Kenneth White

  • Gary Snyder

    Kenneth White

    Biorégionalisme, bouddhisme zen, poésie chinoise, sens des lieux, animalité, métaphysique... : plus la pensée écologiste se développe, et plus l'oeuvre de Snyder, riche de résonances contemporaines, apparaît comme prophétique.
    Cette oeuvre fertile est indissociable d'une vie marquée notamment par la participation au mouvement beat, par une décennie au Japon comme moine bouddhiste, et par l'engagement dans un lieu et un engagement communautaire, une vallée retirée de Californie.
    Sa sortie du système social, culturel et économique occidental apparaît comme un geste fondateur de l'écologie.
    Par sa proximité sensible et théorique avec Snyder, Kenneth White restitue ici comme personne les grandes lignes d'un destin où les motifs biographiques se mêlent aux motifs poétiques et politiques.
    Cette biographie poétique constitue à la fois une porte d'entrée et un complément à son oeuvre.

  • En 1990, cent ans après Edmond de Goncourt, auteur de la première monographie européenne jamais consacrée à un peintre japonais, Kenneth White estimait que « les temps étaient sans doute mûrs pour un essai (genre à la fois informé, pensant, poétique et rapide) sur Hokusaï, qui, tout en puisant dans une masse énorme d'études historiques, socioculturelles et iconographiques, essaie de dégager l'espace propre à Hokusaï et d'ouvrir des perspectives ». C'était nommer à la lettre son ambition et son accomplissement.
    Trente ans plus tard, cette coupe transversale dans l'oeuvre de l'artiste continue de fournir une introduction idéale.

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  • Difficile d'imaginer une ouverture au monde plus grande que celle qui se trouve dans ce parcours d'écriture tracé à travers tous les livres de poèmes de Kenneth White. En fait, chez cet poète au long cours, l'imagination s'efface devant l'investigation et l'expérience. Sa poétique explore un espace en dehors des lieux communs et des codes tout en s'affranchissant des illusions que l'humanité s'est inventées pour s'assurer un au-delà : la mythologie, la religion, la métaphysique, voire le sens de l'histoire. Il s'agit avant tout, dans cette oeuvre sans concession, mais non sans humour, de maintenir, face au théâtre du monde, une distance et un silence où l'être peut encore accéder à une vraie présence, à une plénitude.
    Intellectuel nomade qui suit des circuits inédits, fondateur du mouvement géopoétique, Kenneth White s'affirme, par les perspectives multiples qu'il a mises au jour, comme l'un des créateurs les plus éclairants et les plus décisifs de l'époque. Solitaire, en son « atelier atlantique » de la côte nord de la Bretagne, il est pourtant au coeur de tous les grands questionnements et sa poésie, qui prend souvent la forme d'un livre d'heures, se révèle un puissant viatique.

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  • Kenneth White nous conte le récit d'un voyage qu'il effectua pour atteindre le Nord rugueux et sauvage du Japon : Hokkaidô, ses ports et ses montagnes. Point de départ : Tokyo, la ville tentaculaire.
    Après quelques jours passés à s'imprégner des signes de cette ville chaotique, l'auteur part sur les traces du poète zen Bashô jusqu'à Hokkaidô, cette terre que les Japonais ont conquise sur les Aïnous, un peuple de pêcheurs et de chasseurs implanté au nord du Japon et à l'est de la Russie, et où, chaque année, des cygnes sauvages migrent depuis la Sibérie. Dans un registre unique alliant expérience physique, poésie dynamique, pensée vive, le texte rapide et à niveaux multiples de White est plus qu'un livre de voyage, c'est un livre qui ouvre un espace de vie profond et intense.

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  • La route bleue

    Kenneth White

    Dans La Route bleue, Kenneth White part à la recherche du Labrador, territoire canadien fantasmé depuis longtemps. Nous le suivons dans son périple depuis Montréal. En chemin, il rencontre des Amérindiens, des mineurs, des chasseurs, des descendants d'Écossais, de jeunes Pocahontas, de vieux chamans. Il visite les mines et les réserves, écume les bars, scrute les paysages et écoute le monde. Plein d'humour et de poésie, ce récit de voyage est aussi un texte d'initiation. Le routard qui nous parle est un intellectuel nomade et inversement : aux petits tracas quotidiens du voyageur, aux dialogues truculents avec Eskimo Joe ou d'autres personnages hauts en couleurs, alternent rêverie philosophique et références à une constellation d'écrivains et de penseurs libres.

  • Un monde à part se pense comme une traversée, à la fois de territoires et d'époques, un cheminement à travers la notion de « géopoétique » dont KennethWhite est l'instigateur. Fidèles au désir de « nomadisme intellectuel » qui porte l'auteur depuis ses débuts, les textes rassemblés dans ce recueil sont le reflet de son immense curiosité (littérature, géogaphie, cartographie, histoire ou encore philosophie) et de ses connaissances multiples. Parsemés d'éléments bio-graphiques qui dessinent aussi un portrait en creux de leur auteur, ils sont comme autant de pérégrinations géographiques et intellectuelles qui emmènent le lecteur d'une « éloge de la cartographie » à une « une cartographie psycho-historico-culturelle-intellectuelle de l'Écosse » en passant par des «investigations et expériences sur les chemins du monde » (la côte balte, la mer Noire, les rives du Gange...). Autant de façons de faire du territoire le personnage central de ce « monde à part », qui n'est autre que le monde dans lequel nous évoluons. Kenneth White le donne à lire par le prisme de savoirs variés, et d'un contact « direct », curieux et explorateur. Il crée ainsi un territoire de pensée qui lui est propre, et qui dessine une approche résolument singulière du monde.

  • On sait l'influence grandissante qu'exerce en France l'oeuvre de Thoreau, dont les éditions Le mot et le reste se sont fait une spécialité. Or, l'auteur qui a peut-être contribué le plus à cette influence souterraine depuis son installation en France à la fin des années soixante, est Kenneth White, lui-même auteur de nombreux ouvrages. Dans ce livre, il a rassemblé, retravaillé, en leur donnant un ordonnancement inédit, une dizaine de ses essais sur Thoreau les plus explorateurs. Le résultat est un volume compact, constituant non seulement l'étude la plus pénétrante qui soit sur l'auteur américain, mais qui, à travers Thoreau, ouvre un espace de vie et de pensée dont le monde contemporain a, de plus en plus manifestement, besoin.

  • Kenneth White nous emmène sur les petites îles de l'Atlantique tropical, cet archipel à la courbe gracieuse qui s'étend de la côte du Venezuela à la Floride : les Antilles. Il les a fréquenté de longues années durant, sillonnant l'espace marin, les arpentant à pied.
    Tout commence dans l'Archivo General de Indias à Séville, où White tombe sur un vieux livre où il était question des premières approches de ces îles : la Deseada, Marigalanta, La Dominica, Barbados etc. C'est comme une musique lointaine à ses oreilles. L'Archipel du songe est une histoire de migrations, de langues diverses, de rencontres avec des conteurs et des pêcheurs, d'expériences diverses vécues à travers les territoires, de moments de sensation et d'extase dans des solitudes en compagnie d'iguanes et de flamants roses.

  • Les leçons du vent

    Kenneth White

    • Isolato
    • 7 Juin 2019

    Ce livre prolonge les Lettres aux derniers lettrés, essais parus en 2017 à nos éditions et consacrés à la littérature mondiale. L'auteur ouvre ici ce champ par une grande série d'essais, brefs et percutants, sur de nombreux écrivains à travers l'espace et le temps , notamment : London, Rictus et Richepin, Stevenson, Kipling, Byron, Lowry, Saint-John Perse, Césaire, Léopold, Jeffers, les Troubadours, Tchékhov, Lichtenberg, Leopardi, Whitman...Ces variae, tout en rendant hommage à ces écrivains, prolongent leur pensée en ouvrant un très large espace, une « cosmolittérature » .
    Il ne s'agit pas seulement ici d'essais littéraires mais, pour le lecteur vagabond, d'une véritable navigation hauturière de l'esprit.

  • André Malraux déclarait qu'après les grandes affres politiques du XXe siècle, le XXIe siècle serait spirituel ou ne serait pas. Tout en analysant la situation historique à sa manière, Kenneth White propose autre chose : une ouverture au monde, un renouvellement de l'expression sous toutes ses formes : un nouveau fondement culturel, pour lequel il a inventé le concept et le terme de géopoétique. Cet essai examine ce concept des points de vue scientifique, philosophique et littéraire, suit quelques itinéraires individuels (La Pérouse, Humboldt), salut l'oeuvre de quelques grands compagnons de route (Thoreau, Cendrars, Kazantzakis...) et déploie la première cartographie d'un (nouveau) monde, tout en situant les idées et les pratiques de la géopoétique dans notre contexte sociopolitique actuel.

  • En tout temps, le propos de toute poétique lucide et conséquente a été de créer un rapport substantiel entre l'être humain et la Terre.
    À une époque où l'on parle de sauver la planète, où les discours écologistes abondent, manque, de toute évidence (mais qui sait voir?) une parole à la fois profonde, intellectuellement et culturellement fondée, et spacieuse, c'est-à-dire faisant respirer l'esprit.
    Les livres publiés par Kenneth White au Mercure de France depuis la fin du XXe siècle - Les Rives du silence, Limites et Marges, Le Passage extérieur, Les Archives du littoral - vont tous dans ce sens.
    C'est dans ce Mémorial de la terre océane qu'ils trouvent leur apogée.

  • Kenneth White a traversé de nombreux territoires au fil de ses livres et se concentre ici sur la France, sa terre d'élection. Comment écrire afin de découvrir du réel à chaque pas ? Au moyen d'une prose qui ne soit pas confinée au roman, avec toujours en tête la volonté de traduire une connaissance scientifique en un langage vivant, un gai savoir. C'est cela qu'il expérimente dans ces pages. En commençant par la côte normande, puis en montant dans le Morvan avant de plonger au fond du Périgord. Ensuite, ce sont les Pyrénées et les Cévennes, l'Ardèche, la Lozère. Plus au sud, la Provence et la Narbonnaise. Enfin, un long périple sur la côte atlantique, depuis Biarritz et Cap-Breton jusqu'aux pointes du Finistère. Et pour terminer, une traversée outre-mer, vers l'arc des petites Antilles.

  • Huit essais percutants constituent ce livre d'une grande ampleur. Il est basé sur une analyse radicale du contexte culturel et intellectuel contemporain (à partir notamment des oeuvres d'Arnold Toynbee et d'Adam Smith...) puis sur une exploration approfondie et personnelle de la notion de « littérature mondiale » lancée par Goethe au dix-neuvième siècle. White se concentre ici, fondamentalement, sur le concept même de « monde » dans la perspective de sa pensée géopoétique.
    On trouvera également dans ces essais l'esquisse d'une autobiographie littéraire et intellectuelle.
    Que l'on ne voie surtout pas dans le titre de ce livre une lamentation ou une provocation mais seulement la perception lucide que les lettrés de haut vol sont devenus rares, et le seront encore plus dans l'avenir. C'est pourtant chez eux que se maintiendra la vraie vie de l'esprit.

  • Paru pour la première fois en 1978, Dérives retrace « les années de la grande dérive » dont Kenneth White fait l'expérience. Au départ, le besoin de sortir des codes et des structures, de recommencer à la base. D'où une suite d'errances et d'expériences, de rencontres lumineuses avec des poètes, musiciens, junkies, amantes, d'abord en Grande Bretagne, dans un Londres underground, un Glasgow labyrinthique, avant de poursuivre la quête dans un Dublin secret, avec toujours dans l'air une musique faite de blues, de rock, de raga, et de cris de mouettes. Puis c'est le Continent, à travers un Anvers fumeux, un Amsterdam métaphysique, un Barcelone délirant, un Marseille lumineux. Et, terre ultime, l'Afrique du Nord : le désert, le sable immémorial, le vent du vide, le silence.

  • Les voyages de Kenneth White sont plus que des voyages, ce sont des itinéraires de l'esprit. Et son écriture, jamais seulement descriptive, ouvre un champ d'énergie. Cette fois, le territoire, c'est l'océan Indien, tout ce splendide espace qui s'étend entre le mince détroit de la mer Rouge et l'ample golfe du Bengale : moussons et volcans ; requins et tortues ; épices et aromates. Et les compagnons de route sont, ici, des naturalistes fervents et quelques rares philosophes, là, des pêcheurs, des vagabonds, des hors-la-loi et des solitaires.
    Parcours d'île en île, certaines grandes et diversement peuplées, d'où des tableaux vifs, drôle et en couleur de politiques, de cultures et de moeurs, d'autres à peine plus que des bancs de sable hantés par des oiseaux migrateurs.

  • À l'époque où, depuis Newark, il se lance dans la poésie, Ginsberg est le « rejeton d'un hasard obscène », un « Juif bouddhiste » dont les « parents étaient slaves », marqué par une profonde expérience de l'aliénation, et porteur d'un « rêve étrange dans sa chair ». Il est de « la viande pour la Synagogue jetée sur le pavé ».
    Cette biographie d'un poète par un autre poète est est à la fois généreuse et férocement perspicace. White raconte avec verve le parcours spirituel, politique et poétique de ce «Juif bouddhiste Russe Américain» dont l'oeuvre est finalement structurée par l'aspiration profonde, au milieu du chaos, à atteindre l'harmonie de la «nature fondamentale».
    Le fondateur de la géopoétique scanne la vie et l'oeuvre de Ginsberg au travers de motifs plus vastes, qui donnent à cette biographie intellectuelle toute sa portée. Comment la «psychose américaine» de Ginsberg s'inscrit-elle dans l'histoire poétique et politique en sol américain ? Par-delà l'imagerie beatnik, Ginsberg n'est-il pas l'héritier obscur du projet poétique «cosmique» ouvert par Walt Whitman à la fin du 19e siècle ?
    Sa quête furieuse de guérison apparaît comme un motif poétique et politique majeur.
    Une voix dans le supermarché est l'un des pans d'une vaste fresque américaine intitulée Le Gang du Kosmos (Wildproject, 2014).

  • Ce monument consacré à la civilisation américaine au 20e siècle consiste en une étude approfondie de l'oeuvre et la vie de 4 poètes essentiels : Allen Ginsberg, Williams Carlos Williams, Gary Snyder, Robinson Jeffers.
    Ces 4 figures majeures de la littérature moderne prolongent ce qui est pour White le thème structurant de la poésie américaine, posé par Walt Whitman au 19e siècle : le retour, au coeur de la société industrielle, du sens du kosmos comme enjeu poétique dominant. Pour White, ces 4 poètes poursuivent «la ligne whitmanienne».
    Pour chaque poète, White propose une biographie détaillée, érudite et souvent drôle, mêlée à l'exploration intime de l'oeuvre. L'ensemble forme un autoportrait saisissant de Kenneth White, où les lecteurs retrouveront tous les thèmes ultérieurs de son oeuvre. Entre sensibilité européenne et américaine, le gang du kosmos est un essai narratif limitrophe, «transatlantique», au plus proche de la ligne éditoriale de Wildproject

  • Prenant pour point de départ le grand port du Pacifique Nord, il trace un itinéraire qui longe le littoral de la Colombie-Britannique avant d'atteindre la péninsule de l'Alaska, en passant par Juneau, la capitale des affaires, et Skagway, longtemps le fief de l'escroc Soapy Smith. En route, dans le style vif et allègre qu'on lui connaît, il esquisse des portraits de coureurs de bois français, d'environnementalistes tels que l'Écossais John Muir, tous suivant des pistes d'ombres et de lumières sur fond de vie sauvage, et de vie autochtone, celle des Kwakiutlset des Tlingits. Les livres de voyage de Kenneth White sont des navigations mentales, des initiations à des états-limites de l'existence et de la conscience. Cet ouvrage inédit en est un exemple éminent et frappant.

  • Nouvelle édition, revue et augmentée, d'un livre paru en 1995 chez Actes sud, sous le titre de Déambulations dans l'espace nomade Notes, fragments sur l'art nomade, le nomadisme intellectuel, aux sources de différentes cultures. . Nombreuses évocations et citations d'artistes, d'écrivains et penseurs et d'anthropologues. Ce livre s'inscrit dans la lignée des grands essais de White (La figure du dehors et L'esprit nomade), et constitue en quelque sorte le versant "esthétique" de sa pensée géopoétique.
    Un dossier iconographique, pensé comme support de méditation, suit le texte.

  • Dans son prologue, l'auteur définit Borderland comme « un manifeste des marges ». À la première lecture, les dix-sept chapitres de l'ouvrage pourraient paraître comme autant d'éclats dont on ne perçoit pas immédiatement le développement organique. Voilà des pistes - parfois extravagantes, un terme que l'auteur affectionne - destinées à suggérer une « lointaine possibilité » pour sortir de « l'aliénation totale ». Dans ses livres tels que Le Plateau de l'Albatros, introduction à la géopoétique et Au large de l'Hisoire, White fait une analyse clairvoyante de l'état du monde et dresse la cartographie d'une ouverture possible. Borderland peut être considéré comme une extension, plus ancrée dans l'actualité et dans l'environnement immédiat, de ces grands livres perspectivistes et théoriques.
    Ce n'est pas pour rien que le livre est dédié à Desiderius Erasmus (Éloge de la folie), et à Nikolai Gogol (Le Journal d'un fou). Le tout dans une atmosphère de résistance rieuse et de sagesse salée.

  • Le grand rivage

    Kenneth White

    • Isolato
    • 3 Juin 2009

    Considéré comme un des grands poèmes du XXe siècle, Le Grand Rivage fut composé à Édimbourg à la fin des années soixante en l'espace de trois semaines de concentration intense. Kenneth White se trouvait alors à un moment crucial de son itinéraire, dans une période de transition. Le poème est à la fois un survol de ses acquis, un cheminement existentiel, et l'esquisse de la nouvelle cartographie mentale qui se dessinait dans son esprit. Quant au rivage en question, si c'est d'abord la côte atlantique de l'Écosse, c'est avant tout le lieu anonyme d'une rencontre de forces, de formes et de rythmes. l'effort de saisir et de dire cela tout le foisonnant univers que l'homme quelquefois si peu rassemble

  • La Figure du dehors introduit à un espace aujourd'hui plus nécessaire que jamais.
    C'est un livre-clé, qui a ouvert tout un nouveau champ de littérature et de pensée.
    Initialement publié en 1982, ce livre a servi de vade-mecum à plus d'une génération de lecteurs, révélant des auteurs tels que Henry Thoreau, Victor Segalen, ainsi que la pointe la plus avancée de la poésie américaine, de Pound à Olson.

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