Avec PIPOL 10: Auteurs invités 2

  • « La naissance est un fabuleux voyage », nous dit René Frydman, mais il n'est pas sans turbulences ! Un vol long-courrier dont on ne connaîtrait pas la destination ni son voisin de cabine : voilà à peu près ce qui attend les mères et les pères.
    Cette passionnante Histoire de la naissance part des mythes et légendes autour de la création physique de l'être humain, de l'Egypte ancienne à nos jours, pour retracer l'évolution prodigieuse de la médecine obstétrique et exposer l'état actuel de nos connaissances. Des premières fécondations in vitro, avec les souvenirs de René Frydman sur la désormais fameuse première bébé-éprouvette, Amandine, aux plus récentes découvertes, telle la possibilité de recueillir de l'ADN foetal dans le sang maternel, le livre inscrit la question de la naissance, avec ses progrès et les questions que peuvent poser certaines découvertes, dans une perspective de long terme, qui permet d'examiner posément les questions éthiques que peuvent poser certaines pratiques, comme celle de l'avortement.
    Une fresque aussi savante qu'accessible, et qui n'oublie jamais l'humain, parsemée qu'elle est d'histoires vécues et de souvenirs de l'éminent chercheur. Ainsi, à propos de la première vidéo d'un foetus in utero : « Je n'oublierai jamais le face-à-face avec ce petit visage sorti des limbes, aux paupières fermées, à la peau translucide, une ébauche d'humain. Comment ne pas songer à son futur, à ses joies et ses peines ? ».

  • La naissance, c'est une rencontre marquée par une explosion d'émotions et par l'émergence de sentiments parfois contradictoires. Au fil du temps, la médecine a cherché à préserver de mieux en mieux la sécurité de la mère et de l'enfant au moment de la naissance.
    Mais aujourd'hui, face à certaines critiques de femmes qui veulent être actrices de leur accouchement, les professionnels de la naissance réévaluent et modifient leurs pratiques. Ce livre en donne de nombreux exemples afin qu'un vrai dialogue s'établisse entre accoucheurs et accouchées.

    En effet, à l'approche du terme, les futurs parents s'interrogent immanquablement : quel type de contractions doit nous motiver à venir aux urgences ? Quels sont les premiers gestes médicaux pratiqués à notre arrivée à la maternité ? Comment créer des liens de qualité avec l'équipe médicale ? Comment mon bébé vit-il l'accouchement ? Comment dominer la douleur des premières contractions ? Comment faire face aux angoisses et aux peurs ? Quand faut-il craindre une césarienne ? Qu'est-ce qu'une épisiotomie ? Comment faire face à un accouchement inopiné ?

    Dans la vie du couple, la naissance d'un enfant représente une étape majeure, mais cette plongée dans l'inconnu et ce pari sur l'avenir s'accompagnent de fantasmes. Il ne faut alors pas grand-chose pour que parfois l'« heureux événement » ne soit pas au rendez-vous. Vous trouverez donc dans cet ouvrage toutes les réponses aux questions que vous vous posez pour vivre en toute sérénité cette aventure exceptionnelle et réussir la rencontre avec votre enfant.

  • Dans un manifeste publié dans Le Monde du 17 mars 2016, signé par 200 spécialistes, René Frydman, pionnier de la médecine procréative, assume « avoir aidé, accompagné certains couples ou femmes célibataires dans leur projet d'enfant dont la réalisation n'est pas possible en France ».D'une certaine manière, il admet avoir bousculé une législation désuète.
    Dans ce livre, rédigé à la première personne, il nous dit pourquoi. Lanceur d'alertes en blouse blanche, il choisit ses combats. S'il tire aujourd'hui la sonnette d'alarme, c'est dans l'espoir de changer la législation française sur l'assistance médicale à la procréation, dont il dénonce les blocages et les incohérences. René Frydman se fait le porte-parole de gynécologues, biologistes, psychologues et obstétriciens : face au progrès de la connaissance scientifique et aux changements des modes de vie et des aspirations, le médecin doit-il, peut-il, rester spectateur, comme l'y engage la loi française ?

  • René Frydman a aidé des milliers de femmes à devenir mères.

    Il sait leur force, leur lumière et leurs inquiétudes. Il n'est pas rassasié de ce mystère-là.

    Dans une lettre intime et pudique, faite de sentiments et de souvenirs mêlés, il raconte l'émotion d'un homme devant la maternité.

    Personne n'avait encore parlé ainsi, avec un regard aussi fort et tendre, de cet incomparable voyage à deux.

    Un texte rare, à lire et à offrir, où chacun retrouvera l'écho de son histoire

  • Un guide unique pour vous aider à trouver votre place aux côtés de la future maman et vivre pleinement votre paternité. Parce que cette histoire est aussi la vôtre, vous ressentez des émotions intenses. Votre nouveau rôle, votre aide au quotidien, le développement de votre futur bébé, la santé de votre compagne... Ce livre répond clairement à toutes vos questions : Qu'est-ce que devenir père ? Comment accompagner la future maman ? Que transmettez-vous à votre enfant ? Quel père serez-vous ? Etapes clés de la grossesse, repères médicaux et informations pratiques : tout pour préparer l'accueil de votre enfant.

  • Qu'est-ce que la confiance ? La confiance, c'est se fier à quelqu'un et lui abandonner quelque chose de précieux de soi. C'est un pari et un risque : on peut toujours se tromper sur la personne et être l'objet d'une trahison. La confiance peut se perdre du jour au lendemain. La plupart d'entre nous oscillent entre moments de confiance et doutes, tant la vie apprend la défiance. Il y a mille raisons de douter : quand les pouvoirs traditionnels - politique, religieux, médiatique - vacillent ; quand les « complots » enflamment la Toile, malmenant notre rapport à la « vérité » ; face aux heurs et malheurs de notre époque ; lorsque nous sommes confontrés à des épreuves personnelles aussi - les deuils, les attentats, les crimes, le handicap...
    Chez certains, pourtant, le pire n'entame pas la confiance. En eux. En la vie.

  • La transgression rompt avec l'ordre, passe outre ce qui est communément admis. Ce faisant, elle ne fait pas que malmener les usages, elle entraîne le désordre, ébranle, secoue. Transgresser, est-ce sans cesse louvoyer entre scandale et éthique ? Entre scandale et liberté ? Entre scandale et nécessité ? Il fut un temps où l'on conduisait sans ceinture et fumait en société. Tout comme aujourd'hui, on commence seulement à s'inquiéter que nos mails soient de redoutables pollueurs ou que les plastiques se transforment en déchets nocifs pour la biodiversité.
    Refuser de respecter un confinement imposé en période de pandémie, par exemple, est-ce une affirmation de liberté et/ou un outrage à autrui ? Etre retenu en prison n'implique t'il pas l'idée d'évasion ? Toutes les transgressions ne sont pas profanation. Combien d'avancées ne seraient pas nées sans elles ? De la première transplantation cardiaque à la Fécondation in vitro, de la greffe d'un visage au traitement de la douleur, de l'IVG à l'utérus artificiel, à l'information génétique, autant de résultats nés de radicales remises en cause.
    Ces hardiesses innovantes, révolutionnaires souvent nées d'actes transgressifs, racontent une époque et une société où les lignes et les codes changent rapidement : ce qu'on tolère, ce qui choque, ce qu'on finit par accepter, ce qu'on attend, ou redoute.

  • L'intimité désormais se déverse, l'ego se répand. Le nôtre, le leur, tout se mélange. La déchirure d'un couple célèbre, l'opprobre d'un prédateur, le quotidien d'une starlette de télé réalité, le dérapage d'un politique, la polémique autour d'un héritage... Vital, lorsqu'il s'agit de rompre le silence de victimes (#metoo), déroutant, quand il inonde bruyamment la sphère du privé. Des siècles de littérature, des décennies de cinéma ont exploité l'intime, souvent avec bonheur, poussant le lecteur, le spectateur, à l'empathie ou au rejet. De même l'histoire serait-elle complète sans les révélations d'alcôve ? Et la vie politique n'est pas épargnée : confidences téléguidées pour séduire ou divulguées pour salir. Et que dire du respect du Droit, quand les secrets d'une instruction, d'un testament, sont livrés en pâture ? Personne n'échappe à cette tyrannie de la transparence qui fait de chacun de nous un épié et un voyeur, dans une société qui nous enjoint de transgresser les frontières de la pudeur.

  • «Nous savons que ce ne sont pas des pensées comme les autres, ces pensées qui nous relient ou nous séparent les uns des autres, par exemple lorsque je ne cesse de penser à ta venue ou à ton départ - ou même à ta disparition -, ou lorsque notre dispute me revient à l'esprit, ou lorsque je dois t' annoncer une épreuve - ou te déclarer mon amour. Ces pensées ont beau être singulièrement intenses, parmi nos pensées, et singulièrement vitales, dans nos vies, nous les réduisons à des cas isolés, nous n'y pensons plus.
    Or, le but de ce livre est simple : il consiste à expliquer pourquoi "penser à quelqu'un", ce n'est pas comme penser à "quelque chose", mais pas non plus une exception pour la pensée, ni dans la vie. Bien plutôt un modèle de la pensée, et une orientation dans la vie.» Frédéric Worms.

  • Un verbe exprime en français l'un des secrets de notre être et l'une des clés de notre époque maniaco-dépressive : ce verbe, c'est revivre. Il a deux sens que tout paraît opposer. Revivre, c'est en effet renaître, retrouver le sentiment d'être vivant et relié à autrui. Mais c'est aussi se laisser rattraper par «un passé qui ne passe pas» et se replier sur soi-même. Chacun de nous fait cette double expérience, souvent sans le savoir.
    Il faut pourtant la penser, l'affronter, résister à ce qui nous enferme, accéder à ce qui nous délivre. Inventaire de nos blessures et de nos ressources, diagnostic du moment présent, parcours dans les idées et les oeuvres, ces propos renouent avec les actes les plus intenses de notre vie. Un art de vivre, c'est-à-dire de revivre, qui pourrait bien être le seul possible aujourd'hui.

  • Cet ouvrage explore la complexité et la richesse de l'événement de la naissance, la diversité des approches sociales et culturelles, la force des enjeux qui en découlent, qu'ils soient psychiques ou politiques. Comment se déroule une naissance, quels soins l'entourent, la précèdent, la prolongent, l'accompagnent ? Quels sont ceux et celles, parents, soignants, figures médicales ou symboliques, mythologiques ou magiques, qui participent à la naissance ou à la renaissance d'un individu ?
    Autour du paradigme de la naissance, se croisent d'anciennes questions et de véritables défis contemporains autour de la conception et de la fabrication des enfants. Que nous apprennent ceux qui accueillent les nouveau-nés et secondent leurs parents, mais aussi ceux qui entendent dans la souffrance d'un adolescent ou d'un adulte la douleur d'une impossible naissance à soi ?

  • Certaines expériences dans nos vies conduisent à la question du sens de la vie. "La vie a-t-elle un sens ?" Mystère. Vertige.

    Il faut revenir de ce vertige à ces expériences. Elles ont quelque chose de vital. Mais nous apprennent-elles quelque chose sur "la vie" ?

    Ces expériences sont relationnelles, deuils, violations, joies. Ces relations sont réelles, issues de la vie, ayant des effets sur nos vies. Elles renvoient à "la vie" - non pas comme à une essence, mais comme à une relation, non pas comme à une valeur, mais comme à une tension, entre destruction et création.

    Jalon pour un vitalisme critique.

    Car c'est bien "la vie" en effet, comme le chante Yves Montand dans Les Feuilles mortes, qui "sépare ceux qui s'aiment", et qui peut aussi les unir, ou plutôt qui, en dépassant cette alternative brutale de l'union et de la séparation radicales, permet aux vivants de vivre ensemble et séparément à la fois, individuellement et ensemble, enfin, aujourd'hui.

  • Dans les épreuves et les violences du monde contemporain. l'invivable est la pointe extrême de la souffrance, de l'injustice, et du soin qui peut et doit y répondre. Mais qu'est-ce qui est invivable ? Puisqu'il exige immédiatement une action et un soin, comment s'en prémunir et le réparer? Judith Butler critique les normes qui rendent des vies « précaires » et « invivables » (depuis Trouble dans le genre ), mais sans pour autant la lier à une philosophie de « la vie » ou du « soin ». Frédéric Worms, de son côté revendique un « vitalisme critique », pour lequel tout ce qui cause la mort relève de la vie, mais d'une manière différenciée selon les vivants, de sorte que « l'invivable » qui tue quelque chose en nous, reste littéralement vital et révèle la spécificité des vivants humains.
    Mais tous les deux voient dans la différence entre le vivable et l'invivable le fondement critique pour une pratique contemporaine du soin. Pour l'un et pour l'autre, le soin complet rendra la vie humaine vivable, « plus que vivante ». Il faut s'appuyer pour cela sur les pratiques concrètes des humains confrontés à l'invivable, les réfugiés dans le monde contemporain, les témoins et les écrivains des violations du passé. Ce sont eux qui nous apprennent et nous transmettent ce qui dans l'invivable est insoutenable, mais aussi indubitable, et ce qui permet d'y résister.
    Un dialogue transcrit et traduit d'une séance tenue à l'Ecole normale supérieure.

  • La pandémie nous fait faire une nouvelle expérience temporelle, elle nous apprend à vivre en temps réel. Le danger consiste à être écrasé par cette expérience temporelle, et à trouver le salut dans la fuite ou dans le déni, car notre rapport au temps cesse d'être insouciant, silencieux, et joyeux. Mais justement, c'est aussi le moment où, en touchant le fond de notre expérience temporelle du présent, nous pouvons trouver de quoi rebondir et comprendre comment cette expérience il est vrai terrible, contient aussi la clé d'une réponse qui serait non seulement individuelle mais aussi collective, historique et humaine. Car le défi est là : puisque les dangers de notre temps comportent aussi un danger dans notre rapport au temps, il nous faut comprendre qu'on ne les affrontera pas sans retrouver aussi un rapport heureux au temps. Nous parviendrons ainsi à concilier toutes les dimensions du temps dans un même instant ; la réponse à l'urgence, mais aussi préserver la vie et les raisons de vivre, le présent mais aussi, en lui, l'avenir.

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  • « Nous avons besoin aujourd'hui d'un humanisme vital.

    Et cela nous ramène à la «valeur» de l'humain qui est la condition de tout humanisme et sur laquelle on s'est beaucoup trompé.
    Car cette «valeur» n'est pas une propriété simple qui excepterait l'humain du vivant ou qui pourrait être écrasée par lui. Elle réside plutôt dans des inventions humaines, réponses toujours perfectibles à tous les dangers vitaux à la fois. Ainsi, cet humanisme est vital non seulement parce qu'il situe l'humain dans le vivant, mais parce qu'il le considère comme nécessaire et urgent, pour la vie de tous les vivants.

    L'humanisme suppose encore autre chose : un accès universel à tous les humains. Or, ici, nous partageons bien quelque chose mais n'est-ce pas d'abord une inquiétude ? Oui, en effet. C'est même ce qui m'a poussé à vous écrire. Mais je savais, dès que je m'y suis engagé, que cela nous permettrait aussi de rejoindre nos joies. » F. W.

    Dans ces lettres adressées à une amie « inquiète et qui sait penser », Frédéric Worms explique pourquoi l'humanisme vital est la réponse philosophique aux dangers de notre temps.

  • Depuis la première édition de ce livre, en 2017, tout confi rme et rend plus urgent son diagnostic.
    Car tous les maux de l'époque sont redoublés par le mal analysé ici, que la démocratie est la seule à a ronter : la violence intérieure entre les humains. Avec ses formes précises : cynisme, racisme, ultralibéralisme.
    Que ce mal soit « chronique » ne veut pas dire qu'on ne peut rien faire, bien au contraire. Car s'il peut atteindre des pics mortels, il peut également connaître des progrès vitaux, avec les bons remèdes. On pourra ainsi répondre à tous les maux du moment.

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  • Auteur des Maladies chroniques de la démocratie, Frédéric Worms tient également une chronique dans le journal Libération. Il n'échappe donc pas à la sidération qui définit l'époque : des attentats aux épidémies, en passant par l'incendie de Notre-Dame, # Metoo ou le climat, il est saisi par l'événement.
    Mais en l'exprimant, en l'analysant, en le mettant à chaque fois à l'épreuve d'une pensée du vivant et de la justice, il nous donne le premier moyen de la résistance : un sens partagé. Car l'événement, ce sont aussi des actes, des oeuvres, des ressources que l'on peut repérer et soutenir. Ces chroniques vont à leur rencontre.
    Comment répondre aux dangers qui nous menacent ? En traversant l'épreuve de l'événement et en retrouvant la dimension vitale de la démocratie. Afin que les années de sidération soient aussi les jalons d'une résistance. Car rien n'est joué d'avance.

  • Si le moment présent est le moment du soin, c'est-à-dire non pas seulement d'une vulnérabilité généralisée mais de l'activité humaine qui doit y répondre dans tous les domaines, il faut penser celle-ci dans sa spécificité, sa diversité et ses ruptures, de la technique à l'éthique, de la vie à la justice : c'est le but de ce livre qui en propose à la fois une étude synthétique et des applications ouvertes.
    Il fallait ressaisir l'unité du soin, ce par quoi il unifie non seulement un acte technique indispensable et une relation humaine fondamentale, et sa tension interne, la violation à laquelle il répond mais qui le menace aussi, et qui lui donne sa portée morale et politique. Il fallait ensuite approfondir cette étude sur des aspects précis qui posent chacun des problèmes singuliers et majeurs : la pandémie ou les soins palliatifs, les violations politiques et historiques.
    Il fallait enfin ouvrir les discussions sur les divers points et avec les diverses approches qui tissent conjointement le moment présent. C'est l'objet de cet ouvrage, qui répond à la question liant aujourd'hui notre fragilité et notre fermeté : à quoi tenons-nous ?

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