Bernard Pascuito

  • Ce roman est inspiré d'un fait divers authentique : la découverte du corps sans vie d'une très belle femme sur une plage de Long Island.
    Gloria Wandrous vit seule au milieu d'une cour d'amants dont le dernier en date Weston Liggett. Celui-ci comme les autres devient obsédé par cette femme aux moeurs sexuelles complètement libres. Victime de sa passion, il songe à tout quitter pour posséder Gloria et la traque dans les vingt mille clubs clandestins, les speakeasy, que contient New York.
    Cette femme moderne à l'écoute de sa sensualité bouleverse le monde bourgeois de 1930. John O'Hara s'est emparé de cette tragédie à la fin des années 30 avec la volonté de dépeindre la vie de débauche new yorkaise de la middle class au temps de la prohibition.
    L'enfer commence avec elle a été adapté au cinéma sous le titre de Butterfield 8 (La vénus au vison en français) par Daniel Mann en 1960. La magnifique Elisabeth Taylor y incarne le personnage de Gloria pour lequel elle a obtenu l'oscar de la meilleure interprète féminine.

  • Une succession de voix d'hommes et de femmes de tous âges. Précis de la vie quotidienne ou dramatique, ces 73 textes sont des petits croquis de gens plus moins ordinaires aux prises avec leurs doutes, leurs convictions, leurs failles, leurs forces et leurs petitesses. Dans chacun de ces polaroïds, les personnages s'expriment avec leur propre langage. Certains avec familiarité, d'autres avec retenue, ou encore naïveté, mauvaise foi ou élégance. C'est parfois drôle, parfois un peu moins. Il y est souvent question d'amour, de désamour, d'ennui ou de bonheur de la vie conjugale, mais aussi de ces moments insignifiants de l'existence qui nous révèlent autant que les grands rendez-vous. Les joies côtoient les peines, les vérités redressent les apparences, on se ment ou se livre sans pudeur comme on le ferait à un inconnu dont on se moque du jugement. On dit le faux pour adoucir le vrai, on hurle le vrai, fatigué par le faux, on fuit, on se repent, on ironise, on supplie, on se fâche, bref, on tente simplement de rester vivant. Et ce, autant dans le rire que dans l'amertume.

  • La veille de Noël, à la soirée du club sportif où fréquente l'aristocratie industrielle de Gibbsville, Julian English lance son verre à la figure de Harry Reilly pour rien, simplement parce que Julian en a assez de la figure de Harry. Et, par ce geste, apparemment dénué de sens, Julian a fixé sans le
    savoir ce rendez-vous qui ne saurait s'annuler. Il mettra deux jours à s'y rendre, pas plus. Et tout ce qu'il fera, la moindre de ses paroles, au cours de ces 48 heures, le rapprochera de l'inexorable inconnue. C'est en vain qu'il cherche un refuge dans l'amitié de ses copains, l'amour de sa femme,
    l'alcool en vain qu'il rend la route et s'évade ; lui-même, avec acharnement, déçoit sa femme et ses amis, leur livre de lui une image ignoble, et fausse ; il rebrousse chemin sans pouvoir s'enfuir et seul l'alcool lui est secourable, l'enveloppant de conscience, de torpeur, pour l'amener, insensibilisé, au 'rendez-vous'.
    John O'Hara décrit dans la majeure partie de son oeuvre la petite ville américaine de Pennsylvanie, Pottsville (transformée en Gibbsville dans ses romans) où il est né en 1905 et a grandi. Après des études médiocres, il est tour à tour secrétaire, mécanicien, steward, camelot, gardien de parc,
    ouvrier métallurgiste, reporter, avant de devenir scénariste et de publier en 1934 son premier roman, Rendez-vous à Samarra, considéré aujourd'hui encore comme un incontestable chefd'oeuvre.
    Ce roman sulfureux lui apporte une notoriété immédiate : admirations et controverses entourent ses descriptions très crues des rapports entre les sexes et de l'étroitesse des moeurs de la bonne société au coeur de l'Amérique profonde. Introuvable en France depuis 25 ans, Rendezvous à Samarra n'a pas pris une ride depuis sa parution, notamment grâce à une écriture à la fois
    cruelle et vigoureuse.
    « Si vous rêvez d'un roman magnifique, écrit par un auteur qui maîtrise parfaitement son sujet, lisez Rendez-vous à Samarra »

  • Autour d'une maison, « La Sauvagère » située à Etretat, en Normandie, trois narrateurs se succèdent, qui en sont trois propriétaires successifs. Le premier était un truand de haut vol. Le second n'avait jamais souhaité de mal à qui que ce soit. Le troisième a tout vu depuis le début. L'histoire se déroule sur une dizaine d'années.
    « La Sauvagère est une jolie maison en pierre, au bout d'un chemin, à Etretat. A l'époque, juste après son plus beau casse, Paul Serinen y avait rangé son revolver et fait construire une véranda. Là-haut, par une petite fenêtre ronde, on distingue même un bout de la mer.
    Les propriétaires suivants, Alice et Matthieu, étaient eux aussi tombés sous le charme, c'était devenu leur nid d'amour. Mais on n'habite pas l'ancienne tanière d'un voleur sans s'attirer quelques ennuis, surtout si la curiosité s'en mêle. Quand il s'agit de chevaux de course et d'urne funéraire, de pierres précieuses et d'humiliation, mieux vaut ne pas chercher à savoir ce qui s'est déroulé dans ces murs par le passé.
    C'était il y a presque dix ans, tout ça, et depuis peu, La Sauvagere m'appartient. Désormais, le dernier à en connaître toute l'histoire, c'est moi. »


  • francis scott fitzgerald (1896-1940) et sa ville frances scott fitzgerald (1921-1986) se sont écrit régulièrement pendant les quatre dernières années de la vie du romancier.
    des lettres graves, parfois sentencieuses, toujours sensées lorsqu'elles viennent du père, bien plus légères et, à l'occasion irritantes, lorsqu'elles viennent de la fille. toujours empreintes d'un amour et d'une sincérité sans bornes. pendant que zelda, l'épouse et la mère, abattue par la maladie, souffre le plus souvent en clinique, les fitzgerald père et fille tentent de tenir tête à la vie en s'accrochant l'un à l'autre.
    les lettres de scottie sont toutes inédites en france, et une grande partie de celles de scott n'avaient jamais encore été publiées.

  • Ring Lardner est considéré aujourd'hui encore comme le plus célèbre auteur américain de 'Short stories'. Journaliste sportif, écrivain, il a publié dans les plus grands journaux américains des nouvelles admirables toujours teintées d'humour, de cynisme et de désenchantement.

    Dans ce recueil, on retrouve des histoires culte : " Champion " ou les deux faces d'un boxeur adulé par son public. Midge Kelly, le héros parfait est en vérité une ordure de la pire espèce.

    " Le nid d'amour " : après qu'un homme ait vanté son bonheur conjugal et familial à son invité, celui-ci découvre, effaré, que le nid d'amour n'est que désolation. La maîtresse de maison a du mal à dissimuler son alcoolisme et son ennui, les enfants sont malheureux....

    Chacune des huit nouvelles publiées ici est une perle rare et il est plaisant de les redécouvrir, plus de quarante ans après leur première publication en France, dans une traduction révisée et modernisée par Anouk Neuhoff.

  • Fanny Hill est aujourd'hui considéré comme le plus grand livre érotique anglais de l'âge d'or du libertinage. Le personnage clé de Fanny Hill est en effet inspiré de Fanny Murray, prostituée de dix-sept ans qui était l'idole des aristocrates londoniens, tant son zèle au travail la consacrait de loin, chaque mois, meilleure employée de toutes les "maisons" britanniques. Sous la plume de Cleland, elle raconte ses expériences, décrivant son arrivée dans la capitale, son initiation dans un établissement fameux, puis sa spécialisation dans les orgies les plus débauchées. Ce faisant, elle délivre des conseils sur la manière de bien se conduire dans un lieu de plaisir ! L'audace du récit est telle que ce n'est qu'en 1963 que la Grande-Bretagne en autorisa vraiment la publication. Guillaume Apollinaire a livré la première édition très érudite de Fanny Hill, à qui il a donné ses vraies lettres de noblesse littéraire. Il en a livré les passages les plus compromettants... mais en notes de bas de page... Voici donc la première édition intégrale, non expurgée, publiée en français d'un véritable chef-d'oeuvre. Gageons qu'il met encore aisément le rose aux joues. Emmanuel Pierrat

  • D'abord reporter de faits divers et d'affaires criminelles, james cain (1892-1977) part pour hollywood en 1931 et devient scénariste pour les plus grands studios.
    à 42 ans, il publie son premier roman, son chef-d'oeuvre. car james cain, c'est d'abord l'auteur du facteur sonne toujours deux fois, plusieurs fois adapté au cinéma. c'est aussi l'écrivain d'assurance sur la mort, coups de tête ou l'extraordinaire roman de mildred pierce. c'est encore l'un des maîtres du roman noir dont albert camus ne cachait pas qu'il s'en était inspiré pour écrire l'étranger. les six nouvelles présentées ici ont toutes une histoire exceptionnelle.
    Publiées dans divers magazines, elles n'ont jamais été éditées aux états-unis. l'une d'entre elles, mort à la plage, avait même disparu depuis trente ans i voici donc un recueil culte où l'on retrouve certes le talent de james cain, plongé parfois dans un univers burlesque et caricatural (come-back, hip, hip, hippo, le visiteur), loin de son monde tout en noir.

  • Le roi du Congo

    Alain Berenboom

    1948.
    Le détective michel van loo, qui n'a jamais quitté bruxelles, est brutalement transplanté au congo belge. cerné par des coloniaux qui se méfient d'un flic venu de bruxelles, des indigènes travaillés par les premiers mouvements de libération et des espions soviétiques qui lorgnent l'uranium du katanga, michel van loo se sent seul. c'est sans compter sur le renfort inattendu de trois affreux nains, d'une shampouineuse futée et d'une bande de pieds nickelés congolais, qui vont l'aider à affronter le mystérieux roi du congo - héros national ou agent communiste ? - dont l'ombre menaçante plane sur le katanga.
    Après périls en ce royaume, on retrouve michel van loo dans un roman qui mêle exotisme et humour ravageur. et offre une radiographie décapante d'une colonie au bord de l'implosion en pleine guerre froide. peu de romans ont traité de l'épopée coloniale belge. celui-ci est un régal.

  • Sévillanes

    Jean Cau

    Ce livre est une déclaration d'amour-passion pour une reine, Séville, et une invitation à rêver en son royaume, l'Andalousie.
    Dans la plus haute lignée des écrivains français amoureux de l'Espagne - Mérimée, Gautier, Montherlant.- Jean Cau, au rythme de ses Sévillanes, voit et chante, offre et dévoile, sa Séville, son Andalousie, son Espagne, comme on le ferait d'une amante à l'égard de laquelle on éprouve une passion jalouse. Peintre, il peint la célèbre. Semaine Sainte sévillane avec un bonheur inégalé. Aficionado, il initie le lecteur au monde d'ombres et de lumières de la tauromachie à travers la plus fameuse des Ferias.
    Mais , et là est le sortilège du livre, Jean Cau, à propos de Séville en pleurs et en fêtes, fait l'école buissonnière pour raconter des « histoires », tracer des portraits, graver des caprices goyesques, donner vie à Dom Juan ou à ses émules toreros, évoquer le flamenco, inviter enfin à comprendre ce tragique que l'Espagne mêle toujours à son génie picaresque.
    Aussi bien Sévillanes, le plus beau chant qu'ait inspiré une terre étrangère, à l'amour sorcier (et sourcier) d'un écrivain français, est-il l'aveu secret d'un exil lorsqu'on a connu, là-bas, des paradis.
    Paru en 1987, Sévillanes est devenu un livre culte, que les Aficionados et les amoureux de Séville, recherchent avec passion quand ils n'ont pas la chance de le posséder. Toujours livre culte en Espagne, il est en effet introuvable en France depuis 15 ans.

  • La veille de Noël, à la soirée du club sportif où fréquente l'aristocratie industrielle de Gibbsville, Julian English lance son verre à la figure de Harry Reilly.pour rien, simplement parce que Julian en a assez de la figure de Harry. Et, par ce geste, apparemment dénué de sens, Julian a fixé sans le savoir ce rendez-vous qui ne saurait s'annuler. Il mettra deux jours à s'y rendre, pas plus. Et tout ce qu'il fera, la moindre de ses paroles, au cours de ces 48 heures, le rapprochera de l'inexorable inconnue. C'est en vain qu'il cherche un refuge dans l'amitié de ses copains, l'amour de sa femme, l'alcool.en vain qu'il rend la route et s'évade ; lui-même, avec acharnement, déçoit sa femme et ses amis, leur livre de lui une image ignoble, et fausse ; il rebrousse chemin sans pouvoir s'enfuir et seul l'alcool lui est secourable, l'enveloppant de conscience, de torpeur, pour l'amener, insensibilisé, au 'rendez-vous'.

    - Roman culte, introuvable en France depuis 25 ans, 'Rendez-vous à Samarra' n'a pas pris une ride depuis sa parution, notamment grâce à une écriture à la fois cruelle et vigoureuse.

    - Avec son personnage de Julian English, inoubliable et fascinant héros de roman à classer parmi les plus grands, O'Hara, dresse un portrait saisissant et très moderne de l'autodestruction d'un jeune homme bien sous tous rapports.

  • Lucine

    Ondine Khayat

    Lucine, le roman d'Ondine Khayat, nous invite sous la forme d'un témoignage à la fois romanesque et poétique à revisiter une des périodes les plus sombres de l'histoire du peuple arménien.
    Louise est une petite fille heureuse, passionnée de poésie, qui vit au sein d'une famille aimante. Une maison magnifique, un jardin bucolique, un frère, une soeur, puis soudain. l'horreur.
    L'année 1915 va sonner le glas de cette vie édénique, apportant avec lui des mots inconnus jusqu'alors : oppression, souffrance, massacre. génocide.
    C'est le roman de toute une vie, celle de Louise, qui se déroule sous nos yeux. Une saga baignée dans le sang, l'amour perdu, la haine, le viol, la violence , l'espoir aussi.
    D'un trait de plume dont la sensibilité et la poésie déconcertent tant elles contrastent avec la violence et le réalisme saisissant de certaines images, l'auteur nous raconte l'histoire de cette vie brisée. Une quête entre le souvenir du bonheur passé et l'espoir de retrouver un jour ce que le premier génocide du XXème siècle a emporté avec lui.

  • Sous la lumière de la lune, un homme s'enfuit à ski au bord d'un glacier devant l'hélicoptère qui le traque. Biologiste de génie à l'aube d'une reconnaissance mondiale, Romain Martonne est devenu paria de l'humanité.
    Martonne, 40 ans, vient de découvrir une molécule qui va révolutionner le traitement du cancer du poumon, le Néfédron. L'annonce de la prochaine mise sur le marché de ce médicament suscite une vague de convoitise des majors de la planète, en particulier celle du géant Ellsner.
    P.D.G. du numéro deux mondial de la pharmacie dont le siège est à Berlin, avide d'en devenir le numéro un, le mogul Calixte Ellsner a décidé d'absorber le petit labo indépendant de Martonne et de s'approprier sa molécule. Bien que le développement de son médicament-miracle l'ait poussé au bord de la faillite, Martonne refuse.
    Patron despotique, personnage pervers, habitué à ce que rien ni personne ne lui résiste : Ellsner décrète la perte du jeune biologiste. Il invente un processus démoniaque pour saboter son laboratoire. Martonne devient la cible de la Justice. Est-il coupable ? Pour démontrer son innocence et garder les mains libres afin de confondre Ellsner, Martonne échappe aux poursuites. Il s'enfuit. Mais la cavale éperdue qui le mène à ski au coeur des Alpes lui réserve d'autres pièges, pires encore.
    Dans sa vie personnelle, une blessure ouverte ronge Martonne. Sa femme, Dawn, une américaine rencontrée au Japon, a disparu. Un ami, Stefano, un photographe italien, paparazzo sur les bords, joue un rôle ambigu auprès du couple. Peu à peu se démêle l'écheveau des étranges relations qui lient le trio.
    Du Japon à Djibouti, de Saint-Petersbourg à Rotterdam, de Berlin au Caire, du Languedoc aux glaciers des Alpes, l'action de ce roman nous embarque dans ses multiples rebondissements. Un drame qui nous empoigne par la puissance évocatrice de ses images.

  • Un triomphe

    Eric Neuhoff

    25 ans, rien que du malheur. Ça n'est pas tout à fait exact. Les années 70 n'étaient pas si dures à supporter, allons. Pas de vapeurs. Les jeunes gens ne savent pas où ils en sont. Ils ignorent s'il vaut mieux entrer aux Bains-Douches ou à la Pléiade. Tous leurs malheurs viennent de là. Ils confondent Isabelle Adjani et Anna Karénine. Ils ont cru que le cinéma était plus important que la vie. Ils se sont pris pour Drieu La Rochelle et ils ne se sont pas suicidés. Ils aiment Fitzgerald et ils n'ont pas rencontré Zelda. C'était d'une injustice. Il leur restait les livres, les leurs, ceux des autres, les films. La politique, au fond, ils s'en foutaient. Ce qu'ils voulaient ? Etre riches et célèbres, comme dans les films de Cukor. L'époque ne s'y prêtait pas. J'ai repensé à tout ça. Peut-être que ça m'a fait mal. Le plus souvent, ça m'a fait ricaner. Un triomphe est l'histoire de cet éclat de rire. La gorge serrée.

  • Un pain de dynamite dans une bonbonnière. Tel était Pierre Desproges, né le 26 octobre 1975 sur le plateau du "Petit Rapporteur" et mort d'un cancer le 18 avril 1988.
    On se souvient de ce misanthrope-humaniste, du raciste-anti-raciste, héritier de Swift, contemporain de Coluche et de Le Luron. On n'a pas oublié le procureur haineux des "Flagrants délires", ni l'incomparable Monsieur Cyclopède qui répondait gravement à des questions définitives du genre : "Comment vieillir sans déranger les jeunes ?" Qui était Desproges avant Desproges ? Dominique Chabrol, son biographe, est parti à la recherche d'un gamin de Paris. Il a retrouvé un enfant radieux, un adolescent désoeuvré, un homme sans avenir jusqu'à la trentaine. Plus de vingt ans après sa mort, Desproges est de plus en plus neuf, détenteur d'un humour et d'une noirceur désormais uniques. Dans cette biographie qui se lit comme un roman, Chabrol raconte aussi Desproges après Desproges. Un homme qui a son passé devant lui.

  • Un peu de couleur locale

    Henry

    Non seulement l'humour de O.Henry ne se démode pas mais il reste toujours inattendu. « Un peu de couleur locale », « Une secrète idylle », « Le tourbillon de la vie », et toutes les nouvelles qui les accompagnent, lui permettent, à partir de situations étranges, de ponctuer chaque histoire d'un de ces coups de théâtre dont il avait le secret.
    Si pour la rapidité d'écriture, O.Henry était comparé au russe Anton Tchekhov, l'énergie tout comme le ton humoristique qui imprègnent ses textes trahissent l'influence des deux grands auteurs américains que sont Mark Twain et Ambrose Bierce.

  • Alain berenboom mène une drôle de vie : avocat spécialiste des droits d'auteur et de la propriété intellectuelle, professeur de droit à l'université libre de bruxelles et administrateur de la cinémathèque royale de belgique, il est aussi chroniqueur au quotidien le soir. comme il lui reste un peu de temps libre, il a déjà écrit six romans impertinents, drôles et acides.

  • Servi froid

    Robert B. Parker

    Lorsque son partenaire, Hawk, est blessé et laissé pour mort alors qu'il tentait de protéger le bookmaker Luther Gillespie, Spencer s'embarque dans une enquête angoissante tandis que son ami lutte contre la mort. Très vite, Spencer découvre l'implication dans cette affaire de la pègre ukrainienne qui contrôle toute la ville de Marshport. Il se voit contraint d'employer des méthodes contestables pour mener à bien le défi lancé aux criminels qui s'en sont pris à la vie de Hawk.

  • Claire en quête

    Garde

    Le matin de ses huit ans, Claire s'éveille au milieu d'un étrange brouillard. D'autant plus étrange puisqu'elle est la seule à pouvoir le voir. Est-ce le passage de la septième à la huitième année qui en est l'origine ? Peut être mais pour quelle raison ? Claire, pour le savoir se lance dans une véritable enquête.

  • La loi de Georgia

    O. Henry

    Non seulement l'humour de O.Henry ne se démode pas mais il reste toujours inattendu. Ces huit nouvelles brillent comme des pépites d'humour, de tendresse et aussi d'humanité. O. Henry a l'art de nous faire passer des larmes au rire en un tour de phrase. Même si elles sont toutes bonnes à lire, nous gardons un attachement particulier au Cadeau de Noël et au Succès du sacrifice.
    Si pour la rapidité d'écriture, O.Henry était comparé au russe Anton Tchekhov, l'énergie tout comme le ton humoristique qui imprègnent ses textes trahissent l'influence des deux grands auteurs américains que sont Mark Twain et Ambrose Bierce.
    · Inédites en français, les huit nouvelles présentes dans ce recueil font partie des meilleures qu'O.Henry ait jamais écrites.

  • Yvonne

    Eugène Dabit

    Eugène Dabit (1898-1936) a grandi dans les faubourgs parisiens. A son retour de la guerre en 1919, animé par la vocation de peindre, il a exposé avec Modigliani, Soutine, Utrillo et d'autres. C'est seulement en 1926 qu'il s'oriente vers la littérature, après avoir découvert des auteurs parmi lesquels Jules Vallès. Alors qu'il s'apprêtait à publier L'Hôtel du Nord, roman qui donna dix ans plus tard le film devenu culte de Marcel Carné, il écrit plusieurs récits, dont Yvonne, resté inédit. Les personnages de Dabit, tout en nuances, illustrent à merveille la grisaille d'existences anonymes des années 1920. Eugène Dabit est mort à l'âge de trente-huit ans, au cours d'un voyage en URSS.

  • Appelé à la rescousse par le directeur d'une troupe de théâtre qui pense être suivi, le détective Spenser débarque à Port City, une ville près de Boston qui héberge une forte communauté chinoise. Le soir même, un acteur est tué en pleine représentation sans que son assassin ne laisse le moindre indice. Débute alors une enquête plutôt épineuse qui conduit Spenser à interroger
    l'épouse du riche propriétaire d'un restaurant chinois, Lonnie Wu. Dès le lendemain, il reçoit la visite du mari, flanqué de deux jeunes tueurs à gages chinois : il lui ordonne de ne plus remettre les pieds dans la ville.
    La partie s'annonce serrée. Spenser embauche alors deux gros bras pour affronter la mafia chinoise des tongs qui se sert d'émigrés clandestins pour régler ses comptes. Tentant d'interroger les habitants du quartier chinois de Port City, il se heurte à la loi du silence et échappe de justesse à un guet-apens monté par le redoutable gang des Dragons de la Mort.
    Une fois de plus, la police locale n'intervient qu'après-coup... S'ensuit une avalanche de rebondissements : l'enlèvement d'une comédienne à moitié psychopathe et de la troupe de théâtre de Port City, le meurtre inexplicable du caïd chinois Lonnie Wu. Une entrevue a finalement lieu entre Spenser et le grand patron de la mafia chinoise. Le suspense est à son comble lorsque le
    détective se rend compte que l'assassinat de Lonnie Wu ne peut pas être le fait des gangs...
    A propos de La femme perdue, Arnaud Faugère écrivait dans Paris Normandie « Robert Parker se révèle humaniste éclairé en perdition sous la férule des culs bénis, décrit le ghetto hispano avec beaucoup de justesse - sans morale et sans jugement péremptoire ».
    Robert B. Parker est considéré aux Etats-Unis comme l'un des auteurs vedettes du polar. Il a publié plus de 25 romans, tous des succès et tous traduits à l'étranger. Il a longtemps été publié en France dans la Série Noire et c'est lui qui, il y a dix ans, a été choisi par les héritiers de Raymond
    Chandler pour terminer le seul roman inédit de celui-ci. Une ombre qui passe marque le grand retour du Détective Spenser.


  • georges a vingt ans.
    il livre le pain, ramasse les petites annonces en vespa et il est amoureux de la plus belle fille du monde (ou à peu près), louisa. une drôle de fille qui se dérobe et cache une double vie. georges s'occupe aussi de son grand-père, léo malgudi, fou du hollywood des années cinquante (et du genièvre). n'oublions pas son meilleur ami, ahmed, ennemi farouche de l'amérique de monsieur bush. bref, il est un peu perdu georges au milieu de toutes ces histoires qui se télescopent.
    pourquoi se met-il à écrire une biographie d'une star américaine oubliée, james stewart ? jimmy stewart, acteur fétiche de hitchcock et de capra, et dont la vie, telle que georges l'imagine à travers ses films, croise étrangement la sienne. c'est un roman décalé et drôle qui réussit à approcher la légèreté des comédies de capra ou de lubitsch sans verser dans la mélancolie d'un âge d'or révolu.

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