïs Llobet

    • L'observatoire
    • 9 Janvier 2019

    Dans le pays où est né Oumar, il n'existe pas de mot pour dire ce qu'il est, seulement des périphrases : stigal basakh vol stag, un « homme couleur de ciel ».
    Réfugié à La Haye, le jeune Tchétchène se fait appeler Adam, passe son baccalauréat, boit des vodka-orange et ose embrasser des garçons dans l'obscurité des clubs. Mais il ne vit sa liberté que prudemment et dissimule sa nouvelle vie à son jeune frère Kirem, à la colère muette.
    Par une journée de juin, Oumar est soudain mêlé à l'impensable, au pire, qui advient dans son ancien lycée.
    La police est formelle : le terrible attentat a été commis par un lycéen tchétchène.
    Des hommes couleur de ciel est l'histoire de deux frères en exil qui ont voulu reconstruire leur vie en Europe. C'est l'histoire de leurs failles et de leurs cicatrices. Une histoire d'intégration et de désintégration.

  • Trois jours dans la vie d'un yakuza

    Hideo Okuda

    • L'observatoire
    • 3 Mars 2021

    Kabukichô, Tôkyô, Japon. Quartier des plaisirs tokyoïte et fief des yakuzas. C'est aussi le foyer d'adoption de Junpei Sakamoto, 21 ans, jeune homme fringant et débrouillard, et nouvelle recrue du clan mafieux Hayata. En dépit de sa relative inexpérience, Junpei se voit confier une mission, une vraie, par ordre direct du chef : éliminer un membre important d'une faction rivale, le clan Isoe. Avec trois jours devant lui pour abattre sa cible, le jeune yakuza décide de profiter de ses dernières heures dans les rues de Kabukichô, où il s'adonne à tous les plaisirs et croise voyous, drag queens, hôtesses de bar et autres gigolos, policiers, et même un ancien professeur d'université...
    Sans oublier Kana, une jeune femme qui a vite fait de s'enticher de Junpei. Ivre d'alcool et de cette liberté inattendue, Junpei voit défiler au fil du temps suspendu les fragments de son passé. Le lundi venu, Junpei, encore embrumé, se rend sur le lieu de la confrontation et se voit confronté à un terrible dilemme. Ira-t-il au bout de sa dangereuse mission ? Traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon.

  • Les démocraties monoculturelles et monoethniques se transforment.
    Or, l'histoire nous apprend que les plus grandes démocraties (d'Athènes à la république de Sienne) furent aussi les plus promptes à défendre leur pureté ethnique, et qu'à l'inverse, seules les autocraties (de Byzance à Vienne) furent capables d'intégrer de manière pacifique à leur corps social de multiples ethnies. Alors, que faire ? Laisser ces minorités à la marge ? Patienter et attendre une homogénéisation culturelle qui n'adviendra jamais ? L'histoire l'a montré, ces deux solutions mènent aux plus graves des catastrophes.
    Dans une analyse profonde, appuyée sur des exemples concrets issus de reportages réalisés sur le terrain (des États-Unis au Brésil, du Japon à la Hongrie), le politologue Yascha Mounk lance le plus grand des chantiers politiques jamais entrepris par une société humaine : faire advenir une véritable démocratie multiethnique. Comme une réponse à la fausse solution populiste qu'il avait dressée dans Le Peuple contre la démocratie, l'auteur pose ici, alliant rigueur universitaire et talent narratif, les jalons de cette « Grande Expérience ». L'enjeu du XXIe siècle à ne pas manquer.

  • La littérature est une affaire politique

    Alexandre Gefen

    • L'observatoire
    • 6 Avril 2022

    Dans une société avide de spectacle, on feint trop souvent de croire que la littérature sert de pur divertissement. Cette enquête auprès de vingt-six écrivains contemporains montre le contraire : la littérature est avant tout une affaire politique. C'est le constat de ce livre, composé d'entretiens inédits : même s'ils réfutent la vieille notion de « littérature engagée », les écrivains français sont loin de prôner une indifférence esthète à l'égard des problèmes politiques de leur pays. Très souvent, ils choisissent de faire de leurs récits un outil d'analyse des inégalités. Pour mieux interro-ger les discours sociaux, ils tournent autour de l'autobiographie ou du reportage. Ils tentent parfois de prolonger les crises sociétales, ou même de les prévoir. Ils vont de surcroît au-devant des demandes sociales, en participant à des résidences littéraires (en région, à l'hôpital, dans les Ehpad, auprès des jeunes, des migrants). Bref : ils des-cendent volontiers de cette tour d'ivoire dans laquelle on voudrait les emprisonner, et qu'ils ne supportent plus. D'Annie Ernaux à Alice Zeniter, en passant par Aurélien Bellanger, Leïla Slimani et Mathias Énard : voici dévoilé le formidable panorama d'une littérature pugnace et moderne, avide de changer notre société.

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