Avec PIPOL 10 : "Désir de famille et clinique des filiations": Auteurs invités 1

  • Les possibilités en matière de prédiction génétique, ouvertes par les technologies biomédicales, suscitent à la fois espoir et inquiétude. Elles soulèvent également d'importants enjeux subjectifs car elles interrogent profondément notre rapport à l'origine et notre conception du possible. François Ansermet s'appuie à la fois sur les questions cliniques sus citées par l'usage de la prédiction génétique et sur des références littéraires et mythologiques pour interroger les bouleversements produits et ouvrir une réflexion sur l'impact de ces avancées biotechnologiques.
    Ce que révèle la clinique, c'est que l'origine peut sans cesse être rejouée dans les tourbillons du devenir. L'enfant ne cesse de s'inventer à travers ses propres réponses, singulières et ina ttendues. Entre le passé et le futur, la béance du présent offre à chaque sujet la possibilité d'un acte qui l'amène au-delà de ce qui avait été prédit.
    L'enfant, par ses choix, résiste à ce qui le détermine : son devenir reste imprévisible.
    Mais du mythe de l'oracle aux cas les plus contemporains de prédiction génétique, l'enfant à naître, dès lors qu'une société prétend le « prédire », nous oblige à une vigilance critique sur le statut des possibles aujourd'hui.

  • La notion de "serendipity" qui recouvre l'art de trouver quelque chose que l'on ne cherchait pas initialement est le fil conducteur de cet ouvrage. "Ce qui est distinctif dans l'oeuvre de Prune, c'est qu'elle avance des représentations très fortes : elle joue avec des mythes, mis en scène à travers des images très directes, qui interpellent et qui bousculent. Pourtant, ce qu'elle construit va au-delà. Elle suscite d'autres représentations que celles qu'elle offre en premier lieu." François Ansermet, psychanaliste. Ce livre met en lumière 10 années d'une pratique artistique riche, inspirée de voyages, d'observations, de rencontres et de recherches et qui a donné naissance à des projets aussi variés que les Bébés domestiques, Process, le triptyque sacré Holy Daughters-Holy River-Terracotta Daughters, dernier projet retentissant qui a voyagé de Paris à Shanghai, Mexico, New York, Zurich.

  • D'où naissent les enfants ? On le sait moins que jamais aujourd'hui.
    François Ansermet, spécialiste des procréations médicalement assistées, nous ouvre dans ce livre les portes de son cabinet et nous parle des cas très concrets qu'il y rencontre de plus en plus souvent.
    C'est une réalité désormais : autour de la naissance d'un enfant, il y a beaucoup plus de monde que simplement deux parents. Dans certains cas, outre le père et la mère, il arrive qu'on trouve la femme qui a réalisé la gestation pour autrui, le donneur de sperme, la donneuse d'ovule ou encore la donneuse d'un utérus greffé - sans compter les médecins et les biologistes de la reproduction.
    Les progrès de la science créent un monde nouveau, un monde totalement fabriqué. Au fur et à mesure de ces avancées, on est confronté à une réalité inédite, difficile à penser, difficile à dire.
    Jusqu'où peut-on aller ? Jusqu'où allons-nous aller ?

  • Et si, selon le v u même de Freud, la psychanalyse pouvait trouver un appui dans les neurosciences ? Et si, réciproquement, celles-ci gagnaient à intégrer leurs découvertes au modèle psychanalytique ? François Ansermet et Pierre Magistretti nous proposent ici une articulation originale entre deux disciplines souvent présentées comme antagonistes. Le point de rencontre : les mécanismes de plasticité neuronale grâce auxquels le cerveau reste ouvert au changement et modulable par l expérience. En tout cas, le moment semble enfin venu d explorer les bases biologiques de l inconscient à travers un nouveau paradigme.

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  • monologues de l'attente

    Hélène Bonnaud

    • Lattes
    • 6 Novembre 2019

    Par une semaine glaciale de février, sept personnages se rendent chez leur psychanalyste et s'installent dans la salle d'attente. Il y a Daniel, délaissé par une mère qui lui préfère son jeune frère, Sandra, toujours en retard pour sa séance, ou encore Laurent, bouleversé par cet étrange cauchemar qu'il a fait la veille... Dans ce moment d'entre-deux, sorte de sas entre la vie quotidienne et la vie intérieure, leurs pensées vagabondent et leurs sentiments sont décuplés par cette attente dont ils ne savent pas exactement quand elle prendra fin. Tandis que la parole se déroule, se projette, entre réalité et fantasme, entre angoisse et espoir, ce sont les mystères de l'inconscient que l'on découvre, mais aussi sa logique implacable et sa drôlerie. En quelques mots, nous entrons dans l'intimité de chacun et, au-delà, dans la complexité et la richesse de la pensée humaine.

  • Notre monde porte l'image du corps au zénith. et au cour de nos préoccupations. Le diktat du « bien-être » forge un mirage de bonheur. Il faut paraître tonique, stylé, en bonne santé, le corps doit être maîtrisé et s'exhiber. Cet idéal a un envers, le « stress », voire l'angoisse qui s'éprouve dans le corps.
    On dit que la psychanalyse ne s'intéresserait qu'à l'inconscient, et pas au corps. Hélène Bonnaud met ce malentendu à l'épreuve de la clinique : pour la psychanalyse, notre corps est touché, affecté par la parole. Honte, inhibitions, maladies, peurs, boulimie, anorexie, douleurs, addictions en signalent l'impact.
    Le psychanalyste prend le corps au mot. Il interprète son dis-corps.
    Là se découvre ce que dit le corps parlant, ce qu'il veut.
    Les cas cliniques présentés éclairent comment chacun traite son corps, en parle, l'habite, en jouit. Faire avec son corps appelle l'invention.

  • L'enfant a une place cruciale dans notre société. Il est un enjeu social, politique et économique certain. Il incarne une preuve de bonheur auquel tout le monde a droit, un idéal merveilleux, absolu. Les parents cherchent à obtenir, à travers lui, une image performative et parfaite d'eux-mêmes.
    Cet enfant, la psychanalyse l'accueille et l'écoute quand il ne répond plus aux attentes parentales ou éducatives, quand il manifeste des symptômes, apparents ou masqués, et suscite l'inquiétude ou l'incompréhension. Au cas par cas, le psychanalyste, sans jamais juger les dits parentaux, trouvera la façon de s'adresser à l'enfant pour dénouer les noeuds du symptôme dont il est prisonnier.
    L'enfant est au coeur de la famille comme il est au coeur de la psychanalyse. Celle-ci a montré que l'enfant est une personne à part entière, qui souffre et réagit aux événements et aux paroles qui ont marqué son psychisme dès sa venue au monde. Il est parlé plus qu'il ne parle et d'une certaine façon, tout ce qui tourne autour de sa personne aura une incidence sur son devenir. La psychanalyse est actuellement attaquée dans le champ de l'enfance par les théories comportementales qui évaluent et rééduquent ses comportements, sans s'intéresser à ce qu'il est comme sujet, ni écouter ce qu'il a à dire.
    Il est des lieux privilégiés où l'enfant et sa famille peuvent venir dire leurs difficultés et leurs déceptions - enclaves où la parole prend une valeur inédite. La psychanalyse conduit chacun à prendre acte des traumatismes de son histoire et de ses conséquences. C'est en parlant qu'on découvre les vérités qu'on ignorait, qu'on saisit la place d'où l'on parle et d'où l'on agit. L'enfant par ses dessins, ses jeux, sa parole pourra lui aussi se détacher de ses peurs, de ses inhibitions, de ses angoisses, de ses colères ou de sa dépression.
    Pour l'écouter et l'aider dans ce travail fondé sur la parole, l'analyste opère à partir d'un savoir, qu'on appelle le savoir inconscient et dont il est lui-même averti. Cela délivre le sujet de ses symptômes et lui redonne la liberté de choisir sa vie, de l'aimer et de faire lien avec les autres.

  • Alors que les femmes s'affirment sur la scène du monde et que les catégories sexuelles se multiplient, la psychanalyse met au jour que le féminin n'est pas réductible à des données biologiques ou culturelles. Ce livre explore le féminin hors genre et au-delà du fantasme. De dits d'analysants, il extrait quelques expériences de jouissance.
    La sexualité féminine, « continent noir » de la psychanalyse freudienne, est mystère. De ce trou noir, Marie-Hélène Brousse fait surgir des effets de savoir. Le vide situe un érotisme propre au féminin. Elle précise ici l'avancée de Lacan isolant une jouissance autre que phallique, non localisée, indicible, qui a des affinités avec l'infini.
    Le féminin est un mode de jouir qui toujours surprend les êtres parlants quand ils l'éprouvent, une jouissance hors sens, hors loi, mais pas hors corps.

  • À partir de l'enseignement de Freud et de Lacan, Domenico Cosenza cerne le point-clé du statut du refus dans l'anorexie mentale et la notion d'objet rien, concepts fondamentaux d'une lecture lacanienne de l'anorexie. Ces points-clés sont développés non seulement en fonction d'une clinique différentielle mais aussi à partir des questions de l'enfance et de l'adolescence impliquées dans le déclenchement de l'anorexie.

    Avec le concours de l'université Paris 8 (Laboratoire Section clinique et École Pratiques et Théories du Sens).

  • Ce livre veut démontrer que, face aux protocoles standards d'évaluation de l'humeur qui définissent la dépression à partir de l'effet des antidépresseurs, privilégiant ainsi une causalité organique, la psychanalyse propose une clinique du cas par cas, une clinique pour laquelle la singularité des modes de vie et de jouissance d'un sujet a la priorité. Loin d'un objectif de normalisation, le traitement psychanalytique valorise la potentialité de chacun vers des solutions inédites et particulières à chaque sujet.

  • Le livre « La maison Chypre, 2009-2013 » est proposé dans une version fac-similé, tel un ouvrage déjà paru indéfiniment voué à sa propre reproductibilité. Au coeur de la répétition arrive, charriée par son propre sujet, la question de la découverte archéologique. Centrale dans le livre à travers la présence blafarde de ces ossements que l'on exhume du passé, la question d'une archéologie est bien apparue comme un point paradigmatique de l'Histoire de l'île de Chypre. En miroir avec Pompéi et par extension à tous les lieux de charniers du monde, une lente coulée de lave semble avoir recouvert ce paysage insulaire, le figeant pour toujours.
    L'île de Chypre divisée a représenté un territoire étonnant de complexités qui convenait parfaitement à la poursuite du travail photographique que j'avais engagé à travers des villes aussi différentes que Sarajevo, Odessa, Beyrouth, Kaliningrad.

  • De courtes histoires composent ce roman de la ville si particulier, le premier texte d'Amandine Dhée, où l'on découvrait alors avec jubilation ce ton décalé et cet humour parfois corrosif qui lui sont propres.
    Dans Du bulgom et des hommes, l'autrice-narratrice, dans un monologue adressé directement au lecteur ou à la lectrice, décortique avec humour des situations absurdes auxquelles sont confronté.e.s la plupart des citadin.e.s d'une grande ville. Vieilles dames armées, super-héros souterrains, conseillers municipaux inspirés... sont autant de personnages inventés pour mieux saisir l'absurdité de ce monde. À la façon d'un documentaire animalier, Amandine Dhée passe au crible les comportements humains en milieu urbain.
    Au risque de se répéter, c'est jubilatoire, que l'on soit citadin ou non !

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  • La narratrice explore la question du désir et de l' attachement à la lumière du parcours d' une femme et de ses expériences sexuelles et affectives.
    Comment devenir et rester soi-même dans une société où les discours tout faits et les modèles prêts à penser foisonnent? La narratrice revisite toute sa vie, de l' enfance à l' âge adulte et se projette aussi dans la vieillesse.
    La réflexion féministe apparaît à chacun de ces âges de la vie.
    Amandine Dhée poursuit ainsi la réflexion entamée en 2017 avec La femme brouillon sur la représentation des femmes dans l' imaginaire collectif et leur émancipation.

  • " Non, il n'a pas le temps. [.] Vraiment il aurait été ravi, mais non.
    Je suis déçue qu'il ne profite pas de l'occasion inespérée que je lui offre de boire un café pour échapper à tout ça. [.] Un écrivain, ça ne débarque pas en vélo sans prévenir. Pour écrire sur le thème du vent, en plus, bonjour la crédibilité ".

    Mons 2015, capitale européenne de la culture, attise la curiosité.
    En résidence à Mons, en Belgique, ville francophone de la région wallone, Amandine Dhée a travaillé au sein des communes rurales environnantes qui la composent. Comme un clin d'oeil au parc d'éoliennes de la plaine du Levant de Mons, considérées comme les plus puissantes au monde, Amandine Dhée, telle une girouette, se laisse guider par les vents pour proposer une forme de guide à travers le territoire du Grand Mons et nous emmener à la rencontre de ses habitants.

    Déambulation, enquête, rencontres. Amandine Dhée nous livre ici sa vision d'un territoire qu'elle découvre par la voix de ses habitants.
    Chaque paragraphe est dédié à l'habitant et au sujet qu'il a souhaité évoquer, en lien avec son territoire (jeunesse désoeuvrée, nature, relations de voisinage, etc.). La voix de l'auteure vient se glisser entre les témoignages comme pour nous livrer ses impressions, ses constats et interrogations avec l'humour et la malice qu'on lui connaît.

    Un monde rural pluriel.
    Au fil des témoignages reflétant la diversité des habitants et de leurs préoccupations, se dessine un portrait composite de la vie rurale, comme l'annonce l'auteure, on parlera du comité des fêtes, de la gendarmerie nationale, du club des jeunes du curé, de Facebook, de l'usine et de cambriolages...

  • Jeune adulte, aujourd'hui écrivaine, la narratrice s'interroge sur l'histoire qui l'a façonnée avec laquelle elle doit encore composer aujourd'hui. Elle se remémore les épisodes marquants de sa vie tout en questionnant ses choix les plus récents.
    Et puis ça fait bête d'être triste en maillot de bain pourrait bien être le parcours d'une émancipation à travers les âges et les usages. Une confrontation aux codes déterminés, inculqués pour le bien-être de chacun à l'école, dans la famille ou encore dans le monde du travail et qui, selon Amandine Dhée, s'avèrent ressembler davantage à des promesses désespérées et mensongères plutôt qu'à un réel cheminement épanouissant. Et ça commence à la naissance, premier chapitre, où déjà le regard des autres pèse : « Elle est laide, aurait dit ma grand-mère lorsque je suis venue au monde. » Le lecteur suit à la fois le parcours de la narratrice dans une histoire qu'elle souhaite faire sienne et sa réflexion à propos d'une écriture naissante, qui s'affirmeront simultanément. L'enfant devient l'adulte que la narratrice a choisi d'être.
    Souvent bref, les chapitres s'enchaînent avec la force évocatrice d'un Haïku. Quelques mots suffisent à Amandine Dhée pour installer le décor et la complexité des sentiments.
    On retrouve l'humour piquant qu'on connaissait de ses précédents ouvrages.

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  • la femme brouillon

    Amandine Dhée

    « Le meilleur moyen d'éradiquer la mère parfaite, c'est de glandouiller », nous dit Amandine Dhée. « Le terme est important car il n'appelle à aucune espèce de réalisation, il est l'ennemi du mot concilier.
    Car si faire voeu d'inutilité est déjà courageux dans notre société, pour une mère, c'est la subversion absolue. » Si vous croyiez que la grossesse était une affaire privée, il n'en est rien. Une femme enceinte acquiert un statut tout particulier dans la société, qui la rend à la fois respectable et à surveiller. Avec une écriture incisive et débordante d'ironie, Amandine Dhée aborde la maternité à partir de son expérience, évoquant ses paradoxes notamment entre ses principes féministes et la vie quotidienne qui la tiraillent, et ses crues réalités si bien tues pour ne laisser qu'une image proprette et miraculeuse de la naissance dans l'imaginaire collectif et surtout masculin.

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  • le regret d'être mere

    Orna Donath

    Ce livre est un cri d'alarme.

    Oui, certaines femmes regrettent d'être mère.

    Elles aiment leurs enfants, mais elles ont aussi besoin de s'exprimer par elles-mêmes, de s'épanouir, de réussir.

    Il n'est pas toujours facile de concilier le fait d'être mère et celui d'être une femme qui se réalise.

    L'idée même que l'on puisse concevoir du regret d'être mère peut être troublante. Orna Donath a interrogé de nombreuses femmes pour ce livre et propose l'idée suivante : nous devons nous questionner sur la façon dont la société pousse les femmes vers la maternité et pourquoi celles qui ne sont pas prêtes à suivre ce chemin sont encore considérées comme pouvant être une menace.

    /> Un livre étayé, nouveau, qui force à réagir.

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