Quelques secrets bien gardés...

  • Un chef-d'oeuvre absolu de la littérature russe du XXe siècle et de la littérature de l'enfance Paru en 1917, Kotik Letaïev est une autobiographie poétique, épopée intérieure de l'enfance sur les trois premières années de la vie de son auteur, Andreï Biely. Le héros, Kotik (diminutif de Konstantin qui signifie également chaton) Letaïev est un enfant précoce qui, depuis son plus jeune âge est familiarisé avec les trésors de la culture. Un jour, poussé par une nostalgie toujours plus grande, il part vers l'inconnu. Le récit, à la première personne, a d'une part le charme naïf d'un discours enfantin au travers duquel se recompose la ville Moscou de la fin du XIXe siècle, et d'autre part l'inquiétant surréalisme d'un parcours initiatique conduisant sa victime par le dédale des mythes.

  • la valise

    Sergueï Dovlatov

    Huit objets sortis de la valise de Dovlatov lors de son exil sont autant de prétextes à des récits autobiographiques:
    - Les chaussettes finlandaises - Les chaussures du maire - Un costume croisé convenable - Le ceinturon d'officier - La veste de Fernand Léger - La chemise en popeline - La chapka - Les gants d'automobiliste Chacun de ces objets lui rappellera une histoire particulière de sa vie en URSS; des histoires qu'il racontera avec concision dans des textes haletants, drôles et au rythme nerveux.
    La Valise a une composition particulière («cubique» dira le critique Elisseïev) qui lui donne un cadre très intime où affleurent plus que jamais nostalgie et tristesse face à l'absurde. Mais, comme toujours chez Dovlatov, c'est la dérision et l'ironie tendre qui l'emportent.

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  • solenoïde

    Mircea Cartarescu

    Professeur de roumain, le narrateur enseigne dans une école de Bucarest. Si le métier le rebute, c'est pourtant dans cette école qu'il fera trois rencontres capitales : celle d'Irina, dont il tombe amoureux, celle d'un mathématicien qui l'initie aux arcanes de sa discipline, et celle d'une secte mystique qui organise des manifestations contre la mort dans les cimetières de la ville. Chef-d'oeuvre de Mircea Cartarescu, Solénoïde est le journal halluciné d'un homme qui cherche à percer le mystère de l'existence.

  • Après le décès de sa mère, le narrateur découvre dans les archives des services secrets hongrois qu'elle a joué dans les années 1970-1980 un rôle d'informatrice. C'est une deuxième vie, jusque-là tenue secrète, qui est révélée au fil des documents qu'il parcourt : cette femme qu'il croyait connaître a rédigé quantité de rapports sur des éléments et des personnes intéressant la police. Il lui faut se rendre à l'évidence : elle a pendant toute cette période travaillé comme espionne.
    Dans un récit protéiforme où alternent narration romanesque, documents et élégie d'un fils désormais orphelin, András Forgách nous révèle toute l'ambivalence de cette figure maternelle. Partagé désormais entre l'amour et l'effroi, l'auteur nous invite à l'accompagner dans cette enquête personnelle qui vise à comprendre les ressorts de la trahison.
    Portrait entre ombre et lumière d'une mère autrefois adorée, Fils d'espionne est aussi une passionnante plongée dans l'histoire hongroise du XXe siècle, posant la question de la place des engagements politiques, de la duplicité des êtres et de notre possibilité de connaître vraiment ceux qui nous entourent.

  • Au printemps de l'an 1458, Arras fut frappée par la peste et par la famine. En un mois, près d'un cinquième de la population périt. S'ensuivit la sinistre vauderie de 1461, chasse aux sorcières doublée de dévastations et de massacres dans le quartier juif de la ville. Étrange et cruelle folie collective qui fut aveuglément orchestrée par un prêtre fanatique comme un rituel de purification corporelle et spirituelle. Ce récit allégorique, écrit à la première personne, développe une réflexion profonde sur les thèmes de la liberté, de la compromission et de la passivité vis-à-vis des cataclysmes sociaux.

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