Avec PIPOL 10 : Philosophie

  • Le questionnement bioéthique incite à assumer ensemble une exigence de dignité, de respect, de justice et de sollicitude. In l'est pas réservé aux seuls spécialistes : les enjeux de société qu'il implique concernent tout un chacun. Comment mobiliser les compétences, les connaissances, les moyens au service du bien commun ? Selon quels critères arbitrer des choix justes qui n'accentuent pas les vulnérabilités dans l'accès aux soins ? Quelles priorités fixer à la recherche biomédicale sans négliger les causes moins reconnues ou moins défendues que d'autres ? Jusqu'où les innovations biotechniques peuvent-elles transformer nos conceptions de la vie, du vivant, mais également renforcer nos capacités d'intervenir sur la personne, son identité, voire la destinée humaine ? Ce qui est techniquement possible est-il toujours acceptable et à quelles conditions ? Comment, en fait, respecter le droit fondamental à un soin digne et de qualité, du début jusqu'au terme de la vie, tout en intégrant les évolutions biomédicales qui interviennent dans un contexte de compétition scientifique et de pressions économiques pas toujours conciliable avec les exigences éthiques ?
    Il s'agit de la réédition en 3 tomes entièrement revue, actualisée et augmentée, de l'ouvrage Éthique, médecine et société (Vuibert, 2007)

  • La bioéthique ne concerne pas que les aspects les plus innovants ou performants de la biomédecine. Il convient de saisir les valeurs du soin, cette notion de care désormais au cour du politique qui confère une signification autre que strictement médicale à cette sollicitude exprimée dans l'acte de soin. La personne malade revendique le droit d'être reconnue dans ses valeurs propres et son autonomie, au-delà de ce que serait le seul traitement (cure) de sa maladie. Depuis quelques années, le « droit de la personne malade » induit de nouvelles pratiques. Au cour du soin, les circonstances délicates de l'annonce de la maladie, celles de la décision partagée incitent à penser selon d'autres termes la relation de soin. Mais les avancées biomédicales sollicitent également une réflexion approfondie portant sur les mutations produites notamment par la pratique des tests génétiques, la thérapie cellulaire, l'assistance médicale à la procréation, les neurosciences, les allogreffes de face, les prélèvements d'organes. Les nouvelles représentations de la vie, du vivant, de la fin de vie, voire de la mort dite « clinique » déplacent les repères et peuvent inciter à des ruptures qui affectent nos conceptions de la personne et les valeurs constitutives de la démocratie. Il importe de pouvoir concilier l'humanité du soin avec sa technicité.
    Il s'agit de la réédition en 3 tomes entièrement revue, actualisée et augmentée, de l'ouvrage Éthique, médecine et société.

  • Le questionnement bioéthique incite à assumer ensemble une exigence de dignité, de respect, de justice et de sollicitude. In l'est pas réservé aux seuls spécialistes : les enjeux de société qu'il implique concernent tout un chacun. Comment mobiliser les compétences, les connaissances, les moyens au service du bien commun ? Selon quels critères arbitrer des choix justes qui n'accentuent pas les vulnérabilités dans l'accès aux soins ? Quelles priorités fixer à la recherche biomédicale sans négliger les causes moins reconnues ou moins défendues que d'autres ? Jusqu'où les innovations biotechniques peuvent-elles transformer nos conceptions de la vie, du vivant, mais également renforcer nos capacités d'intervenir sur la personne, son identité, voire la destinée humaine ? Ce qui est techniquement possible est-il toujours acceptable et à quelles conditions ? Comment, en fait, respecter le droit fondamental à un soin digne et de qualité, du début jusqu'au terme de la vie, tout en intégrant les évolutions biomédicales qui interviennent dans un contexte de compétition scientifique et de pressions économiques pas toujours conciliable avec les exigences éthiques ?
    Il s'agit de la réédition en 3 tomes entièrement revue, actualisée et augmentée, de l'ouvrage Éthique, médecine et société (Vuibert, 2007)

  • L'époque qu'il nous est donné de vivre, à nous, les hommes et les femmes, mais aussi aux animaux et aux paysages, est exaltante autant qu'inquiétante. Après celles du langage et de l'écriture, une troisième révolution est en cours. Depuis les domaines du digital ou de la biologie moléculaire, on nous annonce que tous les mécanismes biologiques pourraient enfin être révélés ; l'immortalité serait à portée de main.
    Bientôt, on se débarrassera de nos corps encombrants et malades, simples agrégats d'information, au profit d'une vie meilleure, post-organique, où tout serait calculable, prévisible, maîtrisable. Le temps serait venu, ni plus ni moins, de se passer du monde réel et du vivant lui-même, désormais réductible à ses composants, à une mécanique. Mais ce réductionnisme forcené n'est-il pas dangereux pour la vie elle-même, pour nos cultures, pour nos rythmes ? Contre cette frénésie du vivant augmenté, et cette perte de sens qui nous menace, Miguel Benasayag invite à déployer une interface entre le digital et la vie réelle.
    Le modèle organique proposé ici, le " Mamotreto ", se veut ainsi une contribution dans la production nécessaire d'un nouveau paradigme - penser une technique qui prenne en compte la singularité du vivant, son unité, et cohabite pleinement avec lui.

  • L´homme cédera-t-il la place dans un futur proche à des créatures de son invention, mi-machines, mi-organismes, posthumains issus du croisement des biotechnologies, des nanotechnologies, de l´intelligence artificielle et de la robotique ? Cette perspective est chaque jour un peu moins de la science-fiction et fait rêver les uns tandis qu´elle inquiète les autres. De fait, les spéculations sur les posthumains et l´humanité élargie, capable d´inclure autant les animaux que les robots ou les cyborgs, se déploient en rupture avec la perspective qui a longtemps été celle de Descartes : nous rendre « maîtres et possesseurs de la nature ». C´est au contraire un monde de l´imprévisible, du surgissement aléatoire qui se dessine, rendant inutile ou vaine l´initiative humaine. L´auteur propose ainsi de définir ce que serait une éthique délivrée des mythes de l´humanisme classique (l´intériorité et l´obligation morale), une éthique posthumaniste qui pourrait bien s´avérer nécessaire dans le monde d´aujourd´hui.

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  • Face aux progrès des biosciences, au développement des biotechnologies, au déchiffrement du génome, le philosophe ne peut plus se contenter des déplorations sur l'homme dominé par la technique. Les réalités sont là, qui exigent de lui qu'il les pense à bras-le-corps.
    Désormais, la réponse que l'éthique occidentale apportait à la vieille question «Quelle vie faut-il mener ?» : «pouvoir être soi-même», est remise en cause. Ce qui était jusqu'ici «donné» comme nature organique par la reproduction sexuée et pouvait être éventuellement «cultivé» par l'individu au cours de son existence est, en effet, l'objet potentiel de programmation et de manipulation intentionnelles de la part d'autres personnes.
    Cette possibilité, nouvelle à tous les plans : ontologique, anthropologique, philosophique, politique, qui nous est donnée d'intervenir sur le génome humain, voulons-nous la considérer comme un accroissement de liberté qui requiert d'être réglementé, ou comme une autorisation que l'on s'octroie de procéder à des transformations préférentielles qui n'exigent aucune autolimitation ?
    Trancher cette question fondamentale en la seule faveur de la première solution permet alors de débattre des limites dans lesquelles contenir un eugénisme négatif, visant sans ambiguïté à épargner le développement de certaines malformations graves. Et de préserver par là même la compréhension moderne de la liberté.

  • À sa parution en 1878, Humain, trop humain laisse les lecteurs perplexes : on n'y reconnaît pas l'auteur de La Naissance de la tragédie. Pourtant, la rupture entre les deux ouvrages n'est pas aussi radicale qu'on a voulu le penser. C'est bien plutôt un mouvement d'affirmation de soi, profond et déterminant, qui se manifeste dans ce nouveau livre. Libéré de ses influences passées, Nietzsche réinvestit ses interrogations sur un mode nouveau et, ce faisant, consolide sa propre manière de philosopher.
    L'évolution la plus frappante est stylistique : Nietzsche adopte pour la première fois la forme aphoristique, conforme à sa pensée, anti-dogmatique, qui procède par essais, hypothèses, multiplication des points de vue. D'où un changement de méthodologie : à rebours de la tradition philosophique, il rejette les perspectives fixistes de la métaphysique et prône une logique interprétative. Se plaçant sur le terrain de la psychologie, il enquête sur les méandres de l'âme humaine, reconnaissant que tout ce qui se produit dans la réalité n'est pas entièrement imputable à la raison, mais bien davantage à des processus infra-conscients - instincts, pulsions, valeurs -, qui constituent le « trop humain » de l'humain.

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  • Livre de la maturité, Humain, trop humain ouvre la deuxième période de la pensée nietzschéenne. Le philosophe a trouvé le style d'écriture qu'il n'abandonnera plus - la forme aphoristique - et l'objet qui l'occupera toujours - l'analyse des moeurs et de la culture.

    Dans ce second volume, composé d' Opinions et sentences mêlées et du Voyageur et son ombre, Nietzsche aborde des sujets de tous ordres : l'enseignement, la mode, le christianisme, le châtiment, les Grecs... Au lieu de proposer un exposé dogmatique, il procède, tel le voyageur sans attaches, par essais et expérimentations. Mais derrière le caractère apparemment hétéroclite de l'oeuvre, c'est bien à une étude des moeurs et, à travers elle, à une critique de la morale que Nietzsche s'emploie. Pour lui, en effet, la morale telle qu'elle s'est développée dans la tradition philosophique a masqué derrière les lumières de la raison ce qui est perçu comme une faiblesse : les pulsions, l'irrationnel, l'« ombre » en chacun de nous - ces choses injustement mises au rebut alors qu'elles constituent la réalité profonde de la vie et que Nietzsche appelle le « trop humain » de l'humain.

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  • Ce livre présente cinq entretiens avec des philosophes pionniers dans le champ de la bioéthique francophone : Anne Fagot-Largeault  et Jean-Yves Goffi (France), Gilbert Hottois et Jean-Noël Missa (Belgique) et Marie-Hélène Parizeau (Québec), cinq personnalités de renom, connues pour leur trajectoire exceptionnelle.
    Les entretiens menés avec ces auteurs au sujet de leurs oeuvres, de leurs expériences dans des comités de bioéthique et des différents débats soulevés ces dernières années nous permettent de connaître leur travail, mais aussi de faire une incursion dans le développement fulgurant de la bio-médecine et des biotechnologies des cinquante dernières années. Les conséquences de ces applications, les problèmes éthiques générés, les jugements favorables et défavorables à l'égard des changements sociaux qui se sont produits et le bouleversement d'idées qui s'en est suivi, sont autant d'aspects abordés dans ces entretiens.
    L'utilisation du langage courant exige un effort de synthèse important  ; aussi ces entretiens sous la forme d'une conversation offrent-ils au lecteur une vision panoramique, rigoureuse et concise de l'évolution de la bioéthique francophone.

  • l'autonomie brisée

    Corine Pelluchon

    Cet ouvrage couvre un ensemble de questions posées par le clonage, la décision d'arrêt et de limitation de traitement, l'euthanasie et le suicide assisté, la prise en charge des grands vieillards et des personnes handicapées, la procréation médicale assistée, les thérapies géniques germinales et somatiques. Son originalité est que la bioéthique est étudiée du point de vue de la philosophie politique.
    L'objectif est de dépasser à la fois la bioéthique religieuse et l'éthique minimale. Ce travail passe par la déconstruction de l'éthique de l'autonomie qui subordonne la dignité à la possession de la raison, à la maîtrise de soi et à la compétitivité et colporte des représentations négatives de la vieillesse et du handicap qui s'opposent à l'idéal de solidarité affiché par certaines institutions. A cette éthique de l'autonomie s'oppose une éthique de la vulnérabilité inspirée par la philosophie de Levinas et par l'accompagnement des personnes en fin de vie et des malades atteints d'affections dégénératives du système nerveux.
    Solidaire de la dénonciation de certains traitements infligés aux animaux, cette éthique de la vulnérabilité peut inspirer le politique et promouvoir un humanisme où notre responsabilité s'étend aux vivants non humains et aux générations futures.

  • Texte intégral de l'un des plus importants écrits de la philosophie politique. La traduction et le commentaire qui l'accompagnent tentent d'établir un équilibre entre une lecture de l'oeuvre centrée sur l'histoire et une lecture se focalisant sur la métaphysique.

  • Libre penseur, tel fut Bertrand Russell et tel il nous manque en ces temps de pensée unique, cathodique et pseudo-bienséante. Aussi bien les marques de son génie n'ont-elles pas pris la moindre ride et les textes ici rassemblés, vieux d'un demi-siècle, ont-ils conservé tout leur mordant à propos de sujets - la morale et la religion - sur lesquels l'évolution des mentalités paraît bien lente comparée à celle des techniques. La réédition de l'essai fameux de Russell sur Le Mariage et la morale (1929) avec ceux, contemporains, réunis sous le titre Pourquoi je ne suis pas chrétien par le Pr Paul Edwards en 1957, s'imposait d'autant que l'ensemble fut produit comme pièces à conviction dans l'espèce de procès en immoralité qui fut diligenté contre Russell en 1940 pour lui interdire d'enseigner au Collège de la Ville de New-York.

  • Le mot " éthique ", lorsqu'il est appliqué aux sciences et à la médecine du vivant, semble recouvrir indifféremment " l'éthique médicale " proprement dite, c'est-à-dire l'exigence d'un certain comportement de la médecine au service du malade, et la bioéthique, qui est la mise en forme à partir d'une recherche pluridisciplinaire d'un questionnement sur les conflits de valeurs suscités par le développement techno-scientifique dans le domaine du vivant.
    Ces deux termes ont, du reste, des champs d'application voisins ou croisés lorsqu'il s'agit du don d'organe ou de l'assistance à la procréation. Didier Sicard clarifie les enjeux respectifs et communs de l'éthique médicale et de la bioéthique. Il met ainsi en perspective les notions de consentement, de préservation du secret, ou encore de non-discrimination, essentielles à cette éthique appliquée.

  • Naître et donner naissance ne vont plus de soi. Nombreux sont ceux et celles qui remettent en question leur désir de reproduction. Sans compter le désir parfois contrarié d'enfant (infertilité, âge trop avancé, etc.). Autrefois considéré comme miraculeux et spontané, cet acte est de plus en plus soumis à une logique de contrôle. D'un côté, il est de plus en plus déterminé, mécanisé et médicalisé : PMA, clonage, manipulations génétiques. De l'autre, la fatalité climatique assombrit tout projet tourné vers l'avenir. Sommes-nous déjà trop nombreux ? Peut-on vraiment donner naissance à un être dans un monde en ruine ? Impensé par la philosophie, il est urgent d'interroger et de dessiner les contours de l'acte qu'est naître et s'engager au monde afin de répondre aux défis de l'anthropocène. Pour que la naissance contribue à sauvegarder la permanence d'un monde «habitable».

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