Alejandro Zambra

  • Petit chef-d'oeuvre d'intelligence, d'humour et de mélancolie, le premier roman d'Alejandro Zambra a été un véritable phénomène international. Traduit dans une quinzaine de langues, ce jeune auteur montre qu'en moins de 100 pages, on peut écrire un roman aussi puissant que l'oeuvre proustienne sur le même thème : comment retenir le temps, la jeunesse perdus ?

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  • « Je reçois l'histoire comme si je l'attendais. Car je l'attends, en un certain sens. C'est l'histoire de ma génération. » Dans les années 80, à Santiago du Chili, un enfant de neuf ans accepte de jouer les espions pour plaire à une petite fille. Il note les allers et venues d'un homme, puis livre son rapport détaillé. Il se prend au jeu. Sans le savoir, le jeune garçon reproduit la dictature en miniature. Plus de vingt ans après, un écrivain qui a lui aussi connu cette époque s'interroge sur sa propre enfance : était-ce si étrange de vivre sous Pinochet ? Que pensaient véritablement ses parents de la répression ? Et lui, qu'a-t-il à dire, au-delà des versions officielles ? Peut-on se construire sur des silences ?
    Personnages secondaires est un « antiroman historique ». Loin des grandes fresques politiques, Zambra s'intéresse à cette part immobile de l'Histoire, à ces gens qui ont mené une existence en apparence paisible en pleine dictature, à tous ceux qui regardent le monde en spectateur passif.
    Mêlant deux récits en écho, ce texte est une réflexion singulière sur la grande Histoire mais aussi sur sa place dans la création littéraire.

  • El autor apunta a una necesidad de una literatura de los hijos, de una mirada que haga frente a las versiones oficiales. Pero no se trata sólo de matar al padre sino también de entender realmente lo que sucedía en esos años.

  • Mes documents

    Alejandro Zambra

    • Rivages
    • 7 Octobre 2015

    Alejandro Zambra, ou plutôt son double de fiction, nous ouvre ses «Documents», fichiers intimes soigneusement enregistrés sur son disque dur. Dans ces éclats de mémoire à la Perec, Zambra mêle l'immense à l'infiniment petit, qu'il parle de son addiction au tabac, du paradoxe de l'enfance ou de la dictature de Pinochet.

  • Julian a épousé Veronika ; Daniela la petite était déjà là. Ce soir, dans l'appartement aux trois pièces bleue, verte et blanche Julian guette Veronika qui n'est toujours pas rentrée de son cours de dessin. Pour tromper l'attente, il nous raconte l'histoire. La leur, la sienne. Tout a commencé avec un gâteau aux trois crèmes. Julian le commande à une pâtissière qui travaille chez elle. La pâtissière, évidemment, c'est Veronika. Il s'éprend d'elle sur-le-champ mais se passe d'elle un certain temps. Puis commence à en rêver, l'appelle et finalement, à force de commander des gâteaux, attire son attention. Souvent comparé à Jean Echenoz, Alejandro Zambra aime les personnages un peu perdus, le temps qui s'émiette, l'espace en volute. Et aussi les désirs et les rêves qui s'évaporent sans que l'on sache trop pourquoi. Ni pourquoi d'ailleurs il faudrait le savoir.

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