Aurélie Luneau

  • Rebelle pour les uns, traître pour les autres, le général de Gaulle est encore inconnu des Français lorsqu'il décide en juin 1940 de gagner l'Angleterre pour y organiser la résistance alors même que l'armistice est sur le point d'être signé. Au micro de la BBC, depuis les studios de Londres, il fait entendre une voix nouvelle, résolument dissidente, qui appelle tous les Français à poursuivre le combat, malgré la défaite.
    Dans un récit vivant et nourri d'anecdotes, Aurélie Luneau raconte la genèse et la portée de l'Appel du 18 juin, désormais l'une des grandes dates de l'histoire de France, un symbole qui a traversé le temps et surmonté les querelles partisanes. Chemin faisant, elle retrace au plus près l'aventure étonnante d'un homme seul et volontaire, passionnément épris de son pays.

  • Entre 1940 et 1944, des Français écrivent à la BBC. Jamais ils n'ont la certitude d'être lus tant les obstacles sont nombreux jusqu'à Londres. Malgré l'interdit, ils s'adressent en toute liberté à cette radio qui, depuis l'Angleterre, les encourage à résister.

    Soixante-dix ans plus tard, ces lettres sortent de l'oubli, miraculeusement intactes. De village en village, c'est toute une nation qui raconte l'Histoire telle qu'elle a été vécue : privations, arrestations, collaboration ou résistance, rumeurs de débarquement...

    De l'Alsace à l'Aquitaine, les voici.

    Vibrantes, inoubliables.

    Un témoignage unique et inédit sur le quotidien de milliers de Français pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Avec une préface de Jean-Louis Crémieux-Brilhac et la reproduction d'une dizaine de lettres tirées des archives de la BBC.

  • " Ici Londres ! Les Français parlent aux Français... " En 1940, la BBC ouvre ses antennes à ceux qui refusent la défaite. Radio Londres est née et va devenir le lieu de rendez-vous quotidien des Français pendant quatre ans. De jeunes et talentueux chroniqueurs (Jacques Duchesne, Jean Oberlé, Pierre Bourdan, Jean Marin, Maurice Schumann, Pierre Dac...) insufflent un ton nouveau et inventent la radio de proximité. Des messages personnels aux appels à résister, une véritable guerre des ondes se joue face à Radio Paris (Philippe Henriot) et Radio Vichy, démagogiques, collaborationnistes, voire antisémites. Jusqu'au triomphe des Alliés, Radio Londres se mue en arme de guerre. Voix de la France libre du général de Gaulle, elle est victime de son succès : les Allemands interdisent son écoute et brouillent ses émissions sans jamais réussir à briser son pouvoir. "Docteur en histoire, productrice à France Culture, Aurélie Luneau, grâce à de multiples témoignages et archives sonores, fait revivre l'épopée de cette radio historique. Ce livre a reçu le Prix des Ecrivains combattants, le Prix Philippe-Viannay et le Prix du Comité d'histoire de la radiodiffusion."

  • Pas un jour de la vie de Maurice Genevoix ne s'écoula sans qu'il ne pense à ceux de 14, ses frères d'armes qui avaient combattu à ses côtés sur le front, et dont le sacrifice absolu lui inspira l'un de nos plus grands chefs-d'oeuvre sur la Grande Guerre. Les années passant, le souvenir de 14-18 ne s 'estompa pas, l'ancien poilu restant fidèle à ses « jeunes fantômes »...
    Car comment oublier les Éparges de 1915, ces jours et ces nuits d'épouvante ?
    Et pourtant, sa vie témoigne jusqu'à la fin d'une joie rare, d'une capacité intacte à s'émerveiller devant le monde. L'académicien qui aurait aimé être peintre dessine abondamment la nature ; il s'en fait l'âpre défenseur dès les années 1950, militant avant beaucoup pour l'écologie. Mais il est aussi un acteur dynamique de la vie culturelle française.
    Cette biographie nourrie d'archives révélées pour la première fois est complétée par son journal tenu durant les années noires de l'Occupation, Notes des temps humiliés, inédit à ce jour.

  • Ils sont 80000 en 1941, près d'un million à la veille du débarquement en juin 1944. Issus de tous les milieux et de toutes les régions, certains quittent leur foyer pour la première fois. Cinq années durant, ces Allemands qui occupent la France écrivent à leur familles, se confient à leurs journaux intimes, croquent leur quotidien dans des calepins, photographient les paysages. Avec le temps, leurs sentiments évoluent.
    Les lettres des premiers mois se veulent rassurantes, et même fanfaronnes ; peu à peu, le doute s'installe. Certains ont une foi absolue en Hitler. D'autres, tel le jeune soldat Heinrich Bbll, futur Prix Nobel de littérature dont les lettres sont traduites pour la première fois, sont gagnés par l'empathie et tissent des liens avec les Français. Il a fallu deux années de recherche en Allemagne pour trouver, sélectionner et rassembler ces écrits complètement inédits en France.
    Ils renouvellent de manière passionnante notre regard sur cette période. Entre les lignes se dessine un nouveau visage de l'Occupant, plus complexe, plus subtil. Sous la plume des Allemands, une autre guerre nous est racontée.

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