Le Phénomène Antigone

  • Antigone a` Molenbeek est une re´e´criture du ce´le`bre mythe de cette jeune femme, fille d'oedipe et de Jocaste, qui tenta jusqu'a` la mort d'enterrer son fre`re, Polynice. Transpose´e dans l'actualite´ politique contemporaine, cette figure du de´vouement s'incarne dans une soeur dont le fre`re a commis un attentat suicide a` la bombe.

    Stefan Hertmans de´voile la complexite´ des sentiments de cette Antigone moderne, livre´e au me´pris, empe^che´e, elle aussi, de rendre les derniers hommages a` son fre`re. Bien loin d'en faire un cas d'e´tude, l'auteur re´ve`le nos contradictions face a` un sujet a` la fois politique, social, et humain avant tout.

  • Née des oeuvres incestueuses d'oedipe et de Jocaste, Antigone bravera les ordres de Créon pour inhumer son frère, Polynice. Elle sera enterrée vive. Pamphlet contre la loi humaine et pour la loi divine ou, au contraire, apologie de la raison d'État : les générations se sont succédé, incapables de trancher. Au fil des pages, l'on découvre, cependant, que la loi divine invoquée par Antigone - enterrer les morts - n'est pas moins humaine, et que défendre l'État est aussi une loi divine, tandis que la pièce met en scène l'affrontement de deux amours : celui d'une soeur pour son frère et celui d'un homme pour la cité et son pouvoir. Les hésitations du choeur sont là pour souligner les incertitudes ou les ambiguïtés du devoir que dictent et l'amour et le droit.
    Cette pluralité des sens et cette irréductibilité des interprétations - d'Eschyle et Sophocle à Anouilh et Cocteau, en passant par Garnier, Racine, Alfieri, Marmontel, Hegel, Hölderlin - sont partie intégrante de la culture occidentale. Le conflit Antigone-Créon est désormais, semble-t-il, une dimension a priori de la conscience intellectuelle et politique de nos démocraties. Comment expliquer autrement que ces légendes grecques antiques continuent à inspirer et à déterminer tant de nos réflexes culturels les plus fondamentaux ?

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  • Antigone

    Bertolt Brecht

    • L'arche
    • 1 Mars 2000

    Antigone face à Créon. Dans la tragédie de Sophocle, le conflit entre le souverain de Thèbes et la fille d'Oedipe mène inévitablement à la destruction. Les deux protagonistes de la famille des Labdacides campent implacablement sur leurs positions. Hegel y voyait l'incarnation du tragique : le défenseur de la raison d'État contre la protectrice de la dignité familiale, deux causes ayant les mêmes droits s'affrontent avec force et se détruisent.
    De retour d'exil en 1947, Brecht s'intéresse au sujet, considérant dans un premier temps le drame de Sophocle comme un refus de la tyrannie et une approche de la démocratie. Au cours de son travail, il actualise la pièce : la force inéluctable du destin est effacée et la violence apparaît au premier plan. L'essentiel ici pour Brecht est de montrer la violence qui accompagne le délabrement des plus hautes sphères de l'État.

  • « Antigone est ma sainte », disait Cocteau. C'est pourquoi il a traduit et « contracté » la pièce de Sophocle. « ... Parce que je survole un texte célèbre, chacun croit l'entendre pour la première fois. » C'est dans Les mariés de la Tour Eiffel qu'on trouve la phrase célèbre : « Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être l'organisateur. » Sur la première plate-forme de la tour Eiffel évolue une noce bourgeoise, qui vient se faire photographier, tandis que deux phonographes commentent l'action. Une bouffonnerie qui exprime toute la déconcertante poésie du banal.

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  • Antigonick

    Anne Carson

    • L'arche
    • 20 Septembre 2019

    Anti gone est la tragédie anti que et moderne par excellence. Celle de la révolte et du refus de l'autorité aveugle. Anti gone brave l'interdit de Créon, qui incarne la machine broyeuse de l'État. Elle exige pour son frère Polynice une digne sépulture et se réfère aux dieux, à d'autres lois, bien plus puissantes et plus anciennes que l'arbitraire des hommes.
    Carson raccourcit la fable et la radicalise. Son adaptati on s'illustre par son humour et l'audace des commentaires qu'elle insère. Son propos se resserre autour du deuil et de la questi on de la responsabilité morale à honorer la mémoire du frère défunt.
    Créon, homme de l'acti on, du verbe, est dépeint en tyran brutal et sanguinaire, jusqu'au revirement fi nal.
    Après avoir décimé sa propre famille, ce chantre de l'autorité déclare : « J'exige la mort de Créon ». Une autre liberté prise sur le mythe est l'appariti on du personnage de Nick, que l'on retrouve dans le ti tre. Présence silencieuse, il mesure les choses sans jamais quitt er la scène. Il signifi e le moment propice mais aussi l'entaille, la blessure. Comme le disait Char : « La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil. » Une oeuvre millénaire qui gagne en radicalité politi que et en modernité sous la plume de Carson.

  • Le voile à l'école ? Une réflexion citoyenne Un texte à lire et à mettre en scène pour aborder le thème autrement.
    Et si Antigone s'appelait Aïcha ? Et si son objection de conscience prenait la forme du hijab ?
    La tragédie de Sophocle revisitée par François Ost résiste extraordinairement à un contexte nouveau !

    Un dossier d'accompagnement propose :
    - une mise en perspective de la pièce permettant d'approcher la figure intemporelle d'Antigone la résistante ;
    - une lecture juridique permettant de comprendre les enjeux et le cadre de la question. Dans notre démocratie, quelle place pour les signes religieux à l'école ? Quelle réponse apporte le droit ?

  • «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par coeur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.».
    Jean Anouilh.

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  • Antigone

    Sophocle

    Cette édition s'adresse plus précisément au public des terminales qui aborde ce texte par le biais de la philosophie. Antigone met en scène le conflit entre les lois non écrites, sacrées et inviolables, des Dieux, et les lois écrites, civiles, utiles et opportunes de la Cité.

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  • La Phénoménologie de l'esprit n'est pas seulement un ouvrage décisif dans l'histoire de la philosophie : c'est aussi, aux côtés du théâtre de Shakespeare ou de La Divine Comédie de Dante, l'une des oeuvres majeures de la culture occidentale. Achevée dans l'urgence, parue en 1807 dans une Europe agitée par les guerres napoléoniennes, elle eut un succès tardif : en France, il fallut attendre le XXe siècle pour qu'on reconnût en elle le sommet de la philosophie idéaliste allemande ? à la fois une remémoration dense et fulgurante de toute la philosophie, et le début d'une nouvelle façon de penser la vie, l'histoire et la pensée elle-même.
    La présente traduction restitue la dynamique poétique propre à ce moment où s'expose pour la première fois la démarche dialectique de Hegel : en s'attachant à préserver l'économie et la fluidité singulières de la langue de l'auteur, elle offre une nouvelle lecture de ce texte capital.


    Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion

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