Geneviève Brisac

  • « J'avais treize ans, et fini de grandir. On mange pour grandir. Je ne grandirai plus, m'étais-je dit. Je ne mangerai plus que le minimum. Ce qu'il faut pour durer. Cela faisait comme un champ d'exploration immense, la découverte d'un territoire sauvage et secret. » Nouk croit reprendre le contrôle de sa vie en cessant de s'alimenter. Elle découvre le plaisir inavouable d'être la plus forte, et de mentir, mentir, mentir jusqu'au vertige.

    Avec ce roman pur et violent, devenu un talisman pour plusieurs générations de lectrices et lecteurs, Geneviève Brisac obéit à une seule exigence : dire la vérité, quoi qu'il en coûte.

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  • Olga lisait sous un cerisier. Soudain, elle entendit une voix nasillarde.
    " Urgence ! " disait la voix.
    Olga regarda autour d'elle. Un canard battait des ailes.
    " Tu n'as pas de coeur, ou tu es sourde, ou les deux ? J'ai crié urgence, Urgence ! Tu ne connais pas ce mot ? Ca veut dire qu'on a besoin d'aide.
    - OK, répondi Olga.
    - Suis-moi", dit le canard au caractère autoritaire.

    Une coédition France Inter et Michel Lafon.

  • Eugenio fait tourner sa mère en bourrique : il demande, il exige, il obtient. Tout cela n'est pas bien méchant, mais Nouk est inquiète : et si elle n'était pas à la hauteur de son fils, si lucide, si mature ? Famille et amis s'en mêlent : coupable d'avoir divorcé, mère d'un enfant-roi, trop laxiste, pas assez attentive, Nouk est montrée du doigt. Pourtant elle n'a besoin de personne. Juste de son fils...

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  • Elle part sur les traces de sa mère, cette Mélini qui ne veut rien savoir de son passé, préfère rêver sa vie et ne sait ni les mots ni les gestes de l'amour maternel. Mélini fume comme un pompier, tape à la machine, vole dans les magasins. Elle aime les romans policiers, la bière. La pensée de la mort la fait rire. La fille raconte la mère dans son exaspérante excentricité. Sa liberté absolue.

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  • Une romancière rencontre sa voisine. Celle-ci veut lui parler de Charlotte Delbo. Peu à peu, elle livre le récit de sa propre vie. Elle : Jenny, fille de Juifs polonais assassinés pendant la Seconde Guerre mondiale. À travers les humiliations, le deuil, mais aussi l'amitié et les combats, se dessine le portrait d'une enfant devenue une femme libre et rebelle, qui n'a jamais perdu le goût de la vie.

  • « Comment dire mieux ce travail de Sisyphe : remettre à l'honneur ces grandes écrivaines, nos aînées, celles à qui nous devons la force et le courage d'écrire ce que nous voyons, ce que nous sentons, ce que nous savons, et qui, décennie après décennie, sont renvoyées à leurs ténèbres, oubliées, effacées encore et encore. Celles à qui nous devons la force et le courage de décrire ce recoin de perplexité où rien n'est majestueux ni symbolique, mais où tout est important, les soupirs, les rhumes, les agonies, les bains de mer ».

    Dans la nouvelle édition, révisée et augmentée, de La Marche du cavalier, Geneviève Brisac explore les oeuvres de Christiane Rochefort, Doris Lessing, Natalia Ginzburg, Vivian Gornick... Un regard singulier sur les femmes et l'écriture, une invitation à lire autrement.

  • Molly est médecin, Anna écrivain. Tandis que Molly affronte la misère du monde, Anna, en quête d'inspiration, se replonge dans ses carnets de jeunesse. Au temps où, dans les années 1970, les deux sours défilaient dans Paris et vibraient au mot « Camarades ». Où elles voulaient s'engager dans la lutte armée au Mexique avec leurs compagnons Marek et Boris. Une mère excentrique, des amants inconstants, le rêve d'une communauté utopique, l'éclat trompeur du milieu littéraire. Après toutes ces années, que reste-t-il de leurs idéaux ?

  • « Il n'y a rien de plus sauvage, de plus libre, de plus irresponsable, de plus indomptable, que les mots, disait Virginia Woolf. Elle attribuait à cette sauvagerie leur pouvoir le plus essentiel et le plus mystérieux : le pouvoir de suggestion. C'est ce dont il est question ici : ce mystère ».

    Geneviève Brisac nous offre ainsi les mots de son choix, ses « mots sauvages » : de hop à vertu, en passant par barbarie, espoir, secrétaire ou bien - « qui ressemble à un petit fauteuil » -, ils sont tour à tour pleins d'esprit et d'érudition, singuliers, malicieux et drôles, intimes et personnels, empreints de culture juive et de références littéraires, et sont l'expression de son féminisme, de ses révoltes et de ses engagements.

  • Après un terrible accident de voiture, Maman est morte. Papa a survécu et il rentre chez lui. Il doit apprendre à vivre seul. Aux tracas du quotidien se mêlent les souvenirs du passé qu'il partage avec sa fille. Il décrit sa vie, la vie d'un Français, juif laïque et républicain qui a traversé des guerres, des années de labeur, des chagrins d'amour et aussi de grands bonheurs, les secrets d'une vie bien remplie.

  • Nouvelle édition de la pièce de Geneviève Brisac qui revisite le conte de La Belle au bois dormant. A seize ans, Belle se pique avec un stylo et sombre dans un mal-être intense. Mais ce n'est pas un baiser qui la réveille. Non : c'est l'amour du théâtre, transmis par un comédien de passage avec sa troupe qui lui redonne goût au jeu et à la vie.

  • C'est un dimanche qui commence mal. Olga est punie parce qu'elle est allée chercher des croissants toute seule. Elle ne doit pas quitter sa chambre. Quelle injustice ! Heureusement, Esther, sa grande soeur, a une très bonne idée.
    Retrouvez Olga dans la collection Mouche : « Olga au ski », « Les champignons d'Olga », « Le noël d'Olga », « Les amies d'Olga », « Olga à la pêche »

  • Un livre, c'est d'abord une voix. Ici celle d'une femme qui tient chronique des jours qui passent en songeant, comme le faisait Gauguin, qu'on se fout de la réalité. De toutes manières, la vie est si pleine de choses redoutables.

    Surgissent une femme de ménage- Céleste- qui porte le même prénom que celle de Marcel Proust, un fils rebelle, un lapin nain nommé Grateful, un rat frileux, des buffles, un chat impossible à abandonner, sans oublier Flush, le seul épagneul immortalisé par Virginia Woolf.

    Et ce n'est plus un livre mais une fable urbaine et légendaire, où bouillonne notre condition humaine.

  • Violette n'aime pas aller au parc.
    Elle a beau le dire et le répéter, on l'y emmène quand même. alors, quand elle y est, elle ne joue pas. elle ne fait qu'une seule chose : elle creuse un souterrain pour s'évader.
    Mais aujourd'hui, pendant que violette creusait, une petite femme très très vieille avec une très vieille petite voix s'est approchée d'elle et a laissé tomber une craie sur le sol.
    Il faut absolument que violette ramasse cette craie.
    Car elle est magique. elle a un pouvoir si extraordinaire que ce serait dommage de ne pas s'en servir, là, tout de suite.
    Un livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls.

  • Une rencontre avec un général tortionnaire dans une teinturerie, l'imminence d'un accouchement, Marguerite Duras au téléphone, des arbres séculaires qu'on arrache, un conte de Noël qui tourne mal... Pendant un an, en cinquante-deux histoires, parfois longues et parfois courtes, Geneviève Brisac fait apparaître ce que Virginia Woolf appelait la « seconde vie », la vraie, celle de nos pensées sans cesse agitées, celle qui se déroule derrière la vie officielle.

    Née en 1951, Geneviève Brisac est journaliste à France Culture. Elle a reçu le prix de lAcadémie française 1987 pour Les Filles et le prix Femina 1996 pour Week-end de chasse à la mère, disponible en Points. Elle a consacré trois essais à la littérature anglo-saxonne : Loin du paradis, La Marche du cavalier et Virginia Woolf, le mélange des genres.



  • Écrire, pour une femme, est-ce faire un pas de côté ? D'où vient l'illégitimité dont les femmes écrivains sont frappées ? Et si notre monde était trop bruyant, trop académique, pour entendre leurs voix subtiles et légères, mais aussi profondes et rebelles. De Jane Austen à Virginia Woolf, en passant par Alice Munro et Karen Blixen, Geneviève Brisac approche l'énigme de la création sexuée.

  • Les filles

    Geneviève Brisac

  • Nouk a vingt-cinq ans, un métier, un compagnon, un bébé, des amies et des idéaux.
    Parce qu'elle a accepté de participer à une enquête sur la vie sexuelle des Françaises, son univers secret commence à se défaire. Au fil des rendez-vous avec l'enquêtrice qui l'interroge, Nouk se remémore sa vie amoureuse. Mais des premiers émois et des passions de 68, on passe vite aux doutes et aux questions, aux mensonges, parfois drôles, parfois cruels, aux petits et aux grands compromis. Et en jetant un regard en arrière, c'est aussi à son présent, soudain, que Nouk se confronte.
    Tendre ou sarcastique, fantasque ou critique, jamais mélancolique, la voix de Nouk dresse le portrait d'une femme en quête de vérité.

  • Monelle a un prénom original, un an d'avance, dix centimètres de plus que la moyenne, pas d'amies dans sa classe de cinquième du collège kortchak, une passion folle pour le latin et ses merveilles étymologiques, des chagrins violents et sincères quand elle voit des fautes d'orthographe.

    Evidemment, les autres la traitent de fayote.
    Alors monelle a l'impression de se trouver au milieu d'un désert empoisonné d'un rayon d'environ un mètre. la solitude de la fille intelligente et sensible.
    Une solitude invivable.
    Comme monelle est sensible, elle a besoin des autres et envie d'être aimée. comme elle est intelligente, elle trouve une solution : se transformer en cancre volontaire. faire rire.
    Etre normale.
    Au début, c'est plutôt un succès. mais tout se complique avec l'arrivée d'ondine, une nouvelle qui vient des indes et dont le grand-père a bien connu le fils de rudyard kipling. ondine donne envie à monelle de faire de grands projets culturels et amicaux : un club et un journal. et, bien sûr, les ennuis recommencent.

  • Peur de n'être plus aimé, peur de l'accident, de la mort, d'une rencontre, d'une trahison...
    Pour se rassurer face aux angoisses du quotidien, on pense très fort à un mot, une phrase ou une image. paysages mentaux. petites guerres intérieures. chaos intimes. onze histoires stylisées à l'extrême sur les petits riens de la vie qui nous tourmentent sans cesse, narrées avec humour, légèreté et autodérision.

  • Le rêve d'olga s'est réalisé : la voilà inscrite au club des tritons.
    Elle va peut-être devenir championne de trampoline. mais pour l'instant, pas question de faire des sauts périlleux. il faut s'aligner au coup de sifflet d'eric, un moniteur très musclé qui se prend pour tarzan, et surtout, il faut se faire des amis, très vite.
    Si vous n'avez pas d'ami, qui vous prendra dans son équipe ?
    En cinq minutes, olga a déjà une ennemie, une ennemie qui la veut dans son équipe.
    Au club des tritons, la vie est d'un compliqué !
    Un livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls.

  • Angleterre

    Geneviève Brisac

    trois semaines en angleterre pour apprendre l'anglais, la clé du monde moderne : un programme enthousiasmant pour l'été ! je ne veux pas y aller.
    je déteste le monde moderne. je cherche les clés du monde ancien. j'y vais quand même, parce qu'on ne me demande pas mon avis. là-bas m'attend la famille baker. j'ai peur des lunettes de la mère, des gros seins de la fille, des mains du père, du temps qui ne passe plus. je suis en exil. je dessine les baker dans taon journal. puis j'y colle des souvenirs : des poils de chat torturé, un haricot blanc cuit.
    j'écris à ma saur des lettres qui restent sans réponse. les autres filles disent de moi : elle est pas formée. elle est trop jeune. elle fait la tronche. c'est une sorcière. elles gloussent en regardant les garçons. elles emploient des mots que je ne comprends pas. que je comprends trop. je veux les comprendre.

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