Avec PIPOL 10 : Littérature A à C

  • Aux quatre coins de la planète se développent des milliers de centres de fertilité et de reproduction qui proposent la GPA à des parents en désir d'enfant. Éliette Abécassis dénonce ici toutes les implications et les dérives de cette pratique hypercapitaliste.
    « L'être humain ne saurait être cédé, vendu ou échangé. Faire de la grossesse et de l'accouchement un service rémunéré est la plus formidable violence faite aux femmes depuis l'époque de l'esclavage. »

  • " désormais ma vie ne m'appartenait plus.
    Je n'étais plus qu'un creux, un vide, un néant. désormais, j'étais mère. " e. a.
    Violent, sincère, impudique, le nouveau roman d'eliette abécassis brise les tabous sur la maternité, cet " heureux événement " qui n'est peut-être qu'une idéologie fabriquée de toutes pièces. après mon père et clandestin, la romancière affirme un ton toujours plus personnel, où la fiction se mêle à une analyse subversive de la société.

  • le test

    Sophie Adriansen

    • Magnard
    • 8 Octobre 2019

    Madeleine est-elle tombée enceinte en n'ayant fait l'amour qu'une seule fois ? Et que va-t-il se passer ensuite ?
    "Je tourne le robinet et je fais couler l'eau pour le bain. Je programme mon téléphone pour qu'il sonne dans huit minutes. J'ai besoin de huit minutes pour enregistrer ce que je viens de voir.
    Je disparais sous l'eau. Deux barres.
    Comme deux personnes dans ce corps.
    Brusque bifurcation à gauche. Il fallait bien que ça m'arrive.
    Je suis gauchère.
    Et je suis enceinte." Madeleine, seize ans, doit faire face et prendre une décision.
    Mais comment, et laquelle ?
    Et Ulysse qui était si amoureux d'elle...

    Un roman qui aborde la question du grand amour et de la grossesse à l'adolescence.
    Un sujet délicat, mis en lumière avec sensibilité par une écriture contemporaine, juste et directe.

  • En 1852, Violette Ailhaud est en âge de se marier quand son village des Basses-Alpes est brutalement privé de tous ses hommes par la répression qui suit le soulèvement républicain de décembre 1851. Deux ans passent dans un isolement total. Entre femmes, serment est fait que si un homme vient, il sera leur mari commun, afin que la vie continue dans le ventre de chacune. "Ça vient du fond de la vallée.
    Bien avant que ça passe le gué de la rivière, que l'ombre tranche, en un long clin d'oeil, le brillant de l'eau entre les iscles, nous savons que c'est un homme. Nos corps vides, de femmes sans mari, se sont mis à résonner d'une façon qui ne trompe pas. Nos bras fatigués s'arrêtent tous ensemble d'amonteiller le foin. Nous nous regardons et chacune se souvient du serment. Nos mains s'empoignent et nos doigts se serrent à en craquer les jointures, notre rêve est en marche, glaçant d'effroi et brûlant de désir."

  • Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Galaad, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, servante écarlate parmi d'autres à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de sa femme. Le soir, dans sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler... En rejoignant un réseau clandestin, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.
    Paru en 1985, La Servante écarlate est aujourd'hui un classique de la littérature anglo-saxonne et un étendard de la lutte pour les droits des femmes. Si la série adaptée de ce chef-d'oeuvre a donné un visage à Defred, celui d'Elisabeth Moss, cette nouvelle traduction révèle toute sa modernité ainsi que la finesse et l'intelligence de Margaret Atwood. La Servante est un roman polysémique, empli de références littéraires et bibliques, drôle même... et c'est à nous, lecteurs, de découvrir ses multiples facettes.

  • une mère

    Stéphane Audeguy

    Vivre sa vie : nulle expression ne m'émeut autant que celle-là. Il faut faire preuve d'une singulière énergie pour effectuer un tel exploit.

    Ma mère, qui vient de mourir, a vécu sa vie. Son souvenir m'accompagne. Que le lecteur en tire lui aussi une certaine joie, et je serai content.

  • fils unique

    Stéphane Audeguy

    On n'a plus eu de ses nouvelles depuis ce temps-là, et voilà comment je suis demeuré fils unique ", écrit dans ses Confessions JeanJacques Rousseau en évoquant son frère aîné, ce François Rousseau contraint de quitter Genève où les choses pour lui avaient mal tourné.
    Jean-Jacques tenait François pour un polisson et un libertin. Ce dernier apparemment ne l'a jamais démenti, qui n'a pas jugé nécessaire de nous laisser récit de sa vie.
    Il m'a semblé intéressant de remédier à cette négligence.

  • En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu'à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec de grosses loupes en guise de lunettes.


    Avec un humour fantasque et une drôlerie décapante, l'Embellie ne cesse de nous enchanter par cette relation cocasse, de plus en plus attentive, émouvante entre la voyageuse et son minuscule passager. Ainsi que par sa façon incroyablement libre et allègre de prendre les fugaces, burlesques et parfois dramatiques péripéties de la vie, et de la vie amoureuse, sur fond de blessure originelle.
    /> Et l'on se glisse dans l'Embellie avec le même bonheur immense que dans Rosa candida, en une sorte d'exultation complice qui ne nous quitte plus.

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  • Le matin de Pâques, Adele quitte le quartier Labriola et part accoucher, seule.
    Parce que l'avenir n'existe pas pour les jeunes nés comme elle du mauvais côté de la ville, parce qu'elle n'a que dix-huit ans et que le père est en prison, elle envisage d'abandonner son bébé. À une poignée de kilomètres, dans le centre de Bologne, le désir inassouvi d'enfant torture Dora jusqu'à l'obsession.
    Autour de ces deux femmes au seuil de choix cruciaux, gravitent les témoins de leur histoire. Et tous ces géants fragiles, ces losers magnifiques, cherchent un ailleurs, un lieu sûr, où l'on pourrait entrevoir la vie parfaite.
    Avec un souffle prodigieux et une écriture incandescente, Silvia Avallone compose un roman poignant sur la maternité et la jeunesse italienne écartelée entre précarité et espoir.

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  • mère agitée

    Nathalie Azoulai

    Une mère passe son temps à répondre aux appels de ses enfants.
    Elle est heureuse le plus souvent mais elle aimerait aussi, parfois, pouvoir rester seule, sans ces questions auxquelles elle ne peut pas toujours répondre... C'est une mère comme tant d'autres, qu'on n'avait prévenue de rien. Entre biberons, boulot, copines et mari, elle se cherche et s'agite, explore les sentiments ambigus qui la traversent, fouille cet amour infini qui la dévore... Cent petits tableaux pour dire le bonheur de la maternité, mais aussi les doutes, les angoisses, la culpabilité, et cette impression de ne plus s'appartenir complètement.

  • « Au coeur de la nuit, face au mur qu'elle regardait autrefois, bousculée par le plaisir, le malheur du bas lui apparaît telle la revanche du destin sur les vies jugées trop simples. ».
    Marie vit une existence paisible avec son époux, jusqu'au jour où elle est violée par le directeur de l'agence bancaire où elle travaille. Elle choisit de ne rien dire.
    Piégée par son silence, isolée au sein de sa propre famille et de son couple, enfermée dans un quotidien d'une insoutenable banalité, sa détresse grandissante va la pousser à commettre le pire.
    Dans ce premier roman suffoquant, Inès Bayard dissèque la vie conjugale d'une jeune femme à travers le prisme du viol et livre un récit remarquablement dérangeant.

  • au début

    François Bégaudeau

    Au commencement était la grossesse, le ventre rond, empli de vie, gros de promesses.
    Mais aussi d'appréhensions, de réflexions, de souvenirs... Car l'attente de l'heureux événement engendre une foule de sentiments et de mouvements contradictoires et c'est pour les futurs parents l'occasion, souvent, de faire le point sur leur propre existence. Au début est un romande femmes écrit par un homme, qui nous entraîne dans l'infini mystère de la gestation : telle n'y avait pas songé et puis c'est arrivé ; telle autre a dû avoir recours à la fécondation in vitro ; telle autre encore en aurait sans doute voulu mais se voit confrontée aux réticences de son partenaire.
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    A ce choeur féminin se mêle la voix d'un père qui recourt à une mère porteuse. Treize tendres aventures pleines de suspense, d'humour et d'amour.

  • tombée des nues

    Violaine Bérot

    Je vais vous raconter monsieur, ça a eu lieu dans la nuit du lundi au mardi, très tôt, vers 2 heures du matin, même cette date du 29 février est étrange vous ne trouvez pas, un jour qui n'existera plus pendant 4 ans, on voudrait gommer les traces on ne ferait pas mieux, ça se passe donc cette nuit-là et nous on ne se doute de rien, comment voulez-vous que nous puissions nous douter d'une chose pareille, et il ne faut pas compter sur ce grand benêt de Dédé pour informer le village, oh non, en dehors de ses vaches on se demande bien ce qui peut l'intéresser celui-là.

    Baptiste et Marion vivent ensemble et sont heureux.
    Ils ont repris une ferme, à la lisière d'un village un peu paumé et élèvent des bêtes. Une nuit, Marion est prise de douleurs foudroyantes et accouche, à son plus grand étonnement, d'une petite fille. Le roman, qui fait entendre les voix des différents personnages, raconte ces quelques journées sidérantes.

  • Une femme fait de longues promenades avec son chien sur la plage. Quand elle ne travaille pas à l'Observatoire ornithologique, elle traduit Dany Laferrière. Elle veut tout oublier de ce qui a été. Mais les remparts de la mémoire menacent de céder...
    Une femme marche vers sa boîte aux lettres. À l'intérieur, il y a la lettre qu'elle attend depuis si longtemps. Une lettre qui pourrait changer sa vie : l'agrément d'adoption des Services sociaux à l'enfance.
    Une femme déambule dans une zone résidentielle, traînant derrière elle une valise à roulettes. À l'intérieur, il y a un chat mort. Il serait un message. Le message est : Tu. N'es. Pas. En. Sécurité.

  • «  Il n'y a aucune raison de paniquer. Nous allons créer et accompagner une existence. C'est une formidable nouvelle, me dis-je en tapant vol aller simple Patagonie sur mon clavier.  » Journal de grossesse d'un futur père, In utero relate cette aventure intime et universelle, avec ses joies, ses angoisses et ses questions fondamentales. Faut-il se reproduire dans un monde surpeuplé ? Comment faire rire une femme enceinte ? Et surtout, peut-on accoucher en chaussettes ?
      Un récit tendre, bourré d'humour et d'autodérision.  Estelle Lenartowicz, Lire.

    Instructif et savoureux, In utero est drôle de bout en bout.  Annabelle Laurent, 20 minutes.

    Un délicieux guide du moutard.  Grégoire Leménager, L'Obs.

  • Caroline Boidé et Vénus Khoury-Ghata : deux femmes pour un recueil à quatre mains... Quatre mains courant sur le clavier des corps jusqu'au vertige de la jouissance. Quatre mains vouées aux caresses qui accueillent l'enfant, assurent ses premiers pas, tressant pour lui un chemin de vie. Quatre mains croisées devant la mort, qui s'invite trop souvent à notre table. Car le « kaddish pour l'enfant à naître » que nous propose Caroline Boidé dans la partie centrale du recueil s'adresse à l'enfant qu'elle portait au moment des attentats de novembre 2015. Entouré, protégé, par les poèmes sensuels, souvent érotiques, de Vénus Khoury-Ghata, il n'est plus la prière des endeuillés, mais réponse à la barbarie, « odyssée », hymne au miracle de la vie. Quatre mains... Et tant d'autres déjà posées sur ce livre que nous aimons.

  • "Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile. - Et alors, qu'y a-t-il d'extraordinaire à cela ? demandai-je. - Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés. - De quoi parlez-vous ? - Les cahiers... Ceux de Rose". Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquels elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin.

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  • « Son visage était comme un labyrinthe parfait qui me détournait d'un très inquiétant quelque chose. » Un homme vit cloîtré dans une bibliothèque insolite qui accueille jour et nuit des manuscrits refusés par les éditeurs. On y trouve des mémoires de grand-mère ou bien des livres sur la culture des fleurs à la lueur des bougies dans une chambre d'hôtel. Un jour, une jeune femme sublime vient déposer son livre. Il parle de son corps, cette chose terrible qui l'encombre tant. Entre le bibliothécaire maladroit et cette merveilleuse créature une intense histoire d'amour va naître.

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  • 1975.  Miami.  Elizabeth  Jones  disparaît  de  façon  inexpliquée.  Elle  laisse  derrière  elle  une  petite  fille d'un  an,  Iliana,  et  un  mari  que  l'on  ne  tarde  pas  à  soupçonner  de  meurtre.  Vingt  ans  plus  tard,  Iliana reçoit  une  série  de  lettres  de  sa  mère.  Cette  dernière  ne  s'était  jamais  résolue  à  les  envoyer.  À travers  cette  correspondance,  la  jeune  femme  découvre  les  raisons  de  la  disparition  de  sa  mère.

    Mal de mère est le récit en miroir d'une mère et d'une fille face au dévoilement du secret de l'une et de l'obligation pour l'autre de réinventer, à partir de là, sa propre histoire. Elles vont se réapproprier leurs destins respectifs, hors des préjugés, des normes et de la fatalité qui emprisonnent la femme devenue mère.

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