Ibis Press

  • La cueillette. À qui l'évoque, elle parle d'autarcie, de plantes médicinales, d'herbes sauvages, de menues glanes paysannes. On tient cette activité pour une survivance, or en plusieurs régions, le nombre de ses adeptes augmente. Ne serait-ce qu'un passe-temps, une manière de «hobby« paysan ? Les volumes commercialisés chaque année infirment cette idée reçue. Les ruraux ne sont pas seuls à parcourir landes et sous-bois, concurrencés par les citadins et les vacanciers de plus en plus nombreux à partir en cueillette.
    Au moment où l'on parle tant de biodiversité, de développement durable et de production alimentaire biologique et à empreinte écologique limitée, la cueillette ne saurait être traitée par le dédain.
    L'ouvrage nous invite à ces récoltes de petits fruits, de champignons, de fleurs, de lichens et à la connaissance de ceux qui, de saison en saison, s'y adonnent le plus souvent dans une forme de discrétion vis-à-vis de la nature.
    Raphaël Larrère et Martin de la Soudière sont chercheurs et auteurs de nombreuses publications ayant trait à la nature et au monde paysan.

  • « J'ai fait ce rêve. Il y avait enfin sur la terre une justice pour les races soumises et les peuples vaincus. Fatigués d'être spoliés, pillés, massacrés, les Arabes et les Berbères chassaient leurs dominateurs du nord de l'Afrique, les Noirs faisaient de même pour le reste de ce continent, et les Jaunes pour le sol asiatique. » (La Sueur du burnous, 1911) Ainsi écrivait Paul Vigné d'Octon, cinquante ans avant Martin Luther King.
    Né à Montpellier en 1859 et mort à Octon (Hérault) en 1943, il était médecin de la Marine. Ayant servi en Afrique en pleine période d'expansion coloniale, il a été le premier à porter à la tribune de l'Assemblée nationale le récit des massacres perpétrés par les armées coloniales et ses supplétifs. Député de l'Hérault, conseiller général du canton de Lunas, maire d'Octon, il se bat sur tous les fronts des avancées sociales tout en poursuivant une carrière d'écrivain - romans régionalistes et enquêtes journalistiques. Las de ne pas être entendu, il se fait pamphlétaire pour brocarder tout autant les abus du pouvoir dans les colonies que les impérities des services de santé durant la Première Guerre mondiale dont il révèle maints scandales. Au début des années 1920, il abandonne la politique pour se consacrer à la propagation des doctrines naturistes et de la psychanalyse, alors peu connue. Utopiste, visionnaire, un demi-siècle avant Césaire, il a mis l'accent sur « le choc en retour de la colonisation » qui corrompt et avilit tout autant le colonisateur que le colonisé. Acteur et témoin, il apporte à une période cruciale de l'histoire de la République un éclairage unique sur les moeurs parlementaires et les questions-clés de son temps qui restent plus que jamais d'actualité.


  • qui était serge michel ? ce " coureur de grands chemins [...] ce fantôme du siècle, un homme qui s'est glissé partout en afrique, qui a participé à des aventures, des épopées dont nous avons tous entendu parler " et dont jean-claude carrière une part cela comporte d'impossible.
    il a de rêve avec tout ce que vie cette part d'inattendu constamment essayé de mettre dans sa d'imprévu et même de danger, ce rêve après lequel nous courons tous sans jamais pouvoir l'atteindre ".
    journaliste militant dans la mouvance de ferhat abbas, il rejoint le fln dont il assure la propagande. après avoir été attaché de presse de lumumba au congo, il sera l'interlocuteur de che guevara et d'amilcar cabral à alger.
    ecrivain, poète, pientre, scénariste, ami de visconti et de rossellini , serge michel prit une part très active aux luttes et aux débats de la décolonisation. rebelle et libertaire, témoin privilégié des années de combat pour l'indépendance de l'algérie, quel regard portait-il sur cette histoire qui a broyé tant de ses amis et de ses adversairesoe question à laquelle tente de répondre sa fille qui ne l'a connu que peu de mois avant sa mort et en a retracé un portrait vivant grâce à de multiples témoignages


  • « Pour nombre d'individus, c'est vrai, je suis simplement le vieux monsieur qui se promène dans les dunes [.] mais j'ai fait beaucoup d'autres choses ».
    Ce « vieux monsieur », entre ciel et sable, c'est Théodore Monod, savant nomade, militant de la paix et du respect de toute vie sur terre, humaniste et visionnaire dans la grande tradition des Lumières. Né en 1902 et mort le 22 novembre 2000, il a épousé le XXe siècle dont il demeure une figure forte et emblématique. Pourtant, dix ans après sa disparition, beaucoup ignorent la palette riche et diverse de ses talents et de ses actions.
    Pour le découvrir ou le redécouvrir, Marie-Joëlle Rupp nous propose une voie singulière. Une enquête réalisée auprès de ceux qui l'ont approché, connu, côtoyé : parents, amis, collègues, disciples... Douze témoins, scientifiques, voyageurs, aventuriers, artistes, hommes d'images, militants, humanistes nous entraînent sur les traces du mythe Monod, traversant les voiles dans lesquelles se drape la dévotion, pour révéler l'homme, sa grandeur, son humilité mais aussi ses manques et ses faiblesses.
    Un chapitre spécialement consacré à l'Afrique de Théodore Monod et à son amitié avec Amadou Hampaté Bâ, s'appuie sur les témoignages de l'anthropologue et sociologue Georges Balandier, de l'anthropologue et économiste Roland Colin, et de Christiane Diop, directrice de Présence africaine. Enquête au gré des rencontres. Approche en terme de séduction, celle qu'il a constamment exercé sur son entourage.
    Que reste-t-il aujourd'hui de Théodore Monod, ici et là-bas ? Homme ou prophète ? Quel mythe ? Quelle réalité ?

  • Depuis plus d'un siècle, les Touaregs n'ont guère cessé de s'opposer à ceux qu'ils considèrent comme des occupants illégitimes. Après la résistance à l'invasion de la période coloniale, les ­rébellions se sont succédé sporadiquement contre des systèmes politiques perçus comme étrangers et injustes.
    Comment comprendre ces luttes sans fin et leur transformation au cours du temps, alors que les contextes politiques ont eux-mêmes grandement évolué ? Quels rôles l'identité et l'hypothétique nation touarègues jouent-elles dans ces soubresauts ? La prise de conscience du contre-développement est-elle pour quelque chose dans la perpétuation de ces luttes ?
    C'est à ces questions qu'est consacré l'ouvrage qui trace une histoire des rébellions touarègues depuis les indépendances, dresse un bilan précis des événements et livre des documents de référence éclairant le débat.
    Après un doctorat d'État en sciences politiques, Anne Saint Girons a vécu en Amérique et en Afrique. Elle a rencontré, au coeur du Sahara, des populations résilientes et rebelles dont elle a voulu comprendre l'histoire actuelle.


  • développement durable est un mot de passe pour l'avenir.
    le monde change, c'est banal de le dire, mais les changements à venir sont extraordinaires, au sens plein du terme. c'est la fin du principe fondateur de l'humanité " croissez et multipliez ". ce n'est pas une mince affaire, c'est un véritable bouleversement de nos mentalités, un moment crucial dans l'histoire de l'humanité, extraordinaire. c'est à notre génération de mener à bien cette mutation. quelle responsabilité, quelle formidable perspective pour ce xxie siècle, car, pour reprendre les mots de bertrand de jouvenel, " nous n'habitons plus la même planète que nos aïeux : la leur était immense, la nôtre est petite.
    " nous devons inventer un monde nouveau et, finalement, ce n'est pas si mal, c'est même enthousiasmant. appelons " développement durable " ce monde nouveau à inventer, au-delà des à priori dont nos esprits sont encombrés : comme le dit le célèbre économiste john maynard keynes, " la difficulté n'est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d'échapper aux idées anciennes ". partons du quotidien. chaque chose de la vie, chaque événement, chaque objet, peut être examiné à l'aune du développement durable et nous en révéler le sens.
    au lieu de partir d'une vision théorique, allons vers lui par les mots de tous les jours. le concept, éclairci par un coup de shampoing, prendra sa consistance tout naturellement. loin des grandes idées ou des discours abstraits. une conviction anime l'auteur de l'ouvrage : le développement durable se construit au quotidien par l'accumulation de multiples décisions. il faut donc donner des repères simples, pris dans la vie de tous les jours, pour construire le monde de demain, avec l'espoir que nous serons tous gagnants, pour reprendre le titre du premier ouvrage de dominique bidou (ibis press, 2004).


  • Le Sahara n'est pas une étendue vide.
    C'est une zone désertique dans laquelle se rencontrent des hommes et des plantes. Et, depuis des millénaires, parce que des plantes y poussent, des gens y vivent. Ils se sont adaptés ensemble à des conditions écologiques difficiles. Ici les plantes et les nomades montrent la même discrétion, comme si, devant la puissance des éléments, nul ne pouvait tricher. Mais, que la pluie arrive et la joie partagée annonce le magnifique retour en force de la nature que suivra bientôt la floraison.
    Parcourir le désert permet de comprendre les usages que les Touaregs font de ces plantes alimentaires, médicinales et fourragères. Fleurs du Sahara s'ouvre sur une invitation au voyage botanique, à la découverte des plantes, et ethnobotanique, à la découverte des hommes. Après ce voyage, occasion d'approcher une nature particulière, l'ouvrage décrit et montre près de cent cinquante plantes que les familiers du désert sauront désormais reconnaître et nommer.

  • L'Europe présente une architecture paysanne aux formes très diverses, marquées notamment par les ressources naturelles, par l'histoire des grands empires, par les conditions sociales et par les modes familiaux d'habitation.
    Au moment où disparaît le monde paysan qui a été le bâtisseur de cette architecture et où l'Europe prend conscience de la diversité de son patrimoine culturel, ces différents types méritent étude et analyse. L'objet de ce livre est de préciser les raisons pour lesquelles, en un lieu donné, se trouve un type bien défini de maison paysanne. Il s'efforce aussi d'expliquer pourquoi l'aire d'extension du type s'arrête brusquement ou au contraire se dilue parmi des maisons d'un type différent...
    C'est aussi l'occasion de voir comment les matériaux, les fonctions et les solutions techniques, l'histoire et les conditions familiales et sociales donnent aux maisons paysannes d'Europe leurs caractéristiques architecturales.

  • Dès 1933, Théodore Monod insistait sur l'intérêt d'un voyage scientifique au Tassili des Ajjer dans le sud algérien qu'il tenait pour « une des régions les plus tourmentées et chaotiques qui soient [.] recelant de ravissantes pièces d'eau dans des coins de végétations luxuriantes ». Le Tassili exerçait sur lui une attraction particulière qu'il n'avait pas encore satisfaite. Au soir de sa vie, 65 ans plus tard, l'occasion lui est offerte de réaliser son voeu. En mars1998, invité par le Parc national du Tassili et par l'association « Les Amis du Tassili », Théodore Monod effectue un grand circuit, à la croisée de ses intérêts multiples, organisé en hommage à sa personnalité hors du commun, grâce à l'assistance de la société Sonatrach. A la recherche de la célèbre Monodiella, ce cheminement s'inscrit dans sa quête insatiable de chercheur, toujours aiguillonné par quelque nouvelle énigme saharienne. Pendant près de deux semaines, entouré d'une équipe attentive, il parcourt des lieux où gueltas, flore, gravures rupestres, réactivent sa curiosité. Les étapes sont connues : Alger, Djanet, le plateau du Tassili et ses gueltas vers le nord et vers le sud, Alidemma et l'erg Admer. Ce qui donne l'occasion de parcourir cette région et de découvrir ses oasis et ses richesses naturelles. Anne-Catherine Benchelah et Marie Maka invitent le lecteur à participer à l'un des derniers voyages du grand saharien que fut Théodore Monod. Au fil du récit sont rappelés quelques évènements notoires de la vie du savant en lien avec l'Algérie, et d'autre part, sa position vis-à-vis de la recherche, lui qui a été qualifié de « dernier des naturalistes ».

  • Phénomène économique et culturel de première importance à Bamako, la teinture à dessins réservés puise ses origines dans une longue tradition.
    Ces cinquante dernières années, elle s'est redéployée à la faveur de l'importation de tissus industriels et de colorants synthétiques supplantant le coton local tissé en bandes et l'indigo naturel. Mais loin de s'appauvrir, cet artisanat fait preuve d'une grande vitalité, combinant les techniques de réserve ancestrales aux procédés modernes de teinture.

    La diversité et la complexité des nombreuses étapes nécessaires pour transformer le basin blanc en boubou bien battu sont généralement peu connues. Cet ouvrage met en lumière la grande variété des techniques de réserve, créant au terme de longs et -minutieux processus, des décors éclatants, reflets d'une créativité collective incessante.
    Sous ces étoffes luxueuses, on découvre un monde de femmes et d'hommes travaillant sans relâche dans des conditions sociales difficiles.

    Pour pénétrer plus intimement cet univers de la teinture, Patricia Gérimont s'est immergée au sein d'une petite teinturerie dont elle dresse le portrait au travers de celui de ses acteurs : attacheurs, teinturières, batteurs. Car ce livre est aussi une histoire d'amitiés et de découvertes mutuelles.

  • Dans un décor paradisiaque, protégés par les barrières de corail, quelques peuples s'efforcent de vivre encore en toute liberté, avec la mer pour demeure. Alternant sédentarité terrestre et mobilité maritime, ils sont en symbiose avec la nature, utilisant avec habileté et frugalité les ressources de leur environnement.

    Habitués depuis toujours à ne prélever que le strict nécessaire, ils sont aujourd'hui sollicités par des commerçants sans scrupule et participent malgré eux à la destruction du milieu qui les nourrit.

    Progrès et mondialisation obligent, leurs activités tradition­nelles sont concurrencées par la pêche industrielle qui raréfie les espèces et incite les nomades à prendre des risques accrus en plongeant de plus en plus profond sans précaution.

    Ignorés et isolés pendant des siècles, demeurés à l'écart des conflits et heureux de jouir d'une existence autonome, ces gitans des mers sont de plus en plus vulnérables face aux mutations du monde. Ils sont désormais menacés par l'expansion touristique et par les incitations au développement émanant des pouvoirs politiques et des ONG.


    Patrick Blanche a partagé des moments forts de la vie des Vézos de Madagascar, des Bajaus d'Indonésie et des Mokens de Thaïlande. Son texte et ses photos nous font découvrir la vie simple et discrète de ces derniers nomades de la mer.

  • Ce livre vient à point pour rappeler l'actualité d'abd el-kader et la richesse de son message.
    Pont entre orient et occident, entre tradition et modernité, l'emir a frappé ses contemporains par la force de son caractère. aujourd'hui les historiens mettent l'accent sur les multiples dimensions de sa personnalité - chef militaire et homme de paix, écrivain et penseur, politique et mystique - qui a su prendre le meilleur de son temps sans jamais renier sa propre culture.
    Venant après de très nombreux ouvrages consacrés à l'emir, celui-ci, à travers textes, illustrations et documents dont certains inédits, rend compte de la richesse du personnage historique qui a marqué son époque et de la portée universelle de son message.
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  • Henri Duveyrier, l'explorateur du Sahara, aura été pour l'essentiel l'homme de deux livres étrangement antinomiques, l'idyllique relation d'une rencontre et, vingt ans plus tard, la transcription d'un cauchemar.
    Duveyrier avait vingt-quatre ans lorsqu'il publia, en 1864, Les Touareg du Nord, livre écrit au retour d'un voyage de trois ans dans le désert. Grandi dans le sérail saint-simonien, il avait rompu avec ses aînés sans renier leurs idéaux de fraternité universelle. Mais, la conquête coloniale étant en plein essor, l'heure ne resta pas longtemps à la fraternité. Vingt ans après, ne soupçonnant pas combien les Touaregs s'effrayaient de l'expansion française au Sahara, Duveyrier ne comprit pas pourquoi des hommes qui lui avaient fait si bon accueil lors de son premier séjour se montraient hostiles aux voyageurs qui se risquaient dans le désert.
    Et il pensa en avoir trouvé la raison : pas de doute, ils étaient travaillés par la propagande des Senoussistes, membres d'une confrérie musulmane à laquelle il prêtait une puissance et une malveillance infinies. Il avait consacré à la confrérie quelques pages inquiètes dans Les Touareg du Nord, mais, en 1884, il fut beaucoup plus péremptoire dans un écrit halluciné : La Confrérie musulmane de Sîdi Mohammed ben Ali Es-Senoüsî.
    Il en aura été de son destin comme de ses deux livres. Le tout jeune homme qui, le 13 mai 1859, partit de l'oasis de Biskra pour un voyage qu'il entreprenait " par amour pour la science et pour satisfaire une grande passion pour les découvertes des contrées lointaines " ne doutait pas des promesses que la vie semblait alors lui faire. Le 25 avril 1892, quand il s'engagea dans le bois de Meudon un revolver dans la poche, il avait eu le temps d'apprendre que la vie ne tient pas toujours ses promesses.
    Cette biographie suit Duveyrier dans son voyage parmi les Touaregs, dans l'écriture des Touareg du Nord, puis dans le triste cheminement qui l'a conduit de ce premier livre au second, puis au suicide.

  • L'objectif de cet ouvrage est simple : vous donner l'envie du développement durable.
    Ce n'est donc pas une encyclopédie sur le développement durable, ni un traité de morale. Bien sûr, il faut des repères, un langage commun, mais à trop chercher une définition exacte pour un mode de pensée, on se perd dans un maquis de concepts, de théories abstraites, sans doute utiles mais bien peu séduisants. Passons outre cette étape logique de la définition, et à peine armés de quelques idées simples, lançons-nous dans le feu du développement durable, nouveau mode de pensée, nouvelle philosophie de l'action.
    C'est ce que vous propose ce livre, qui voit le jour au lendemain du sommet de la Terre de Johannesburg. Une invitation à donner un sens aux termes développement durable, au jour le jour, dans les actes. Avec une conviction bien accrochée : que nous avons tous à y gagner. Alors, tous au développement durable !


  • l'oasis.
    c'est ici que vous atterrissez le plus souvent, et vous aurez sans doute la chance de vous promener dans la palmeraie. vous vous laisserez ensuite guider par le sillage des pasteurs, parmi les arbres et les arbustes. arbres et arbustes du sahara fait écho à fleurs du sahara qui traitait des plantes herbacées et des arbrisseaux. les auteurs, familières de ces régions, ont ajouté à leurs observations des informations sur les usages recueillies auprès des nomades et des oasiens au tassili, dans l'ahaggar, les massifs libyens, le niger.
    l'ouvrage s'ouvre sur un récit invitant le lecteur à la découverte de cette région et du lien vital qui, dans ces conditions extrêmes, lie les hommes aux arbres. ce récit est suivi par des notes sur le milieu environnant, sur la végétation des oasis, sur les usages des ligneux et de leurs sécrétions. les diverses espèces figurent avec leur description botanique, leurs noms vernaculaires et scientifiques et sont illustrées de nombreuses photos facilitant leur identification.



  • grâce à sa géographie, son relief, sa lithologie, ses sols, ses climats et bioclimats.
    le maroc abrite des milieux naturels extrêmement variés. ceci explique en grande partie la richesse de la biodiversité dont la flore et la végétation ont depuis longtemps fasciné tous les botanistes qui ont parcouru son territoire.
    après une présentation des milieux physique, biogéographique et écologique des habitats, l'auteur nous propose une synthèse des connaissances botaniques et une étude approfondie des associations végétales et des séries de végétation du maroc.

    sont ainsi documentés la flore, la végétation et les écosystèmes naturels marocains en mettant l'accent sur leur classification, leur composition, la description et la répartition biogéographique de leur composantes. sont signalées, également, les différentes utilisations des plantes.
    l'auteur, forestier, botaniste, écologue et phytoécologue, analyse les phénomènes et les causes de dégradation des écosystèmes forestiers, présteppiques, steppiques et spécialisés.
    par cet ouvrage, il apporte une contribution majeure à l'évaluation de l'état actuel d'une biodiversité qui ne cesse de s'appauvrir ; et il souligne l'importance capitale de la mise en application du réseau des aires protégées qui abritent l'essentiel de la diversité biologique. une série de propositions relatives à la préservation de la biodiversité et à la redynamisation des forêts sert de conclusion à l'ouvrage.


  • Ils dormirent, proches et séparés, alors qu'il eût si peu fallu dans leur émotion pour qu'ils se rejoignent.
    Se sont-ils rejoints, la jeune touarègue mariée sans l'avoir demandé et le responsable français auquel sa famille l'a unie ? Mais s'étaient-ils vraiment séparés, eux qui ont su se retrouver lorsqu'ils se sont perdus ? Singulier amour, leur attachement constant dans l'inconstance, dans l'approche de la décolonisation puis à travers les deux révoltes successives d'un monde touareg à la recherche de son identité.
    Ils furent l'un pour l'autre "l'homme d'amekessou", Paul, dans sa passion mais aussi dans son indécision, Lawa fidèle à jamais à sa montagne et à son peuple. Auquel des deux, ou à un tiers, laisser le nom qui pose l'énigme des croisements de leurs destins. Le roman débute au Nord Soudan (aujourd'hui Mali) dans les années qui ont précédé l'indépendance, dans ce temps singulier qui n'était plus tout à fait l'époque coloniale - car on la savait s'achevant - et pas encore celle de la naissance des nouvelles nations.

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