Ferlinghetti Lawrenc

  • Je te fais signe à travers les flammes.
    Le Pôle Nord a changé de place.
    La Destinée Manifeste n'est plus manifeste.
    La civilisation s'autodétruit.
    Némésis frappe à la porte.
    À quoi bon des poètes dans une pareille époque?
    À quoi sert la poésie ?
    L'imprimerie a rendu la poésie silencieuse, elle y a perdu son chant. Fais-la chanter de nouveau !
    Si tu te veux poète, crée des oeuvres capables de relever les défis d'une apocalypse, et s'il le faut, prends des accents apocalyptiques.
    Tu es Whitman, tu es Poe, tu es Mark Twain, tu es Emily Dickinson et Edna St Vincent Millay, tu es Neruda et Maïakovski et Pasolini, Américain(e) ou non, tu peux conquérir les conquérants avec des mots.
    Si tu te veux poète, écris des journaux vivants. Sois reporter dans l'espace, envoie tes dépêches au suprême rédacteur en chef qui veut la vérité, rien que la vérité, et pas de blabla...

    Recueil inédit en français. qui a déjà vendu plus de 10.000 ex aux USA! A 93 ans, le grand auteur et éditeur de la Beat Generation ressent le besoin d'une adresse aux jeunes poètes dans un monde au bord d'un grand renouveau. C'est ainsi qu'il insuffle joie, esprit de combat, avec un maître-mot : Insurrection comme synonyme d'art poétique et d'art de vivre ! Dans ce livre, se retrouve aussi un work in progress historique : le texte «What is poetry?» une énumération - définition/anti-définition de la poésie.

  • En 1958 le poète et éditeur de la beat generation Lawrence Ferlinghetti publiait ce livre qui allait devenir un véritable phénomène de l'édition en poésie.
    A Coney Island of the Mind serait bientôt le livre de poésie le plus vendu au monde après la Divine Comédie de Dante : 1 million d'exemplaires !
    Portraits contrastés de la «demi-démocratie» américaine comme l'écrit l'auteur, poèmes intimes, évocations picturales et géo-sentimentales (de la France, de l'Italie), un long et dense voyage à l'intérieur de soi...
    Pour ce livre culte dans tant de pays, il n'existait encore aucune traduction en français, une langue que l'auteur chérit pourtant, même si de brefs extraits ont paru en anthologie (entre autres chez Bourgois) dans les années '70.
    /> Nous avons tenu, en accord avec l'auteur, à associer un autre ouvrage «historique» à cette publication. Pictures of the Gone World, Images du Monde En-Allé est en effet le tout premier recueil publié par Lawrence Ferlinghetti et constitue la pierre d'angle de la célèbre collection Pocket Poets Series lancée par l'éditeur-libraire City Lights à San Francisco en 1955.
    Deux oeuvres majeures d'un Lawrence Ferlinghetti plus que jamais révolté. Un monde d'images et de sons à lire, à dire tout haut ou tout bas, superbement rendus dans notre langue par la poète et auteur Marianne Costa.

  • L'heure est venue pour vous de parler Vous tous, amants de la liberté Vous tous amants en quête du bonheur Vous tous amoureux et dormeurs Enfoncés dans vos rêves intimes...

    Ainsi s'exprime, après plusieurs années d'absence en langue française, la dernière grande voix vivante de la Beat Generation. Si le poète peut être aveugle en ce monde, il ne saurait être muet. Et c'est haut et fort que Ferlinghetti l'Américain nous chante les « masses opprimées / et les riches sur leurs gros fessiers », de ce « Nouvel Empire romain » qu'il fustige et qui pourtant chaque jour l'enfante, dans les poèmes engagés qui constituent la première partie de ce recueil (Démocratie Totalitaire, C'est nous idiot, J'attends...). Mais sa voix sait aussi se faire douce : voyages du poète à sa source européenne et italienne, pérégrination dans le désert des sens (Migrations réelles et surréelles). Murmure accompagnant lés derniers instants de l'ami Allen(« pas besoin d'ajouter Ginsberg/Dans le monde entier / le monde des poètes / il n'y a qu'un seul Allen »). Le recueil se termine en pure clarté dans des textes où l'on respire l'air de la côte Pacifique, où l'on est ébloui par les lumières de sa ville, la capitale des poètes et de la poésie : San Francisco. Serein, le poète nous surprend alors : mots devenus ressac, où la douceur de l'embrun l'emporte sur la violence des vents contraires, et où la lune, « miroir de cristal / éternelle trompeuse », reflète l'unique lumière : celle du soleil intérieur...

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